Censure à Taïwan

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Ne doit pas être confondu avec Censure en république populaire de Chine.

La censure à Taïwan a été éliminée depuis 1987. Aujourd'hui, les médias sont librement diffusés, tant qu'ils respectent des lois qui interdisent l'outrage ou la diffamation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la plus grande partie de la période où la République de Chine à Taïwan fut sous le contrôle de la loi martiale, le Guomindang, parti unique et autoritaire de l'état, exerça un contrôle strict des médias. Les autres partis politiques étaient interdits, ainsi que les médias défendant la démocratie ou l'indépendance de Taïwan. Li Ao, un activiste politique taïwanais connu, nationaliste et intellectuel, vit interdire à la vente 96 de ses livres. L'écrivain Bo Yang fut emprisonné pendant 8 ans pour une traduction du dessin animé Popeye parce que la traduction fut interprétée comme une critique du dirigeant Tchang Kaï-chek. Les médias de langue taïwanaise étaient aussi interdits, et les enfants qui parlaient taïwanais à l'école recevaient des châtiments corporels.

Ère moderne[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la République démocratique de Chine ne pratique pas la censure, bien que durant les élections locales de 2005, des CD contenant des vidéos qui ridiculisaient les candidats furent confisqués en accord avec l'Election and Recall Act (loi sur les élections et révocations). Le défunt Government Information Office (Bureau de l'information gouvernementale) et les médias contrôlés par le Guomindang exercèrent un certain contrôle sur les autres médias.

Il n'y a désormais plus de restriction sur l'utilisation d'autres langues que le mandarin à l'école ou dans les médias, bien que cette langue demeure la langue officielle de l'éducation. L'ancienne politique est responsable du fait que de nombreux jeunes[évasif] Taïwanais ne maîtrisent pas la langue maternelle de leurs parents (i.e. le taïwanais, le hakka ou une autre des langues formosanes).

Références[modifier | modifier le code]