Coût de la vie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Coût de la vie (homonymie).

Le coût de la vie est une évaluation du coût moyen des dépenses de consommation des ménages, dans une région donnée.

Les indices utilisés pour mesurer l’inflation (comme l’indice des prix à la consommation) ne permettent pas de mesurer l’évolution du coût de la vie. Pour mesurer l’évolution du coût de la vie, il faut inclure la variation des quantités consommées[1],[2], ce qu'avait déjà vu Maurice Halbwachs [3].

Le coût de la vie est plus élevé dans les pays développés que dans les pays émergents, et encore davantage par rapport aux pays en développement : c’est l’effet Balassa-Samuelson. Par exemple, 2 dollars des États-Unis aux États-Unis ou 2 dollars des États-Unis en Somalie ne correspondront pas du tout au même pouvoir d'achat, c’est-à-dire à la même quantité de biens et services marchands que l’on peut acheter.

Le coût de la vie est un des enjeux de société actuellement en Europe. Outre la vie chère, il apparaît que des disparités spatiales s'opèrent. Par exemple le panier de la ménagère en Allemagne est de l'ordre de 30 % moins cher qu'en France[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Qu'est-ce que l'indice des prix à la consommation ? », page d'explications de l'Insee. Consultée le 11 janvier 2008
  2. Pouvoir d’achat : entre perception et réalité, comment le mesurer ?, sur le site vie-publique.fr. Consulté le 11 janvier 2008
  3. « il ne faut demander à une expression statistique que ce qu’elle peut nous donner, que ce que veulent atteindre ceux qui la calculent. L’indice du coût de la vie nous apprend quelle influence exercent, sur un genre de vie supposé identique, les variations des prix de détail. Il ne prétend point nous révéler les variations de genre de vie lui-même […]. Il se peut que, d’une période à l’autre, la répartition des dépenses change plus qu’on ne croit. L’indice du prix de la vie ne prétend pas nous apprendre comment varient les besoins, puisqu’il suppose qu’ils ne varient pas », cité in Martin Olivier, « Raison statistique et raison sociologique chez Maurice Halbwachs », Revue d'Histoire des Sciences Humaines 1/1999 (no 1) , p. 69-101 ; URL : www.cairn.info/revue-histoire-des-sciences-humaines-1999-1-page-69.htm. DOI : 10.3917/rhsh.001.0069.
  4. La Tribune, 29 janvier 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]