Caesalpinia gilliesii

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La Césalpinie de Gillies (Caesalpinia gilliesii ), est une espèce d'arbuste ornemental originaire d'Amérique tropicale, principalement d'Argentine et d'Uruguay. Elle est aussi appelée oiseau de paradis[1].

Cet arbuste de la famille des légumineuses est communément appelé "oiseau de paradis jaune", mais il n'est pas lié au genre Strelitzia, le véritable oiseau de paradis.

Synonyme[modifier | modifier le code]

  • Poinciana gilliesii

Etymologie[modifier | modifier le code]

John Gillies est un médecin-chirurgien écossais de la Royal-Navy qui adressa plusieurs échantillons de la flore argentine à William Jackson Hooker.

Description[modifier | modifier le code]

Cet arbuste peut atteindre 3 à 4 m de hauteur.

Les feuilles sont bipennées, 10 à 15 cm de long, portant 3-10 paires de pinnule, chacune avec 6-10 paires de folioles 5-6 mm de long et de 2 à 4 mm de large.

Les fleurs sont supportés en racèmes jusqu'à 20 cm de long, chaque fleur à cinq pétales jaunes avec 10 étamines rouges assez remarquables.

La floraison, magnifique, dure de fin mai jusqu'à fin septembre et produit une profusion de longues gousses de 6 à 8 cm, les graines germent très facilement en quelques jours.

Même si c’est une plante tropicale, elle se développe également très bien sous un climat plus froid en hiver et plus sec en été comme le climat méditerranéen mais le feuillage devient alors caduc. Elle tolère des températures de –12 à –14 °C.

Utilisations médicinales[modifier | modifier le code]

Les Hommes médecine, des peuples indigènes de la forêt amazonienne, utilisent cette plante, et de manière similaire au Caesalpinia pulcherrima, qu’ils appellent ayoowiri, pour guérir la fièvre, les plaies et la toux. Ils l’utilisent aussi comme plante abortive[2]. Il convient toutefois de noter que les graines et les cosses vertes de cette plante sont toxiques, provoquant de graves vomissements et d'autres symptômes abdominaux.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  2. (en) S. Allen Counter, « Amazon mystery: A medicine man understood the secrets of this plant long before we did. How? », The Boston Globe,‎

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