Aller au contenu

Charles Bernard-Derosne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Charles François Bernard-Derosne, né à Paris le [1] et mort le dans le 16e arrondissement de Paris[2],[3], est un homme de lettres français.

Son père, Charles François Bernard, pharmacien, prit le nom de Bernard-Derosne après son mariage en avec Anna Maria Derosne, la fille de Charles Derosne qui fonda la Société Ch.Derosne et Cail. Il avait alors quarante-six ans et elle, dix-huit ans. Charles François est le premier de trois enfants. Il exerce comme officier dans l'Etat-Major du prince Impérial et épouse Julie Bernat, dite Mademoiselle Judith en 1852 [3],[4].

Au cours de sa carrière, il écrit des œuvres de fiction, de théâtre et d'histoire, et s'illustre particulièrement dans le domaine de la traduction avec plus de quarante-huit ouvrages traduits de l'anglais[5]. Il aurait régulièrement fait sous-traiter son travail de traduction auprès d'autres traductions, notamment pour Hachette[6].

Bernard-Derosne est notamment à l'origine de la première traduction des Grandes Espérances de Charles Dickens, publiée par le quotidien Le Temps en 1863, sous le titre de Les Grandes Espérances du nommé Philip Pirrip, vulgairement appelé Pip. Reprise par Hachette peu après, elle demeura la seule disponible jusqu'en 1936. Elle est encore utilisée par différents éditeurs français de nos jours[5],[7]. Cette traduction de Bernard-Derosne est parfois critiquée en raison de contre-sens ou de difficultés à transcrire les marques de l'oralité ainsi que les registres de langue appropriés[5],[7].

Pour approfondir

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Base Léonore
  2. Selon l'acte de décès n°1846 de l'état-civil de la ville de Paris.
  3. a et b Jean Flahaut, « Les Derosne, pharmaciens parisiens, de 1779 à 1855 », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 93, no 346,‎ , p. 221–234 (DOI 10.3406/pharm.2005.5802, lire en ligne, consulté le )
  4. Selon les archives reconstituées de l'état-civil de la ville de Paris.
  5. a b et c Sylvère Monod, « Les premiers traducteurs français de Dickens », Romantisme, vol. 29, no 106,‎ , p. 119–128 (DOI 10.3406/roman.1999.3458, lire en ligne, consulté le )
  6. « Le traducteur et l’archive : considérations historiographiques – Meta », sur Érudit (consulté le )
  7. a et b Sylvine Muller, « Le destin de l’oralité dickensienne dans les retraductions de Great Expectations », Palimpsestes. Revue de traduction, no 15,‎ , p. 69–92 (ISSN 1148-8158, DOI 10.4000/palimpsestes.1571, lire en ligne, consulté le )