Discussion:Histoire de la démocratie

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Démocratie, suffrage universel, libertés et séparation des pouvoirs[modifier le code]

Les femmes n'ont voté en France qu'en 1945. La démocratie existait, partiellement, avant. L'existence d'un parlement sans aucun pouvoir suffit-elle à parler de démocratie ?

Il est donc intéressant d'inclure ici les démocraties partielles comme Rome, la République de Genève ou l'Angleterre de 1688, mais aussi les républiques de Florence, Gènes, Venise, Sienne, ainsi que les pouvoir communaux dans les Flandres, avec leurs échevins.

Peu à peu appaissent différents traits de la démocratie:

- Droit de vote à une minorité d'électeurs, qui s'élargit peu à peu - Trois grands pouvoirs donnés au parlement (budget de l'Etat, lois et contrôle de l'exécutif) - Séparation du pouvoir judiciaire, protection des libertés individuelles (habeas corpus. - Séparation du 4ème pouvoir (liberté de la presse) - Trois graduations dans la liberté (liberté d'opinion, puis d'expression, puis liberté de la presse).

Attention aux généralisations[modifier le code]

"L'histoire contemporaine et les conflits actuels démontrent (encore) que la culture démocratique a rarement été suffisante" bla bla bla....

Où est la démonstration ? Généralités et blabla sans sources.

La démocratie n'étant évidemment jamais parfaite, il faut des critères précis pour identifier ses progrès:

- suffrage universel (plus ou moins restreint à une partie d'une caste ou sa totalité) - liberté d'opinion - liberté de débat - liberté de publication (livre puis presse)

Absence de source pour Simon de Montfort, filiation saugrenue[modifier le code]

Par ailleurs, son projet de parlement n'est resté qu'un projet et le corps électoral n'était pas défini (même au sein de la noblesse). Le parlement de la "glorieuse révolution" (pacifique) de 1688 en Angleterre ne venant que 4 siècles plus tard, y voir une filiation avec Montfort est saugrenu. Ajoutons enfin que le père de Montfort était un pilleur de villes cathares, assoifé de sang et de viols, qui a détruit une des civilisations les plus brillantes du 12ème siècle.

Beaucoup de manque pour la période d'avant 17e siècle[modifier le code]

- La république des capitouls de Toulouse (1160) - Les républiques de Florence(dès 1115) et Bologne (même époque) - La république de Venise et son "grand conseil" (collège électoral large) - Les escartons du Haut-Dauphiné, avec leurs consuls élus et leurs farances(assemblées villageoises). - La glorieuse révolution de 1688 en Angleterre. - La naissance de la confédération Helvétique mériterait au moins une mention

Nombreux régimes politiques présentés ayant peu ou prou de rapport avec la démocratie[modifier le code]

L'article amalgames par exemple les systèmes démocratiques et les systèmes républicains. Or, les républiques sont toujours des oligarchies et deviennent parfois des monarchies dès que les oligarques décident de concentrer tous les pouvoirs dans les mains d'un dictateur. Dans les républiques, le mot "démocratie" est presque systématiquement utilisé à toutes les époques à des fins démagogiques car dans ces régimes politiques la souveraineté n'appartient à aucun moment aux citoyens, le pouvoir étant toujours détenus par une classe sociale particulière et le citoyen se dépouillant de sa souveraineté par l'élection d'un représentant. En démocratie, la notion d'isonomia exclus d'emblée tout type de représentativité. Le citoyen initie la loi, l'assemblée du peuple ouverte à tous en débat et la vote, les magistrats l'exécutant sont tirés au sort, etc. Le principe d'élection est anecdotique et ne s'applique que pour les magistratures nécessitant des compétences particulières. A Athènes, par exemple et si ma mémoire est bonne, l'élection ne concernait que les stratèges (des généraux dont le rôle politique était uniquement consultatif) et les percepteurs d'impôt. Ce qui caractérise la démocratie principalement c'est le fait que chaque citoyen est tour à tour gouverné et gouvernant. A ce titre, les systèmes parlementaires ou les gouvernements représentatifs en général ne peuvent être en aucune manière assimilés à des démocraties mais au mieux à des oligarchies modérées grâce quelques rares institutions démocratiques telles que les jurys d'assise.

