Château de Logne

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Château de Logne
Image illustrative de l'article Château de Logne
La tour-donjon septentrionale du château de Logne
Type château fort
Début construction XIIe siècle
Propriétaire initial Abbaye de Stavelot
Destination initiale Défense de la partie occidentale de la principauté
Propriétaire actuel Province de Liège
Destination actuelle Lieu touristique
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1990, Ruines du château et alentours, no 61019-CLT-0004-01)
Coordonnées 50° 23′ 49″ nord, 5° 31′ 55″ est
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région historique Principauté de Stavelot
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Commune Ferrières

Géolocalisation sur la carte : Province de Liège

(Voir situation sur carte : Province de Liège)
Château de Logne

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Château de Logne

Le château de Logne est une ancienne place fortifiée construite sur un éperon rocheux au confluent de l'Ourthe et de la Lembrée, en province de Liège (Belgique). Édifié au début du XIIe siècle comme défense occidentale de la principauté de Stavelot il est détruit en 1521 lors du conflit entre Charles-Quint et François I. Ses vestiges sont classés au patrimoine immobilier de Wallonie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces de présence humaine très ancienne ont été relevées sur le site, sans doute liées à la présence du cours d’eau. Au Ve siècle, Logne, en région Calestienne - en bordure du Condroz et de l'Ardenne, est terre romaine et résiste aux envahisseurs germaniques, et quatre siècles plus tard, aux Normands. Logne est mentionnée une première fois en 862 – sous le nom de ‘Lomna’- dans une charte du roi Lothaire II. Elle est possession de l’abbaye de Stavelot. Le lieu est aménagé comme ‘refuge fortifié’ pour les moines.

Au début du XIIe siècle, sous l'impulsion de l'abbé Wibald, fondateur de la principauté de Stavelot Logne devient ‘comté’ et de solides fortifications sont données au ‘refuge des moines’. La tour-donjon du Nord-Ouest, résidence de Nicolas de Logne, est édifiée. Un texte ancien de 1105 lui donne la dénomination de ‘château de Logne’.

Lorgne est devenu le château fort qui défendra la frontière occidentale de la principauté de Stavelot-Malmedy. C’est son apogée. Comme d’autres places similaires le château fort a des prérogatives militaires et judiciaires.

Au XVe siècle (1427) terres et château sont cédés à la famille de La MarckÉvrard de la Marck et ses successeurs - qui le laisse péricliter et devenir un repaire de brigands. Plusieurs membres de cette famille furent surnommés les «sangliers des Ardennes».

À la fin du XVe siècle une nouvelle enceinte extérieure est aménagée en contrebas, construction motivée par la nécessité d’adapter les défenses du château aux progrès de l’artillerie. Lorgne subit de nombreux sièges. Au début du XVIe siècle, le château est transformé et modernisé. Mais ce renouveau est de courte durée car quelques années après ces travaux, Logne est conquis () par les troupes de Robert II de La Marck, seigneur de Sedan et partisan de François Ier, dans le conflit qui l’opposait à Charles-Quint. Il est par la suite largement détruit. Depuis cette date, le château est en ruine.

Château de Logne, à Vieuxville

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Les ruines sont laissées à l’abandon jusqu’en 1898. Au début du XXe siècle une modeste rénovation est mise en chantier et des fouilles sont entreprises par une association d’Amis de Logne’ et des fonds privés. Le site est acquis par la province de Liège en 1968. Son entretien et exploitation touristique sont gérés depuis 1984 par l’Association de gestion des domaines touristiques du vallon de la Lembrée.

Un puits de 56 mètres de profondeur et deux mètres et demi de diamètre, comblé et abandonné depuis près de cinq siècles, fut déblayé et fouillé de 1990 à 2003. Des centaines d’objets, la plupart d’usage domestique (bols, écuelles, verres), furent récupérés des gravats remontés à la surface. Certains sont en bon état de conservation. Quelques armes furent également trouvées ainsi que la machinerie destinée à remonter les seaux rempli d’eau en surface.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Yernaux: Histoire du comté de Logne ; étude sur le passé politique, économique et social d’un district ardennais, Liège-Paris, 1937