Dinilysia patagonica

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Dinilysia)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Dinilysia patagonica
Description de cette image, également commentée ci-après
Crâne et colonne vertébrale
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Reptilia
Sous-classe Lepidosauria
Ordre Squamata
Sous-ordre Serpentes
Famille  Dinilysiidae
Genre  Dinilysia

Espèce

 Dinilysia patagonica
Woodward, 1901

Dinilysia patagonica est un serpent fossile, et le seul membre connu du genre éteint Dinilysia (famille des Dinilysiidae, également éteinte). Daté d'environ 85 millions d'années (fin du Crétacé), c'est le plus ancien représentant connu des serpents sans pattes.

Anatomie[modifier | modifier le code]

Dinilysia patagonica était d'une taille comparable à celle d'un homme. Son squelette, particulièrement bien conservé, ne comporte aucun os des membres ni des ceintures scapulaire et pelvienne. Le vestibule de son oreille interne est particulièrement gros et en forme de ballon, comme chez les serpents fouisseurs actuels[1].

Éthologie[modifier | modifier le code]

Les squelettes de Dinilysia patagonica ont été trouvés dans les grès du plateau patagonien (en Argentine), ce qui suggère un habitat terrestre[1],[a].

La forme et la taille du vestibule de Dinilysia patagonica suggèrent qu'il s'agissait d'un animal fouisseur, parce que c'est un caractère commun à la plupart des serpents et des lézards fouisseurs alors que le vestibule des autres lézards et des serpents marins est au contraire extrêmement réduit. La petite taille de sa queue va dans le même sens[1],[a].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Un habitat mixte ou même aquatique (en eau douce) n'est pas exclu. Les arguments en faveur d'un comportement de fouisseur ne sont pas non plus définitifs, car on connaît quelques serpents marins munis d'un gros vestibule et d'une courte queue, et a contrario d'authentiques fouisseurs avec un vestibule réduit[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Hongyu Yi, « Comment les serpents ont perdu leurs pattes », Pour la science, no 487,‎ , p. 66-73.
  2. Jean-Claude Rage, « L'origine des serpents modernes reste débattue », Pour la science, no 487,‎ , p. 72.