Diagramme de Nolan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Diagramme de Nolan

Le diagramme de Nolan est un diagramme politique créé par le libertarien David Nolan. Ce dernier l'a utilisé pour mettre en valeur sa philosophie qui promouvrait à la fois les « libertés économiques » et les « libertés individuelles ». Les deux axes du graphique représentent les deux grandes options politiques américaines : le « libéralisme » au sens américain c'est-à-dire la gauche, qui, selon Nolan, préconise seulement les libertés individuelles (incluant des droits subjectifs étendus), et le « conservatisme » de droite, qui, selon lui, préconise seulement les libertés économiques.[réf. nécessaire]

La partie supérieure gauche du diagramme de Nolan (avec l'adhésion aux libertés individuelles placée verticalement et l'adhésion aux libertés économiques horizontalement) correspondrait en Europe à la social-démocratie ; la partie inférieure gauche représenterait ceux que Nolan a baptisé les « populistes » ou étatistes, en quelque sorte ceux qui prôneraient une idéologie contraire à celle des libéraux sur ces deux aspects (voir à ce sujet les critiques formulées contre ce diagramme) ; les communautariens en feraient également partie.[réf. souhaitée]

Critiques[modifier | modifier le code]

Les détracteurs de ce diagramme[réf. souhaitée] (et de ce genre de diagrammes en général) pensent qu'il représente au mieux une illustration pseudo-scientifique d'un point de vue politique. Les points essentiels du diagramme sont d'une généralisation trop simplifiée, même s'ils ne le sont pas autant que l'axe droite-gauche unidimensionnel[1]; les libertés économiques et les libertés individuelles sont souvent inextricables[1], et les philosophes de gauche (Bakounine) et de droite dessinent le même raccordement[réf. souhaitée], bien qu'ils aient des vues radicalement différentes sur la signification réelle de ces types de libertés[réf. souhaitée].

Le principe des subventions aux entreprises, par exemple, est cité comme une position de gauche[réf. souhaitée] (puisqu'il s'agit d'une politique distributive), pourtant ces mesures sont aussi soutenues par l'aile droite de certains pays[réf. souhaitée]. On peut également citer les libertés des homosexuels qui ne rencontrent que l'opposition dans les pays encore fortement influencés par les religions[réf. souhaitée]. Les critiques[réf. souhaitée] arguent du fait que les vues libérales sur les libertés individuelles et économiques peuvent être une manière utile de classifier le libertarianisme par rapport à d'autres idéologies, mais elles ne s'appliquent pas à la classification des autres idéologies entre elles[réf. souhaitée].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Brian Patrick Mitchell, Eight Ways to Run the Country: A New and Revealing Look at Left and Right, Greenwood Publishing Group, (ISBN 978-0-275-99358-0, lire en ligne), p. 7

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Une variation utilisant les codages politiques traditionnels (rouge/bleu)et les oppositions.

Sur les autres projets Wikimedia :