Catherine Descartes

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Catherine Descartes, née le à Elven (aujourd'hui dans le Morbihan) et morte en 1706 à Rennes, est une poétesse française du XVIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Catherine Descartes est la quatrième fille de Pierre Descartes (frère aîné de René Descartes), appelé Seigneur de La Bretailliere de Kerleau, conseiller au parlement de Bretagne, et de Marguerite Chohan. Elle est née au manoir de Kerlo, appartenant à sa famille maternelle. Tenue sur les fonts baptismaux d'Elven le 30 décembre 1637 par Sébastien de Rosmadec et Catherine Gouyon. Elle a passé la plus grande partie de sa vie à Kerleau, faisant quelques séjours à Paris[1].

Catherine Descartes était auteur de poésie. Elle dédia son œuvre poétique à la mémoire de son oncle, ce qui lui vaut d'attirer les bonnes grâces d'autres femmes de lettres de l'époque telles que Madame de Sévigné, Anne de La Vigne et Madeleine de Scudéry. Elle collabora au Parnasse des dames[2]. Elle est morte célibataire à Rennes en 1706.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Relation de la mort de Descartes qu'elle attribue modestement à un vieillard qui lui en fit le récit Lire en ligne
  • L'ombre de Descartes à Mademoiselle de la Vigne Lire en ligne (suivi de la Réponse de Mademoiselle de la Vigne)
  • Voici quel est mon compliment sur la Fauvette de son amie Madeleine de Scudéry[3]
  • Certains de ses vers ont été imprimés à la suite des Lettres de Madeleine de Scudéry et d'Antoinette de Saliès[4] Dans ce livre, Notice sur Catherine Descartes p. xI ; Lettres de Mademoiselle Descartes p. 277.
  • D'autres de ses écrits tels que Trois lettres à Mademoiselle de Scuderi figurent dans Essais de lettres familières, ouvrage rédigé par les abbés Cassagne et Furetière (Paris 1690)[5],[6]
  • Madrigal adressé à Madeleine de Scudéry après la lecture du Caméléon (dans les Nouvelles conversations morales)

Vous m'avez si bien fait connaître
Un amour généreux, sage et sans intérêt.
Que qui l'a vu tel qu'il doit être
Ne peut le souffrir comme il est.

Références dans la littérature[modifier | modifier le code]

L'écrivain Adrien Baillet dans son œuvre biographique La vie de M. Descartes mentionne la famille bretonne du philosophe :

« Des quatre filles de M. De La Bretailliere frère aîné de notre philosophe, les deux aînées embrasserent la profession religieuse (...) La quatrième est Mademoiselle Catherine Descartes qui n'a point jugé à propos de s'engager dans les liens du mariage : et s'il est vrai d'un côté qu'elle soutient dignement la mémoire de son oncle par son esprit et son savoir, on peut dire de l'autre qu'elle sert de modèle aux personnes de son sexe par sa vertu. C'est à sa gloire que quelques-uns ont publié que l'esprit du grand René étoit tombé en quenouille. »[7]

Madame de Sévigné dans des lettres à sa famille et à ses relations parle de la nièce du philosophe : « Il y avoit une autre vraie nièce : celle-là sait aussi bien que vous sa philosophie » [8]. « Il y avoit une Mlle Descartes, propre nièce de votre père, elle a de l'esprit comme lui, elle fait très bien les vers »[9].

Émile Colombey, dans Ruelles, salons et cabarets : histoire anecdotique de la littérature française, écrit en 1892 : « L'une d'elle a nom Catherine Descartes : nièce du philosophe René elle a échangé avec son amie, Anne de Lavigne, des vers à la louange de son oncle »[10].

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Sa ville natale, Elven, a donné son nom à l'école publique de la ville en 2002 (groupe scolaire Catherine Descartes). De même que la ville de Vannes.

Notes et références[modifier | modifier le code]