Capitaine Bada

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Capitaine Bada est la première pièce écrite par le dramaturge bordelais Jean Vauthier. Si la rédaction est terminée en 1949, elle a été jouée pour la première fois le 10 janvier 1952 au Théâtre de Poche de Paris dans une mise en scène d'André Reybaz et où il joue le rôle masculin, Bada. D'abord confiée à Gérard Philipe, Vauthier la lui retire suite à un différend esthétique. En effet, la pièce se distingue par un nombre conséquent de didascalies, souvent injouables, et c'est pour cette raison que Philipe voulait introduire sur scène un personnage de récitant auquel Vauthier n'a jamais voulu céder. En 1964, la rencontre avec Marcel Maréchal a lieu : les deux hommes ne se quitteront plus et il s'ensuit une collaboration jusqu'à la mort de Vauthier. C'est Maréchal qui récupère non seulement la pièce, mais aussi le rôle de Bada, qu'il a joué pour la dernière fois en 1986 à la Criée[1].

Argument de la pièce[modifier | modifier le code]

La pièce se découpe en trois actes avec une séparation en deux parties pour les actes deux et trois. Un entracte de quinze minutes a été prévu par l'auteur, tant la pièce est ambitieuse. En effet, jouée intégralement, elle dure pratiquement trois heures durant lesquelles deux personnages se partagent la scène.

L'acte I voit Bada priant Dieu sur un escabeau jusqu'à ce qu'il soit interrompu par Alice, avec qui il s'était fiancé et qui vient réclamer son mariage. D'abord refusant car voulant se marier avec Dieu et ayant l'aspiration de devenir un grand créateur, Bada se laisse aisément convaincre.

A l'acte II, Alice regrette son mariage alors qu'il vient seulement d'être prononcé. Elle tente de fuir, mais Bada la poursuit jusqu'à lui faire entendre raison, non sans la malmener. De l'ambition de Bada a devenir un grand auteur, il ne reste que la velléité de se mettre au travail.

L'acte III montre le couple après vingt-sept ans de vie commune sans que Bada n'ait réellement écrit une ligne de son ouvrage devant comporter 18.000 pages selon son ambition. Les disputes se poursuivent lorsque Bada fait une chute mortelle. La pièce se clôt sur l'arrivée d'un employé des pompes funèbres venu annoncer à Bada qu'il fallait qu'il le suive jusqu'au paradis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yannick Hoffert, Jean Vauthier : Théâtre vibrant, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, , 233 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]