Cheiracanthium mildei

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cheiracanthium mildei
Description de l'image Cheiracanthium mildei.jpg.
Classification selon The World Spider Catalog
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Chelicerata
Classe Arachnida
Ordre Araneae
Sous-ordre Araneomorphae
Famille Cheiracanthiidae
Genre Cheiracanthium

Nom binominal

Cheiracanthium mildei
L. Koch, 1864

Synonymes

  • Cheiracanthium anceps O. Pickard-Cambridge, 1872
  • Cheiracanthium strasseni Strand, 1915
  • Cheiracanthium strasseni aharonii Strand, 1915
  • Cheiracanthium cretense Roewer, 1928

Cheiracanthium mildei est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Cheiracanthiidae[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre en zone arctique[1]. Elle a été introduite en Argentine.

Description[modifier | modifier le code]

Cheiracanthium mildei .
Cheiracanthium mildei.

Les mâles mesurent de 5,78 à 8,5 mm et les femelles de 6 à 10,65 mm[2].

Les palpes et les chélicères sont bruns, et le corps peut aller du vert pâle au jaune blanchâtre. Le céphalothorax porte deux rangées horizontales de quatre yeux de même taille. L'abdomen est terminé par des filières coniques ; il est légèrement translucide et change de couleur selon la nourriture ingérée.

Éthologie[modifier | modifier le code]

Cette araignée chasse la nuit.

Venin[modifier | modifier le code]

Le venin de Chiracanthium mildei est cytotoxique, il attaque les cellules et cause détérioration des tissus et nécrose. Dans la très grande majorité des cas, son effet est limité ; les personnes mordues ne présentent généralement que des symptômes mineurs : rougeur localisée, enflure, démangeaisons et sensation de brûlure sur le site de la morsure. On a autrefois cru qu'elle pouvait causer des lésions graves, mais ce n'est qu'un mythe[3].

Cheiracanthium mildei et l'automobile[modifier | modifier le code]

En 2011, Mazda doit rappeler 65 000 unités du modèle Mazda 6 des millésimes 2009 et 2010 (dont 52 000 aux États-Unis et 13 000 à Porto Rico, au Canada et au Mexique) en raison d'une infestation par Chiracanthium mildei. En 2014, c'est 42 000 exemplaires qui sont encore rappelés pour le même problème. Si l'araignée jaune semble attirée par l'odeur de l’essence, Mazda n'est pas en mesure d'expliquer pourquoi la Mazda 6 est particulièrement affectée par ce problème. La toile que tisse l'araignée pourrait bloquer des durits d'évaporation des vapeurs d'essence, augmentant le risque d'incendie ; Mazda a alors installé un filtre afin d'empêcher les araignées d'accéder aux tuyaux[4],[5],[6].

Toyota a procédé à un rappel similaire de 800 000 véhicules à travers le monde, en 2013, pour réparer un problème de condensation qui pouvait occasionner un déploiement soudain de l'airbag ; si le défaut était principalement dû au système de climatisation, les toiles des araignées pouvaient également provoquer l'incident[5].

La Honda Accord, en 2008-2009 ainsi que certains modèles Hyundai ont également connu des désagréments provoqués par la présence de Cheiracanthium mildei[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b WSC, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. unibe
  3. (en-US) Vetter, Isbister, Bush & Boutin, 2006 : Verified bites by yellow sac spiders (genus Cheiracanthium) in the United States and Australia: where is the necrosis ?. The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, vol. 74, no 6, p. 1043-1048 (texte intégral).
  4. (en-US) Chris Woodyard, « Spider infestation leads to recall of 65,000 Mazdas », sur usatoday.com, (consulté le 21 mars 2019).
  5. a et b Charles Jolicoeur, « Des araignées dans la voiture et 6 autres rappels automobiles bizarres », sur quebec.huffingtonpost.ca, (consulté le 21 mars 2019)
  6. a et b Denis Arcand, « Les araignées renifleuses d'essence n'aiment pas juste les Mazda », sur auto.lapresse.ca, (consulté le 21 mars 2019)

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • (de) L. Koch, 1864 : Die europaischen Arten der Arachnidengatung Cheiracanthium. Abhandlungen der Naturhistorischen Gesellschaft zu Niirnberg, vol. 14, no 3-1, p. 137-162.

Liens externes[modifier | modifier le code]