Discussion:Visites de maintenance des avions

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Ajout hors-sujet[modifier le code]

Je dépose ici ce pavé ajouté en décembre 2016 et signalé comme hors sujet. Deux solutions se présentent : soit intégration dans la page « Aéronautique », soit constitution en page indépendante sous un titre plus explicite. Je penche pour cette dernière. --Elnon (discuter) 20 avril 2017 à 23:24 (CEST)

Robotisation [de la maintenance aéronautique]

La robotisation de ces tâches de maintenance a pour but d'améliorer les inspections des avions et leur traçabilité. Les yeux des opérateurs humains fatiguent au cours du temps tandis qu'une solution automatique assure une fiabilité et une répétabilité des inspections. La diminution des périodes d'inspections est un objectif majeur pour les avionneurs et les compagnies aériennes. Si les opérations de maintenance sont plus rapides, cela permettra également d'optimiser la disponibilité des aéronefs et les coûts d'exploitation de maintenance. Le tout doit améliorer la sécurité du transport aérien[1],[2],[3].

Le robot d'inspection du projet européen Robair, financé de 2001 à 2003, est conçu pour monter sur les ailes et le fuselage des avions pour inspecter des rangées de rivets. Pour se mouvoir, le robot emploie un réseau flexible de ventouses pneumatiques qui s'adaptent à la surface. Il peut inspecter les lignes de rivets avec des ultrasons, des courants de Foucault et des techniques thermographiques. Il détecte les rivets desserrés ainsi que les fissures[4],[5],[6].

Le projet français de recherche et développement Air-Cobot, Aircraft enhanced Inspection by smaRt & Collaborative rOBOT, débute en janvier 2013. Il a pour but de développer un robot mobile collaboratif capable d'inspecter un avion durant les opérations de maintenance. Porté par le groupe Akka Technologies, ce projet multi-partenaires fait intervenir des laboratoires de recherche et des industriels dont Airbus. La recherche autour de ce prototype a été développée selon trois axes : la navigation autonome, le contrôle non destructif et la collaboration homme-machine. Air-Cobot est présenté comme le premier robot d'inspection visuelle des avions[8],[9].

La compagnie aérienne EasyJet s'intéresse à l'inspection des aéronefs en employant des drones. Elle effectue une première inspection durant l'année 2015. Équipé de capteurs lasers et d'une caméra haute résolution, le drone effectue un vol autonome autour de l'appareil. Il engendre une image tridimensionelle de l'avion et la transmet à un technicien. Ce dernier peut ensuite naviguer dans cette représentation et zoomer pour faire apparaître une photo haute-résolution d'une partie de l’avion. L'opérateur doit ensuite diagnostiquer visuellement la présence ou l'absence de défauts. Cette approche évite l'emploi d'escaliers mécaniques pour observer les parties hautes de l'appareil[10].

Fondée en 2015, Donéclé, une startup toulousaine, se lance dans une approche drone et se spécialise d'abord sur la détection des impacts de foudre sur les avions[11],[12]. Effectuée habituellement par quinze personnes équipées de harnais et de nacelles, cette inspection dure environ huit heures. L'immobilisation de l'appareil et l'utilisation du personnel sont couteux pour les compagnies aériennes. L'opération est estimée à 10 000 dollars par heure. La solution proposée par la start-up dure vingt minutes[12].

Airbus vise à concevoir une solution drone avec son projet Aircam pour effectuer l'inspection haute des avions[13]. Le projet est développé au Airbus BizLab, un accélérateur de startup situé à Toulouse[13],[14]. Il est possible de définir une inspection spécifique, de voler automatiquement et d'obtenir des images haute définition de la surface supérieure. L'analyse des données récoltées est effectuée après le vol. Elle emploie des modèles tridimensionnels simplifiés d'avions pour identifier, localiser automatiquement sur la structure et enregistrer tous les dommages[13]. Airbus a fait une démonstration de sa solution d'inspection par drone au salon aéronautique de Farnborough de juillet 2016[15].

Lors du salon aéronautique de Singapour en février 2016, Airbus Group présente Air-Cobot et son emploi dans leur vision du hangar du futur[16]. Le même mois, le gouvernement de Singapour engage Airbus Group pour aider les sociétés responsables de la maintenance à rester compétitive face aux pays voisins comme l'Indonésie, la Thaïlande et les Philippines qui sont moins chères. Pour améliorer la productivité, Airbus Group lance, en octobre 2016, un hangar d'essai où les nouvelles technologies peuvent être testées. Dans ce hangar du futur, les dommages de l'appareil seront décelés par des caméras situés à l'entrée du hangar lors du passage de l'avion. Le robot mobile Air-Cobot et le drone du projet Aircam, viendront améliorer cette première analyse[17].

  1. [PDF] « Rapport d'activité 2013-2014 de l'Aerospace Valley », sur aerospace-valley.com, Aerospace Valley (consulté le 28 décembre 2016).
  2. Véronique Guillermard, « Aircobot contrôle les avions avant le décollage », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  3. Valéry Bonneau, Mon collègue est un robot, Éditions Alternatives, , 160 p. (ISBN 9782072657917), p. 41-42
  4. « Robair, Inspection robotisée des aéronefs », sur cordis.europa.eu, Commission européenne (consulté le 26 décembre 2016).
  5. (en) « Robair », sur lsbu.ac.uk, London South Bank University (consulté le 26 décembre 2016).
  6. (en) Jianzhong Shang, Tariq Sattar, Shuwo Chen et Bryan Bridge, « Design of a climbing robot for inspecting aircraft wings and fuselage », Industrial Robot: An International Journal, vol. 34, no 6,‎ , p. 495-502.
  7. Jérémy Frejaville, Stanislas Larnier et Stéphane Vetault, « Localisation à partir de données laser d’un robot naviguant autour d’un avion », Actes de la conférence Reconnaissance de Formes et Intelligence Artificielle,‎ (lire en ligne)
  8. Xavier Martinage, « Air-Cobot : le robot dont dépendra votre sécurité », sur lci.tf1.fr, La Chaîne Info, (consulté le 28 mai 2016).
  9. (en) Igor Jovancevic, Stanislas Larnier, Jean-José Orteu et Thierry Sentenac, « Automated exterior inspection of an aircraft with a pan-tilt-zoom camera mounted on a mobile robot », Journal of Electronic Imaging, vol. 24, no 6,‎ (lire en ligne) [PDF]
  10. Newsroom, « Easy Jet commence à utiliser des drones pour l'inspection de ses avions », sur humanoides.fr, Humanoides, (consulté le 26 décembre 2016).
  11. Florine Galéron, « Aéronautique : la startup Donéclé invente le drone anti-foudre », Objectif News, La Tribune,‎ (lire en ligne).
  12. a et b Arnaud Devillard, « Des drones pour inspecter des avions », Sciences et avenir,‎ (lire en ligne).
  13. a, b et c (en) « Aircam », sur airbus-bizlab.com, Airbus Bizlab (consulté le 26 décembre 2016)
  14. Olivier James, « Avec BizLab, Airbus s'injecte une dose d'esprit start-up », L'Usine Digitale,‎ (lire en ligne)
  15. Romain Guillot, « Farnborough 2016 : L'inspection des Airbus par drone devient une réalité », sur journal-aviation.com, Le Journal de l'Aviation, (consulté le 26 décembre 2016)
  16. (en) [vidéo] Innovations in Singapore : the Hangar of the Future sur YouTube
  17. (en) « Pimp my Hangar: Excelling in MRO », sur airbusgroup.com, Airbus Group (consulté le 26 décembre 2016).