Deuxième Guerre égypto-ottomane

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Deuxième Guerre égypto-ottomane
Informations générales
Date 1839-1841
Lieu Moyen-Orient (principalement au Levant)
Issue l'Égypte renonce à toute revendication de la Syrie, le Royaume-Uni reconnaît Méhémet Ali et ses descendants comme les dirigeants légitimes de l'Égypte
Belligérants
Puissances alliées :
Drapeau de l'Empire britannique Empire britannique
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Drapeau de l'Empire ottoman Empire ottoman
Égypte et ses alliés :
Flag of Egypt (1844-1867).svg Égypte
Drapeau de la France Monarchie de Juillet
Drapeau de l'Empire espagnol Empire espagnol

Guerres égypto-ottomanes

La deuxième guerre égypto-ottomane est un conflit qui oppose l'Égypte de Méhémet Ali à l'Empire ottoman entre 1839 et 1841. Se déroulant essentiellement en Syrie, elle succède à la Première Guerre égypto-ottomane qui dure de 1831 à 1833 qui avait vu le pachalik d'Alep et celui de Damas passer sous la tutelle de l'Égypte dans le cadre de l'accord de paix de Kütahya.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1839, l'armée ottomane cherche à réoccuper des territoires confiés à Méhémet Ali en 1833. Elle est cependant vaincue par l'armée égyptienne d'Ibrahim Pacha, fils de Méhémet Ali, à la bataille de Nézib (actuelle Nizip près de Gaziantep), ce qui amène l'Empire au bord de l'effondrement.

Le Royaume-Uni, l'Autriche et la Russie interviennent alors pour sauver la Sublime Porte et obliger l'Égypte à faire la paix. Elles signent le traité de Londres, le , afin de contraindre les Égyptiens à se retirer du Levant. Le , les navires britanniques de la Mediterranean Fleet commandée par l'amiral Robert Stopford, accompagnés par deux navires autrichiens, débarquent un corps de 7 000 hommes près de Jounieh. Les 15 et 16 septembre, ils bombardent Beyrouth, détruisant une grande partie de la ville qui alors est évacuée par les Égyptiens. La flotte reçoit alors l'ordre de chasser les Égyptiens d'Acre, dernière position côtière encore tenue par les Égyptiens. Le 3 novembre, au terme d'un court assaut, l'explosion d'une poudrière provoque la débâcle de la garnison égyptienne qui évacue la ville ; le corps expéditionnaire l'occupe le 4 novembre. La France fait savoir qu'elle est prête à intervenir pour soutenir Méhémet Ali et lui garantir la possession de l'Égypte[1].

Le , la convention d'Alexandrie (mise en place par l'amiral Charles Napier) oblige l'armée de Méhémet Ali à quitter la Syrie et à libérer la flotte ottomane, faite prisonnière à Alexandrie (sous blocus britannique) le . En contrepartie, les Britanniques acceptent de reconnaître Méhémet Ali et ses descendants comme dirigeants légitimes de l'Égypte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alexis Jacques Serre, Histoire politique de 1839-1840, Paris, 1841, p. 159 à 161

Articles connexes[modifier | modifier le code]