Cellule caliciforme

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Les cellules caliciformes sont des cellules bordant les glandes exocrines ou composant en partie les épithéliums absorbants, comme celui de l'intestin ou dans les voies respiratoires supérieures, pas dans les poumons. Bien qu'elles ne correspondent pas à une glande au sens strict du terme, elles sont considérées comme des glandes unicellulaires[1].

Elles possèdent une large région apicale, et une fine partie basale. Le pôle apical comporte une masse de globules de mucine qui déplace le noyau vers la base. Ce mucus est secrété par la cellule pour protéger la surface de l'épithélium.

Les cellules caliciformes sont des cellules à pôle muqueux dit « ouvert », car leur excrétion muqueuse est tellement abondante qu'on ne voit pas la membrane plasmique en microscopie optique (on a ainsi l'impression que les cellules caliciformes sont "ouvertes"). Cette "ouverture" est bien une impression ; en effet, la microscopie électronique montre bien la continuité de la membrane plasmique. Si la cellule était réellement ouverte, avec une rupture de la membrane plasmique, la cellule ne pourrait pas vivre.

Histologie[modifier | modifier le code]

Appelées aussi "cellules muqueuses à pôle apical ouvert", les cellules caliciformes sont dispersées dans certains épithéliums de revêtement et assurent la lubrification de ceux-ci par sécrétion de mucus[2].

Leur forme en calice est caractéristique : le pôle basal est étroit, il repose sur la lame basale et contient le noyau refoulé et déformé; le pôle apical est évasé.

Observées en microscopie électronique, ces cellules présentent une accumulation de grains mucigènes qui confluent en de volumineuses masses évacuées par fusion de leur membrane avec la membrane plasmique. L'ouverture de ces énormes masses donne au pôle apical de la cellule l'aspect ouvert en microscopie optique.

Le mucus résulte de l'hydratation du mucigène au moment de l'excrétion.

D'autres cellules participent à la synthèse de mucus telles que : les cellules muqueuses à pôle fermé ou encore les cellules muqueuses a pôle fermé de type mucoïde.

Bronches et trachée[modifier | modifier le code]

Dans l'épithélium de la trachée et des bronches, les cellules caliciformes sécrètent un mucigène, qui en s'hydratant, deviendra du mucus. Celui-ci forme, avec les cils vibratiles, le tapis muco-ciliaire empêchant la progression des poussières et permettant leur remontée dans la trachée[3].

Œsophage[modifier | modifier le code]

Ces cellules aussi présentes dans l'œsophage métaplasique (œsophage de Barrett).

Intestin[modifier | modifier le code]

Ces cellules sont présente dans le gros intestin et le rectum[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cellule caliciforme - Définition », sur Journal des Femmes Santé (consulté le 19 mars 2016)
  2. « FMPMC-PS - Histologie : les tissus - Niveau PAES », sur www.chups.jussieu.fr (consulté le 19 mars 2016)
  3. Encyclopédie Vulgaris Médical : Cellule caliciforme
  4. Éditions Larousse, « Définitions : caliciforme - Dictionnaire de français Larousse », sur www.larousse.fr (consulté le 19 mars 2016)