Discussion:Aquamation

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Discussion 2012[modifier le code]

Si on veut que cet article ne demeure pas un simple extrait de la pub d'Aquamation Industries (et il n'y a pas grand chose d'autre sur leur site), il va falloir lui apporter bien des changements.

TITRE DE L'ARTICLE

Aquamation et Resomation sont les appellations commerciales de deux procédés concurrents de traitement du corps des défunts, tous deux basés sur l'hydrolyse alcaline des matières organiques. Donc l'article devrait s'intituler "Hydrolyse alcaline des corps" ou quelque chose dans ce genre.


DESCRIPTIF DU PROCEDE D'HYDROLYSE ALCALINE

Les sites de Resomation Ltd et d'Aquamation Industries sont assez décevants : beaucoup de pub, peu d'infos. En revanche, www.matthewscremation, le site de Matthews International (Cremation Division), qui a un accord d'exclusivité avec Resomation Ltd pour les USA, fournit davantage de détails concrets. Je résume ci-dessous ce que j'ai pu glaner.

Le corps est plongé dans une solution aqueuse alcaline ( 5 % d'hydroxyde de potassium en ce qui concerne la Resomation, vraisemblablement un mélange d'hydroxyde de sodium et de carbonate de sodium de concentration non précisée en ce qui concerne l'Aquamation). Le corps doit être vêtu et/ou enveloppé de textiles non réfractaires à l'attaque alcaline (donc de la laine ou de la soie, mais pas du coton). Le volume de solution dépend du poids du défunt, mais tourne autour de 500 litres pour la Resomation. La solution est portée à 93°C, sous pression atmosphérique, dans l'Aquamation, entre 150°C et 190°C, sous une pression supérieure à 9-12 bar eff. (pour accélérer le processus tout en évitant l'ébullition) dans la Resomation et est agitée (par recirculation dans le cas de la Resomation).
Au bout de 4 heures pour l'Aquamation et de 3 heures pour la Resomation, la plupart des tissus ont été dissous sous forme de peptides, d'acides aminés, d'oses (sucres), de savons et de sels dans la solution, qui a pris une couleur brune et une odeur d'ammoniac. Seuls demeurent à l'état solide les os (soit 2 à 3 % du poids initial du corps), devenus très friables.
Le liquide, qu'on peut appeler hydrolysat, est refroidi, puis évacué. Les tenants des deux procédés expliquent qu'il est stérile et peut être mis à l'égoût. Ce qui, pour le coup, n'est pas très respectueux de l'environnement (entre le pH basique et la charge organique, il faut compter sur une dilution non négligeable pour que la biodégradation s'effectue sans problème). Ce serait également un bon engrais ; certainement pas, si la base utilisée est la soude, comme dans l'Aquamation ; peut-être si c'est la potasse, comme dans la Resomation, mais après dilution, sur un sol acide, ou si on neutralise le liquide obtenu à l'acide phosphorique ou à l'acide nitrique (mais je ne garantis rien).
Les os sont rincés à l'eau chaude, puis séchés avant d'être broyés dans un pulvérisateur de calcius ou crémulateur, comme pour la crémation. Comme les os sont, pour l'essentiel, constitués de phosphate de calcium, ils pourraient, eux, constituer un engrais convenable, surtout sur sol acide.


