Carex pulicaris

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Laîche puce, Carex pucier

Carex pulicaris
Description de cette image, également commentée ci-après
Laîche puce (illustration botanique).
Classification APG III (2009)
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Commelinidae
Ordre Poales
Famille Cyperaceae
Genre Carex

Espèce

Carex pulicaris
L., 1753

Synonymes

  • Carex psyllophora Ehrh. ex L.f., 1782
  • Caricinella pulicaris (L.) St.-Lag., 1889
  • Psyllophora pulicaris (L.) Schur, 1866
  • Psyllophora puliciformis Friche-Joset & Montandon, 1856
  • Psyllophora vulgaris Heuff., 1844
  • Vignea pulicaris (L.) Rchb., 1830[1]

Carex pulicaris, de nom commun Laîche puce ou Carex pucier, est une espèce de plantes vivace de la famille des Cyperaceae et du genre Carex.

Étymologie[modifier | modifier le code]

« Carex » vient « du latin carere, manquer : épi supérieur ordinairement mâle et manquant de graines ; ou du grec cairô, je coupe, ou bien encore carax, fossé : plantes souvent à feuilles coupantes et croissant dans les fossés (Coste) »[2]. Pulicaris signifie « puce ».

Description[modifier | modifier le code]

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Aspect général.

La Laîche puce est une plante vivace, monoïque, cespiteuse, de 5 à 30 cm de hauteur, à tiges grêles, dressées, légèrement trigones, et lisses. Les feuilles sont fines, égalant environ la tige, à bords enroulés[3].

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

Épi.

L'inflorescence est constituée d'un seul épi dressé ; les fleurs sont mâles situées à l'extrémité ; les fleurs femelles sont sous-jacentes, très lâches, brunes, dressées, puis se positionnant à l'horizontale. Les écailles femelles sont brunes à marge scarieuse, oblongues et obtuses, un peu plus courtes que les utricules ; les écailles mâles sont ovale-allongées et aiguës. L'utricule est d'environ 5,5 mm de longueur, brun orangé, luisant, pédicellé, en fuseau allongé, terminés en un bec court blanchâtre ; les stigmates sont au nombre de deux. La floraison a lieu en mai et juin[3].

Confusions possibles[modifier | modifier le code]

Illustration botanique de Carex pulicaris (droite) à côté de Carex obtusata (gauche).

La Laîche puce peut être confondue avec les formes monoïques de Carex davalliana, dont l'utricule est plus renflé à la base et non pédicellé[3].

Habitat et écologie[modifier | modifier le code]

Hémicryptophyte, cespiteuse, l'espèce pousse dans les prairies humides, marécageuses à tourbeuses, sur les bords de ruisseaux, zones ravinées ou décapées ; généralement sur sols siliceux. Elle se rencontre jusqu'à 2 500 m d'altitude[3].

Répartition[modifier | modifier le code]

C'est une espèce eurasiatique, présente de l'Espagne jusqu'en Sibérie et Caucase. Elle est disséminée dans presque toute la France, rare dans la région méditerranéenne[3].

Menaces et conservation[modifier | modifier le code]

C'est une plante en régression du fait de la dégradation des zones humides ; elle est notamment victime de l'artificialisation des cours d'eau et du drainage de ses milieux[3]. À l'échelle de la France, l'espèce est en « préoccupation mineure » (LC), mais est « en danger » (EN) en Île-de-France, Haute-Normandie, Picardie et Lorraine[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Référence INPN : Carex pulicaris L., 1753 - Laîche puce, Carex pucier (consulté le )
  2. « Carex pulicaris », sur serres.u-bourgogne.fr (consulté le 2 octobre 2020)
  3. a b c d e et f A. LOMBARD, « Carex pulicaris L., 1753 », sur Conservatoire botanique national du Bassin parisien, Muséum national d'Histoire naturelle [Ed]. 2006., (consulté le 2 octobre 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • BONNIER G., réédition 1990. La grande flore en couleurs de Gaston Bonnier. France, Suisse, Belgique et pays voisins. 4 tomes. Editions Belin, Paris. 1401 p.
  • BOURNERIAS M., ARNAL G., BOCK C., 2001. Guide des groupements végétaux de la région parisienne. Nouvelle édition illustrée. Editions Belin, Paris. 640 p.
  • BUGNON F., 1995. Nouvelle Flore de Bourgogne. Tome II – Clés de détermination. Bulletin scientifique de Bourgogne, édition hors série, Dijon. 35 p. + XLII + 784 p.
  • DUHAMEL G., 1998. Flore et cartographie des carex de France - Deuxième édition revue et augmentée. Société nouvelle des éditions Boubée, Paris. 296 p.
  • DURIN L., FRANCK J., GEHU J.-M., 1996. Flore illustrée de la région Nord-Pas-de-Calais et des territoires voisins pour la détermination aisée et scientifique des plantes sauvages. 2e édition revue et corrigée. Centre régional de phytosociologie et Conservatoire botanique national de Bailleul. j + XLVII + 340 p.
  • FITTER R., FITTER A., FARRER A., 1991. Guide des graminées, carex, joncs et fougères. Les guides du naturaliste. Delachaux et Niestlé, Paris. 255 p.
  • LAMBINON J., DELVOSALLE L., DUVIGNEAUD J., 1973, cinquième édition 2004. Nouvelle flore de la Belgique, du Grand-Duché du Luxembourg, du nord de la France et des régions voisines. Éditions du Patrimoine du Jardin botanique national de Belgique, Meise. CXXX + 1167 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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