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Chironex fleckeri

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La cuboméduse d'Australie (Chironex fleckeri), aussi appelée piqueur marin, guêpe de mer, main de la mort ou main qui tue, ou encore méduse boite ou dard marin est une cuboméduse (méduses de la classe des cubozoa) de la famille des Chirodropidae.

Nom binomial[modifier | modifier le code]

Le nom de genre Chironex est une combinaison du grec khiro, main et nex, tuer, allusion à la taille de la méduse et son caractère venimeux. L'épithète fait référence au toxicologue Hugo Flecker (en) qui l'a identifiée)[1].

Description[modifier | modifier le code]

Cette méduse est la plus grande des méduses cubozoaires pesant 2 à 6 kg. De forme carrée et peut devenir aussi grosse qu'une balle de baseball. Sa grande cloche en forme de parapluie est associée à quatre faisceaux de tentacules émergeant des quatre coins de la cloche. Dans chacun des coins se trouve un groupe de 15 tentacules pouvant atteindre 5 m de long[2]. Chaque tentacule contient des millions de nématocystes, qui sont des crochets microscopiques dans lesquels le venin est retenu et délivré. Elle a quatre grappes d'yeux avec 24 yeux. Cette espèce est de couleur bleu pâle et présente une symétrie radiale. Avec une seule ouverture (la bouche et l'entrée de la cavité) son corps englobe un seul espace corporel en forme de sac[3],[4].

A quelles profondeurs les trouve-t-on ?[modifier | modifier le code]

Jusqu'à récemment, on pensait que les méduses australiennes étaient rares dans les eaux profondes, car les relevés marins de la Grande Barrière de Corail en ont trouvé peu loin du rivage ou plus de 5 m de profondeur. Cependant, une étude vidéo opportuniste en haute mer dans le nord-ouest de l'Australie en a trouvé un grand nombre à des profondeurs de 39 à 56 m (64 dans un remorquage de 1500 m). Ces animaux habitent également les rivières peu profondes pendant la saison de reproduction et pendant leur stade polype. Un fois que les jeunes méduses deviennent méduses, elles suivent la rivière jusqu'à la mer[4].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Elle se nourrit principalement de petits poissons et de crevettes. Elle a tendance à se nourrir principalement de crevettes, Acetes australis. Cette méduse compte sur ses tentacules venimeux pour capturer ses proies. Les millions de nématocystes sur ses tentacules délivrent des doses mortelles de venin à ses proies, les immobilisant ou les tuant en peu de temps. C'est un chasseur de jour car on le voit se reposer sur le fond de l'océan la nuit[4].

Prédateurs[modifier | modifier le code]

La tortue verte Chelonia mydas est l'unique prédateur connu de la méduse-boîte, insensible à ses piqûres en raison de sa peau épaisse qui ne permet pas au venin de la méduse de la pénétrer[4].

Cycle de vie[modifier | modifier le code]

Panneau indiquant la présence de cuboméduses dans les eaux, situé en Australie (Queensland)

Chironex fleckeri n'est pas une « méduse » au sens classique (classe des Scyphozoa) mais une « cuboméduse » (Cubozoa), un groupe d'animaux assez différent malgré certaines ressemblances, souvent plus petits et plus dangereux.

Comme toutes les méduses, Chironex fleckeri commencent leur vie en tant que planula, puis passent par le stade du polype. La forme pélagique (méduse) est la forme reproductive.

Les adultes se reproduisent dans la grande barrière de corail, avec la fin de l’été. Les planulas se transforment en polypes sessiles l’automne de 1 à 2 mm avec deux tentacules et au printemps en suivant les jeunes méduses, gagnent le large. Le corps adulte (cubique) de la cuboméduse peut être aussi gros qu’une pastèque, et elle possède 60 tentacules longs d’environ 4 mètres, pour 6 mm d’épaisseur.

Ces polypes s'attachent à des surfaces dures et peuvent se reproduire sexuellement par bourgeonnement. Après une phase de métamorphose en jeunes méduses, elles migrent des rivières d'eau douce vers la mer. En mer, la méduse atteint sa maturité et sa taille maximale, vivant généralement jusqu'à un an, période après laquelle elle meurt après la ponte.

La méduse la plus venimeuse[modifier | modifier le code]

Sur les 10 000 espèces connues de Cnidaria, environ 100 sont potentiellement dangereuses pour l'Homme. La méduse australienne est responsable de plus de 70 piqures mortelles ou "poisons" depuis 1883, seulement en Australie, en particulier le long des côtes du Queensland. Les cubozoaires comprennent également plusieurs espèces de quatre méduses à boîte tentaculées qui causent le syndrome d'Irukandji.

