Colonne corticale

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Reconstruction 3D de cinq colonnes corticales dans le cortex vibratoire du rat

Une colonne corticale est un groupe de neurones situés dans le cortex cérébral dont les champs de réception sont identiques. D’ailleurs, si on introduit une microélectrode perpendiculairement à travers les différentes couches du cortex visuel, on ne rencontrera par exemple que des neurones qui ont la même préférence d’orientation, qu’ils aient des champs récepteurs simples ou complexes. Il s'agit dans cet exemple d'une colonne d'orientation. On distingue également les colonnes de dominance oculaire, ainsi que les blobs et interblobs (ou taches et intertaches) au sein des hypercolonnes du cortex visuel primaire.


Cortex cérébral des mammifères[modifier | modifier le code]

Le cortex cérébral des mammifères, la matière grise qui encapsule la matière blanche, est composé de couches. Le cortex humain mesure entre 2 et 3 mm d'épaisseur[1]. Le nombre de couches est le même chez la plupart des mammifères, mais varie dans le cortex. Dans le néocortex 6 couches peut être reconnu bien que de nombreuses régions manquent d'une ou plusieurs couches, moins de couches sont présentes dans l'archipallium et le paléopallium[2].

Organisation fonctionnelle colonnaire[modifier | modifier le code]

L'organisation fonctionnelle colonnaire, telle que formulée à l'origine par Vernon Mountcastle[3], suggère que les neurones qui sont horizontalement à plus de 0,5 mm (500 µm) les uns des autres n'ont pas de champs réceptifs sensoriels qui se chevauchent, et d'autres expériences donnent des résultats similaires : 200-800 µm[4],[5],[6]. Selon diverses estimations, il y aurait 50 à 100 minicolonnes corticales dans une hypercolonne, chacune comprenant environ 80 neurones. Leur rôle est mieux compris en tant qu'" unités fonctionnelles de traitement de l'information ".

Une distinction importante est que l'organisation en colonnes est fonctionnelle par définition, et reflète la connectivité locale du cortex cérébral. Les connexions "vers le haut" et "vers le bas" dans l'épaisseur du cortex sont beaucoup plus denses que les connexions qui s'étendent d'un côté à l'autre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kenneth Saladin, Human anatomy, McGraw-Hill, , 3rd éd. (ISBN 9780071222075), p. 416
  2. R Nieuwenhuys, HJ Donkelaar, C Nicholson, WJAJ Smeets et H Wicht, The central nervous system of vertebrates, Berlin [u.a.], Springer, (ISBN 978-3540560135)
  3. Vernon Mountcastle, « Modality and topographic properties of single neurons of cat's somatic sensory cortex », Journal of Neurophysiology, vol. 20, no 4,‎ , p. 408–34 (PMID 13439410, DOI 10.1152/jn.1957.20.4.408, lire en ligne)
  4. (en) Daniel P. Buxhoeveden et Manuel F. Casanova, « The minicolumn hypothesis in neuroscience », Brain, vol. 125, no 5,‎ , p. 935–951 (ISSN 1460-2156 et 0006-8950, DOI 10.1093/brain/awf110, lire en ligne, consulté le )
  5. Hubel DH, Wiesel TN, Stryker MP, « Colonnes d'orientation dans le cortex visuel du singe macaque démontrées par la technique autoradiographique du 2-désoxyglucose », Nature, vol. 269, no 5626,‎ , p. 328-30 (PMID 409953, DOI 10.1038/269328a0, Bibcode 1977Natur.269 ..328H, S2CID 4246375)
  6. Leise EM, « Construction modulaire des systèmes nerveux : un principe fondamental de conception pour les invertébrés et les vertébrés », Brain Research. Brain Research Reviews, vol. 15, no 1,‎ , p. 1-23 (PMID 2194614, DOI 10.1016/0165-0173(90)90009-d, S2CID 4996690, lire en ligne)