Dikastèrion

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Le dikastèrion était un « tribunal du peuple » à Athènes dans la Grèce antique, qui effectuait une sorte de contrôle judiciaire des décrets votés par l'Assemblée (ekklèsia), procédure connue sous le nom de graphē paranómōn (en). Il s'agissait de s'assurer que les décrets ne soient pas en violations avec les lois, lesquelles ne pouvaient être changées que par les nomothètes.

Tout comme l'Assemblée, le dikastèrion était composé de citoyens ordinaires, cependant ils étaient tirés au sort parmi ceux ayant prêté le serment des Héliastes et qui devaient avoir au moins trente ans. En outre, il se différenciait de l'Assemblée en imposant un débat contradictoire, l'accusateur plaidant contre le décret tandis que celui qui l'avait proposé le défendait. Contrairement à l'Assemblée, les citoyens ne discutaient pas entre eux : ils écoutaient seulement les orateurs, puis votaient à bulletin secret.

Celui qui avait proposé le décret contesté pouvait se voir condamné, en général à une amende, si on jugeait qu'il était allé « contre la loi » (para nómōn).

On appelle ces « juges des Athéniens » dikastai[1].

  1. Décret d’Athènes à propos de Chalcis

Le dikastèrion est également mis en place dans l'Égypte lagide. Il est destiné aux Grecs de la diaspora et concerne le droit civil.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • M.H. Hansen, The Concepts of Demos, Ekklesia, and Dikasterion in Classical Athens in The Athenian Ecclesia. A Collection of Articles 1976–83 (Copenhagen 1983) 139–160 [lire en ligne]