INTERET

Ce serait naturellement d'offrir une empreinte écologique inférieure à celle de la crémation, sans requérir de surface au sol comme l'inhumation. Encore faudrait-il comparer les éco-bilans des deux techniques. Sans tricher, donc en intégrant le traitement avant rejet de l'hydrolysat et en considérant une crémation correctement conduite. Il faudra attendre d'autres éléments pour fonder une opinion.
Il est certain que l'hydrolyse alcaline comme méthode funéraire aiguise la curiosité. C'est le cas, par exemple, pour la Cremation Society of Great Britain (CSGB): celle-ci a effectivement exprimé son intérêt lors de l'assemblée extraordinaire qu'elle a convoqué le 17 juin 2008 afin de changer ses statuts. Mais la note 2 en fait un rapport passablement tronqué : pour en juger, on peut se reporter au compte-rendu de cette assemblée sur www.srgw.demon.co.uk/CremSoc/Constitution/AnnualReports/Rep07-08. Tout d'abord, c'est au procédé de Resomation que s'intéresse la CSGB, et non à l'Aquamation. Ensuite, elle n'a nullement décrété qu'elle abandonnait son soutien à la crémation pour adhérer à l'hydrolyse alcaline ; il est même précisé qu'en aucun cas elle ne veut se trouver menottée ("shackle") à la Resomation. Mais la CSGB est intéressée par la Resomation et voudrait mener des investigations sur ce procédé, afin de voir dans quelle mesure il pourrait se révéler supérieur à la crémation. Pour ce faire, elle souhaite prendre des parts dans une société funéraire qui mettrait en oeuvre la promession. Ses statuts ne le lui permettant pas, elle a décidé de les modifier dans ce but, en ajoutant une clause qui lui permette "to investigate methods of disposing of the bodies of dead persons which appear to the Society to be superior to cremation and, if the Society thinks fit, to promote such methods and advance public education in their practice and ethics either instead of or in addition to cremation".


AUTRES

Le dernier paragraphe de la partie "Aquamation funéraire", qui fait de la dissolution du cadavre dans une solution alcaline chaude l'héritière des rituels funéraires par immersion, entièrement emprunté à l'argumentaire d'Aquamation Industries, est tout bonnement ridicule et doit impérativement disparaître.
Quant à l'expérience de la clinique Mayo, elle ne prouve pas grand chose en matière d'acceptation : les 148 personnes ont donné leur accord pour que soient hydrolysés les restes d'un corps légué à la science, elles n'ont pas déclaré qu'elles y étaient favorables pour elles-memes.


--86.218.113.227 (d) 18 mai 2012 à 08:49 (CEST)

Utilisateur:eboireau Réponse aux remarques du (long) commentaire ci-dessus:
1) L'article n'est pas "un simple extrait de la pub d'Aquamation Industries", même s'il a été initialement largement inspiré, ainsi que 2 autre sites. Il expose une synthèse certaine d'autres sources et informations. D'ailleurs les modifications depuis sa création, à part 18 juillet 2012 à 18:24‎, sont restées très limitées, sans corrections ou ajouts de fond, remaniement, suppression de passages supposés "publicitaires"!
2)Une distinction entre Aquamation et Resomation peut etre faite au plan technique, mais ne justifient pas de vouloir les distinguer par un nouveau neologime ou article ( et trop les détailler), ni vouloir le réduire aux sociétés commerciales ou organismes qui les promeuvent! Sans doute la CSGB pourra t elle néanmoins etre nommée ou citée. On pourra éventuellement renommer l'article pour éviter les 2 néologismes, par un "Hydrolyse alcaline..." mais en veillant à bien préciser/distinguer l'application (des corps, funéraire/sanitaire,...) mais cela restera moins parlant / rattachant à de la chimie.
La remarque comme quoi "Le dernier paragraphe de la partie "Aquamation funéraire", qui fait de la dissolution du cadavre dans une solution alcaline chaude l'héritière des rituels funéraires ... " est plus pertinente. Sans doute pourra t il etre condensé au minimum en portant le reste en note.
Enfin, la citation de l'expérience de la clinique Mayo est certes à relativiser (conditions, nombre). J'ai complété par la citation d'un sondage australien (Sydney Morning Herald) qu'on pourra aussi critiquer (le sondage serait en fait fait sur Internet (The age Environment, August 12, 2010?, outre que le commanditaire pourrait être Aquamation Ind?)
(Eboireau (discuter) 15 octobre 2014 à 02:09 (CEST))