Cette espèce est reconnue comme étant la méduse la plus mortelle, responsable du syndrome d'Irukandji. Les piqures, résultant du contact avec les nématocystes des tentacules, libèrent des fléchettes empoisonnées contenant des porines, des peptides neurologiques et des lipides bioactifs, potentiellement suffisants pour tuer 60 adultes. La toxine australienne de méduses est injectée dans la peau. Elle a des effets directs sur les muscles et les nerfs, et peut causer des complications immunologiques chroniques[5].

La gravité de la piqure est liée à la taille de la méduse en boîte (celles avec une cloche de plus de 150 mm sont considérés comme très dangereuses).

Les symptômes cutanés surviennent immédiatement après le contact et comprennent:

  • Douleurs, démangeaisons et zélures exquises dans la zone de contact
  • Les zézés linéaires sont de couleur brun-violet et jusqu'à 10 mm de largeur
  • Les lésions peuvent être visiblement hémorragiques
  • Des ampoules peuvent se former dans les minutes qui suivent le contact
  • La nécrose cutanée de pleine épaisseur peut survenir 1 à 2 semaines plus tard
  • Il peut être suivi d'une hypopigmentation ou d'une hyperpigmentation en forme de fouet.

La réponse à l'empoisonnement des méduses en boîte australienne varie d'une personne à l'autre en fonction de la façon dont le derme peut éliminer les chitines irritantes (l'exosquelette des méduses) de la peau[6].

S'en suit des difficultés à respirer, une baisse de la pression artérielle, une irritabilité et agitation, un évanouissement voire un effondrement, des arythmies cardiaques et potentiellement un arrêt cardiaque la réaction variant selon la sensibilité individuelle. Si la longueur totale estimée des zébrures est de plus de 700 mm, l'inconscience s'ensuit rapidement aboutissant à une mort douloureuse après 5 à 20 minutes. Avec leur masse corporelle inférieure, les enfants sont les plus vulnérables.

D'une manière naturelle, la Chironex fleckeri ne tue pas intentionnellement les humains[réf. nécessaire]. Comme toutes les méduses venimeuses, cet animal n'a aucune envie de s'attaquer à une proie qu'elle ne pourrait pas ingérer, et il a d'ailleurs été constaté à maintes reprises qu'elle tente d'éviter un obstacle de taille dès qu'elle le détecte [réf. nécessaire]. Dans les cas de piqûres constatés, ce sont des baigneurs qui sont entrés involontairement en contact avec elle car elle est transparente et ses tentacules très fins et difficilement visibles mesurent jusqu'à plus de trois mètres de long.

Leurs nématocystes (cellules venimeuses) comportent un cil sensible chimiquement au contact avec une substance qui se trouve sur les poissons, les crustacés et les humains. Ils comportent à l'intérieur une fine et longue pointe. Dès qu'ils se déclenchent, cette pointe est retournée, son intérieur devenant son extérieur, elle est projetée en 600 nanosecondes[réf. nécessaire], et injecte son venin directement dans la circulation sanguine. La petite taille des filaments urticants a pour conséquence qu’une simple tenue de protection (type combinaison de plongée ou rashguard) suffit pour se prémunir des piqûres.

Un tentacule contient cinq millions de nématocystes[7], le venin pénètre donc sur une très large surface (on estime qu’il faut un contact minimum sur 3 mètres de tentacules pour délivrer une dose létale)[8].

Une piqûre de cette méduse provoque une paralysie respiratoire et cardiaque (dans les cas mortels, le cœur reste en état contracté) en quelques minutes. Il existe depuis les années 1970 un anti-venin efficace disponible dans les trousses des secouristes sur les plages touchées par les méduses, mais il n'empêche pas les cas mortels, l'intervention des secours et le temps d'action de cet anti-venin étant parfois trop long[9]. Par ailleurs, la souffrance générée par sa piqûre dépassant les pics de douleurs les plus extrêmes, les victimes sont susceptibles de s’évanouir et donc de se noyer avant d’avoir pu être sorties de l’eau pour bénéficier d'un anti-venin[10]. Malgré tout une fillette australienne de 10 ans, Rachael Shardlow, a survécu à une piqûre sévère dans la rivière Calliope, près de Gladstone, dans le Queensland en décembre 2009[11].

D'autres informations relatives aux piqures[modifier | modifier le code]

  • Les méduses en boîte sont le plus souvent présentes dans les aux tropicales australiennes de novembre à avril de chaque année, 8 % des piqures se produisant en dehors de cette période.
  • Les piqures se produisent le plus souvent chez les hommes adultes dans l'eau de moins de 100 m de profondeur.
  • Environ 37% des pig de méduses australiennes se produisent chez les enfants
  • Les piqures se produisent le plus souvent chez les personnes qui entrent dans l'eau entre 15h et 18h, avec une marée sortante.
  • La pluie et les vents forts, mais pas le temps nuageux, sont un moyen de dissuasion pour les méduses.

