Société Ch.Derosne et Cail

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Locomotive Crampton construite par Derosne et Cail

La Société Société Ch.Derosne et Cail est une ancienne entreprise française (1836-1848) qui construisait des machines à vapeur pour les sucreries et des locomotives.

Elle est remplacée par la Société J.F Cail & Cie.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Société Ch.Derosne et Cail est créée à Paris le , par Messieurs Charles Derosne et Jean-François Cail[1]. Elle succède à l'atelier Ch.Derosne, fondé en 1818

Le siège social de l'entreprise est situé à Paris dans le quartier de Chaillot, 46, quai de Billy (actuelle avenue de New-York) où une usine de montage de locomotives s'étend autour de l'emplacement de l'actuelle rue Fresnel jusqu'à l'atelier où Charles Derosne s'était établi en 1818 au 7, rue des Batailles (à l'emplacement de l'actuelle avenue d'Iéna)[2].

L'entreprise se développa avec création d'usines à Denain, Bruxelles, Valenciennes, Douai, Amsterdam et à Grenelle à proximité de l'usine de Chaillot sur l'autre rive de la Seine et devint une des plus importantes du monde avec plus de 1 200 ouvriers mécaniciens.

A la révolution de 1848, Jean-François Cail abandonne la direction de son entreprise et l'usine de Grenelle est choisie le 26 mars 1848 pour expérimenter une forme d'autogestion ouvrière qui fut un échec à la suite duquel Cail reprit l'usine. Cependant, la production chuta de 68 locomotives en 1848 à 35 en 1849 et aucune ne fut livrée en 1850. [3].

A la suite de ces difficultés économiques, la Société Ch.Derosne et Cail disparaît, remplacée par la Société J.F Cail & Cie.

Production[modifier | modifier le code]

Elle consiste en appareils à vapeur pour sucreries, exportés dans le monde entier et de locomotives.

En janvier 1845, la compagnie des chemins de fer du Nord commande à la société Ch.Derosne et Cail, huit locomotives de vitesse. En six mois, la société organise des ateliers dans ses usines de Chaillot, Grenelle et Denain pour faire face à cette commande et à celles qui suivirent de plusieurs compagnies.

L'entreprise qui avait acquis en 1846 la licence d'exploitation de l'ingénieur anglais Thomas Russel Crampton était en mesure de produire en 1848 4 locomotives par semaine soit plus que les plus grands établissements anglais. [4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. [2]
  3. Anne Calitte, « Cail, constructeur de locomotives », Revue du Nord,‎ avril-juin 1991 (lire en ligne)
  4. [3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Thomas, Jean-François Cail, un acteur majeur de la première révolution industrielle, Éditions de l'association CAIL = Comité Autour d'un Inventeur Local, 2004. [PDF] [lire en ligne] Extraits sur le site Découverte.inventaire.poitou.charentes.fr.

Articles connexes[modifier | modifier le code]