A ce propos, lire "Les Politiques" d'Aristote:

"Le principe de base de la constitution démocratique est la liberté (c'est, en effet, ce qu'on a coutume de dire, parce que c'est seulement dans une telle constitution que les citoyens ont la liberté en partage; c'est à cela, en effet, que tend, dit-on, toute démocratie). Et l'une des formes de la liberté c'est d'être tour à tour gouverné et gouvernant. En effet, le juste selon la conception démocratique, c'est que chacun ait une part égale numériquement et non selon son mérite, et avec une telle conception du juste il est nécessaire que la masse soit souveraine, et ce qui semble bon à la majorité sera quelque chose d'indépassable, et c'est cela qui sera le juste, car ils disent qu'il faut que chaque citoyen ait une part égale. De sorte que dans les démocraties il se trouve que les gens modestes ont la souveraineté sur les gens aisés ; ils sont en effet plus nombreux, et c'est l'opinion de la majorité qui est souveraine. Tel est donc le signe de la liberté que tous les partisans de la démocratie posent comme caractéristique de cette constitution." (Livre VI, chapitre 2: Le principe de la démocratie)

"[...]voici les traits caractéristiques du régime populaire: choix de tous les magistrats parmi tous les citoyens; gouvernement de chacun par tous et de tous par chacun à tour de rôle; tirage au sort des magistratures, soit de toutes soit de toutes celles qui ne demande ni expérience ni savoir; magistratures ne dépendant d'aucun d'aucun cens ou d'un cens très petit; impossibilité pour un même citoyen d'exercer, en dehors des fonctions militaires, deux fois la même magistrature, ou seulement un petit nombre de fois et pour un petit nombre de magistratures; courte durée des magistratures, soit toutes celles pour lesquelles c'est possible; fonctions judiciaires ouverte à tous tous, tous jugeant de tout, ou des causes les plus nombreuses, les plus importantes et les plus décisives, par exemple la vérification des comptes, les affaires politiques, les contrats privés; souveraineté de l'assemblée dans tous les domaines, aucune magistrature ne l'emportant en aucun domaine ou seulement en très peu de domaines, ou souveraineté de l'assemblée sur les affaires les plus importantes.[...]" (Livre VI, chapitre 2: Les caractéristiques communes à toutes les démocraties)

Plus proche de nous, lire également Montesquieu: "Le tirage par le sort est de la nature de la démocratie; le suffrage par le choix est de celle de l'oligarchie". (Esprit des lois, livre 2, chapitre 2)

Concernant la qualité démocratique du régime issu de la révolution française, il est intéressant de lire les "pères fondateurs" de la république tels que Emmanuel-Joseph Sieyès, discours du 7 septembre 1789: "Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants."

En effet, la démocratie propose l'autonomie, c'est-à-dire faire la loi par soi-même, et ceci par opposition à l'hétéronomie présente dans à peu près tous les autres systèmes politiques. Bref, les citoyens se donnent les lois auxquelles ils consentent à obéir. Les gouvernements représentatifs ne font pas exception aux autres systèmes dans ce domaine et le seul aménagement vaguement démocratique existant actuellement est le référendum d'initiative populaire existant dans certains pays tels que la Suisse mais qui, de toute manière, reste un principe hétéronome et donc, non démocratique.

On peut rétorquer que le gouvernement représentatif est démocratique puisque les citoyens désignent leurs représentant. Cette assertion est fallacieuse puisque la démocratie repose sur la souveraineté populaire et que par l'élection, le citoyen perd la totalité de ses droits politiques (et donc sa souveraineté) au profit d'un élu et ce, pour une période de plusieurs années selon le système. On pourrait cependant dire que le gouvernement représentatif est démocratique à chaque fois qu'il y a une élection, mais oligarchique le reste du temps.

Il serait donc bon de faire le tri parmi tous les régimes présentés dans cet article et évacuer tous ceux qui ne sont pas des démocraties pour les déplacer idéalement dans un autre article ou tout du moins, avertir le lecteur que les régimes présentés dans cet articles ne sont pas tous des démocraties au sens exact du terme.

--Moogwill (discuter) 19 août 2013 à 20:23 (CEST)

Votre proposition va a l'encontre du principe de neutralité, qui veut que l'on tende vers l'exhaustivité, or vous souhaitez filtrer différents points de vue... Le jugement est le contraire de la neutralité. Ainsi, d'un point de vue soviétique, les républiques démocratiques soviétiques étaient bel et bien des démocraties, ce qui est loin de faire consensus actuellement, vous en conviendrez. Et cependant, l'article devra faire mention de cette "conception" de la démocratie pour prétendre à l'exhaustivité.--Darkomen (discuter) 21 septembre 2014 à 00:01 (CEST)