Les piqures de la méduse australienne sont difficiles à étudier car il est difficile de collecter du venin pur sans contamination. Jusqu'à récemment la méthode d'extraction des toxines la plus utilisée consistait à pulvériser les tentacules et les nématocystes par des températures et un pH défavorable. Enfin le venin est propagé par des minuscules nématocystes, chacun contenant des picogrammes (milliardième de gramme) de protéines.

Différents protocoles[modifier | modifier le code]

En cas de piqûre, vu l'extrême dangerosité du venin et la douleur insupportable générée, il faut appeler immédiatement une aide médicale puis appliquer les premiers soins : rincer la zone piquée avec du vinaigre (mais ne jamais rincer à l'eau douce, ni frotter, car cela stimule la libération du venin) puis retirer les tentacules à l'aide d'une pince et enfin appliquer une vessie de glace ; de plus, le bouche-à-bouche en cas de difficultés respiratoires ou le massage cardiaque (la plupart des cas mortels sont dus à une défaillance cardiaque) sont souvent indispensables à la survie de la victime en attendant les secours et des moyens médicaux plus importants[12].

La chaleur n'est pas recommandée dans le cadre du traitement standard, bien qu'elle puisse réduire la létalité du venin lorsqu'elle est maintenue à plus de 43°C, car l'utilisation de la chaleur peut dissuader des efforts précieux de contrôles des symptômes et de réanimation. De plus, n'appliquez pas de bandages d'immobilisation sous pression, car ils peuvent déclencher une nouvelle décharge de toxines.

Une mesure de protection artisanale et ancienne consiste à utiliser des collants en nylon (un utilisé "normalement" en dessous de la taille, et un autre pour les bras et le torse). Les nématocystes (cellules venimeuses) comportent un cil sensible chimiquement au contact avec les êtres vivants, le venin est économisé et non injecté au contact avec des substances inertes comme les rochers... ou le nylon. Cette méthode très économique reste d'actualité malgré le développement d'équipements de protection individuelle (combinaisons intégrales, plus pratiques mais beaucoup plus onéreuses, crèmes anti-méduse) ou collective (filets anti-méduses), mais le coût élevé rend leur généralisation difficile, ils n'arrêtent pas d'autres méduses plus petites et néanmoins très irritantes. De plus, ces filets peuvent favoriser la formation d'une soupe urticante: Les méduses vont s’écraser contre les mailles, d’autres animaux aussi, au demeurant. Stressées, elles vont secréter un mucus urticant et leurs tentacules vont se briser tout en restant venimeux[13]. De plus, la prise de ces animaux dans des filets induit la production de spermatozoïdes et d'ovules, ce qui favorise la pullulation de méduses[14]. D'autres moyens de prévention sont la pose de panneaux d’informations, les baignades déconseillées entre novembre et mai, la prévention par modélisation pour alerter le public de l'avancée des méduses[15]. La pose de balises acoustiques miniaturisées sur ces méduses permet en effet d'évaluer la variabilité saisonnière de l’abondance de cet animal dangereux sur les plages australiennes dans le cadre de modèles de gestion des risques[16],[17].

En 1997, la société israélienne Nidaria a isolé un composé du mucus extra-corporel des méduses qui neutralise la contraction des cnidocytes et empêche ainsi l’éjection du filament. Synthétisé et incorporé dans une crème solaire, ce produit serait un anti-méduse efficace contre les Chironex[18]. Le danger de ce produit est que les études sur lesquelles il s'appuie ne prouvent pas son efficacité sur cette espèce mortelle selon la biologiste Lisa-ann Gershwin (en), et qu'il pourrait donner un faux sentiment de sécurité aux clients qui s'enduisent de cette crème[19].

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

Carte de répartition.

On trouve cette cuboméduse dans l'ouest de l'océan Pacifique tropical, au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée[20]et jusqu'aux Philippines et au Vietnam.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

