Charles Derosne

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Charles Derosne
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Louis-Charles Derosne
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Charles Derosne, dont le nom complet est Louis-Charles Derosne, est un pharmacien, chimiste et industriel français, né à Paris en 1780, mort en 1846.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis-Charles Derosne est né le [1] (ou 1779). Ses parents, qui se sont mariés en 1770, sont François Derosne (1743-1796), maître en pharmacie et associé de son cousin Louis-Claude Cadet de Gassicourt dans la pharmacie « Cadet-Derosne » du 115, rue Saint-Honoré, et Anne Godefroy. Louis-Charles est le second garçon de la famille, son ainé étant Jean-François né le [2].

Il fut l'un des premiers en France à fabriquer le sucre de betterave en 1811 peu après Benjamin Delessert. Il obtint le noir animal par la fabrication des os, reconnut la propriété décolorante du charbon et l'appliqua à la purification des sirops de sucre (1813). Il fonda un atelier en 1818 pour la fabrication d'appareils de distillation 7, rue des Batailles (à l'emplacement de l'actuelle avenue d'Iéna) à Chaillot.

Cet atelier relativement modeste fut transformé et étendu par association avec Jean-François Cail, en un établissement pour la construction d'appareils de sucrerie, de machines à vapeur de locomotives, de presses monétaires et de machines-outils, la Société Ch.Derosne et Cail. L'entreprise se développa avec création d'usines à Denain, Bruxelles, Valenciennes, Douai, Amsterdam et à Grenelle à proximité de l'usine de Chaillot sur l'autre rive de la Seine et devint une des plus importantes du monde avec plus de 1 200 ouvriers mécaniciens.

L'usine de Chaillot qui fut détruite par un incendie en 1865 et transférée dans celle du quai de Grenelle, à Paris 15e, était dans les années 1850 et 1860 la plus grande usine de la capitale[3].

Charles Derosne a traduit de l'allemand le Traité de Franz Karl Achard sur le sucre de betterave.

Adolphe Lebaudy épousera sa fille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Flahaut, 2005, p. 227
  2. Jean Flahaut, 2005, p. 223
  3. Anne Calitte, « Cail, constructeur de locomotives », Revue du Nord,‎ (lire en ligne)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Thomas, Jean-François Cail : Un acteur majeur de la première révolution industrielle, Association C.A.I.L., , 330 p. (ISBN 9782952207003), chap. 2 (« Paris et la rencontre du destin »), p. 27-48,
  • Jean Flahaut, « Les Derosne, pharmaciens parisiens, de 1779 à 1855. », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 93e année, no 346,‎ , p. 221-234 (lire en ligne, consulté le ).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]