Chrysolina herbacea

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Chrysolina herbacea, la Chrysomèle de la menthe, est une espèce d'insecte coléoptère de la famille des Chrysomelidae.

Elle est également décrite sous les noms d’Oreina menthastri[1] et Chrysomela menthastri par Eduard Suffrian (en) en 1851.

Elle vit en Europe, dans le Caucase, en Turquie et dans l'ouest de l'Asie centrale[2].

Description[modifier | modifier le code]

Oreina menthastri trouvée sur un plant de menthe au Mesnil-sous-Jumièges.

Chrysolina herbacea a une longueur de sept à onze millimètres[3].

Le corps entier, y compris les pattes, présente généralement une couleur vert-or métallique, d'où le nom de chrysomèle, du grec chrysos (or) et mèlos (membre, articulation)[4]. Cette couleur peut parfois aller du bronze au rouge. Le dessous du corps est plus sombre, mais toujours avec un aspect métallique. La carapace est constellée de petits points en creux. La couleur de la femelle peut varier de vert avec des reflets cuivrés à un gris violacé ou noir, en passant par le bleu[2]. La tête est fréquemment cachée sous le prothorax, et seules dépassent les antennes, composées de neuf segments filiformes[5].

Les femelles sont légèrement plus grandes que les mâles, mais il est difficile de faire la distinction entre les sexes, sauf lors de l'accouplement où le mâle monte sur la femelle.

Environnement[modifier | modifier le code]

Chrysolina herbacea vit sur exclusivement sur des feuilles de menthe, notamment la menthe odorante, la menthe aquatique, la menthe verticillée et la menthe sylvestre[6], que ce soit durant sa période larvaire, son stade nymphal ou sa vie d'adulte. Elle en mange les tiges et les feuilles, et parfois les fleurs. Elle aime les lieux humides et ensoleillés, par exemple le long du littoral, comme la plante dont elle se nourrit. En particulier, la menthe odorante supportant mieux la sécheresse et le soleil que les autres, on y trouve plus fréquemment Chrysolina herbacea[5].

Comme d'habitude dans la sous-famille des Chrysomelinae, la biologie des larves est identique à celle de l'adulte[5]. Ce coléoptère peut être vu de mai à septembre.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michael Chinery, Insectes de France et d'Europe occidentale, Paris, Flammarion, , 320 p. (ISBN 978-2-0812-8823-2), p. 282-283
  2. a et b (en) « Chrysolina herbacea (Duftschmid, 1825) », Widział Nauk Biologicznych, Uniwersytetu Wrocławskiego.
  3. (en) « Chrysolina herbacea (Duftschmid); Coleoptera. »
  4. Définition sur le TLFI : chrysomèle
  5. a, b et c (es) « Crisomela herbácea Chrysolina herbacea Duftschmid, 1825 »
  6. Gaëtan Du Chatenet (préf. Yves Coineau), Coléoptères phytophages d'Europe, vol. 2 : Chrysomelidae, Vitry-sur-Seine, Nap, , 260 p., relié (ISBN 2-913688-04-7)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Inventaires[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) [vidéo] Youtube Chrysolina herbacea mating (17 octobre 2009)
  • (fr) [vidéo] Youtube Chrysomèle de la menthe Chrysolina herbacea (5 août 2012)