La cuboméduse apparaît dans le film Sept vies avec Will Smith, sorti en 2008, où elle joue un rôle majeur dans le dénouement du film. La version en DVD propose un bonus entièrement consacré à Chironex fleckeri.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Frazao B, Antunes A (2016) Jellyfish bioactive compounds: method for wet-lab work
  • (en) Mariottini GL (2014) Hemolytic venoms from marine cnidarian jellyfish
  • (en) Mercurio S (2016) Understanding toxicology
  • (en) Brinkman DL, Konstantakopoulos N, Mclerney BV, Mulvenna J, Seymour JE, Isbister GK, Hodgson WC (2014) Chrionex fleckeri (box jellyfish) venom proteins: expansion of cnidarian toxin family taht elicits variable cytolytic and cardiovascular effects
  • (en) Mustafa MR, White E, Hongo K, Othman I, Orchard CH (1995) The mechanism underlying the cardiotoxic effect of the toxin from the jellyfish chironex fleckeri.
  • (en) Warrell DA. Animaux venimeux et venimeux. Dans : Farrar J, Junghanss T, Kang G, Lalloo D, White NJ eds). Maladies tropicales de Manson, 23e éd. Elsevier, 2014.
  • (en) Cegolon L, Heymann WC, Lange JH, Mastrangelo G. Les piques de méduses et leur gestion : un examen. Mar Drugs 2013
  • (en) Tibballs, J. Méduses venimeuses australiennes, syndromes d'intoxication, toxines et thérapie. Toxicon 2006
  • (en) Kingsford MJ, Seymour JE, O'Callaghan MD. Modèles d'abondance des cubozoaires sur et près de la Grande Barrière de Corail. Hydrobiologie 2012
  • (en) Keesing JK, Strzelecki J, Stowar M, et al. Béduse abondante, Chironex sp. (Cnidaria : Cubozoa : Chirodropidae), découvert à des profondeurs de plus de 50 m sur les récifs côtiers de l'Australie occidentale. Rapports scientifiques 2016
  • (en) Lee H, Kwon YC, Kim E. Le venin de méduse et les toxines : un examen. Dans : Gopalakrishnakone P, Haddad Jr. V, Kem WR, Tubaro A, Kim E (éd.). Toxines marines et d'eau douce. Springer, 25 septembre 2015

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

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Genre Chironex[modifier | modifier le code]

Espèce Chironex fleckeri[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacqueline Goy, Anne Toulemont, Méduses, Musée océanographique, , p. 76.
  2. (en) Ramasamy Santhanam, « Biology of Marine Cnidarians [Phylum Cnidaria (= Coelenterata)] », dans Biology and Ecology of Venomous Marine Cnidarians, Springer, , 7–27 p. (ISBN 978-981-15-1603-0, DOI 10.1007/978-981-15-1603-0_2, lire en ligne)
  3. (en-US) National Oceanic and Atmospheric Administration US Department of Commerce, « What is the most venomous marine animal? », sur oceanservice.noaa.gov (consulté le )
  4. a b c et d (en) Ramasamy Santhanam, « Biology and Ecology of the Venomous Marine Box Jellyfish (Class Cubozoa) », dans Biology and Ecology of Venomous Marine Cnidarians, Springer, , 133–168 p. (ISBN 978-981-15-1603-0, DOI 10.1007/978-981-15-1603-0_5, lire en ligne)
  5. (en-US) Mike Cadogan, « Box Jellyfish (Chironex fleckeri) », sur Life in the Fast Lane • LITFL, (consulté le )
  6. (en) « Australian box jellyfish stings | DermNet », sur www.dermnetnz.org (consulté le )
  7. (en) Lester M. Haddad, James F. Winchester, Clinical Management of Poisoning and Drug Overdose=, Saunders, , p. 310.
  8. (en-US) Leisure Pro Staff, « 5 Deadliest Jellyfish in the World - Scuba.com », Scuba.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. (en) Peter J. Fenner, Joseph W. Burnett, Jacqueline F. Rifkin, Venomous and Poisonous Marine Animals, UNSW Press, , p. 278-279.
  10. Ouest-France, « Cette méduse est l’un des animaux les plus dangereux du monde - Edition du soir Ouest-France - 02/05/2019 », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
  11. Ian Sample, « Australian schoolgirl survives deadly box jellyfish stings », sur theguardian.com, .
  12. Karim Amri, Animaux mystérieux : Ils peuvent tuer mais aussi sauver des vies, Éditions Favre SA, , 286 p. (ISBN 978-2-8289-1636-7), Chironex fleckeri (Guêpe de mer) pages 42 et 43
  13. Martine Valo, « Filets, produits chimiques, robots hacheurs… face aux méduses, un combat inégal », sur lemonde.fr, .
  14. (en) Kylie A. Pitt, Cathy H. Lucas, Jellyfish Blooms, Springer Science & Business Media, , p. 198
  15. (en) Pamela Nagami, Bitten. Bites and Stings from Around the World, Fusion, , p. 54.
  16. (en) M. R. Gordon, J. E. Seymour, « Quantifying movement of the tropical Australian cubozoan Chironex fleckeri using acoustic telemetry », Hydrobiologia, vol. 616, no 1,‎ , p. 87–97 (DOI 10.1007/s10750-008-9594-7).
  17. (en) Kylie A. Pitt, Jennifer E. Purcell, Jellyfish Blooms: Causes, Consequences and Recent Advances, Springer Science & Business Media, , p. 86-97.
  18. Jacqueline Goy, « Les paradoxes des méduses », Pour la Science, no 299,‎ , p. 39.
  19. (en) « Safe Sea & Other Jellyfish Lotions - Buyer Beware! », sur boxjellyfish.net, .
  20. (en) « Chironex fleckeri », sur Sea Life Base.