Booking.com

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Logo de Booking.com

Siège à Amsterdam (annexe).
Siège à Amsterdam (annexe).

Adresse booking.com
Commercial Oui
Type de site Réservation d'hébergement en ligne
Langue 43 langues
Inscription Optionnelle
Siège social Amsterdam
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Propriétaire The Priceline Group
Lancement 1996
Classement Alexa en augmentation 112 (décembre 2015)[1]
État actuel Actif

Booking.com est un site néerlandais qui propose des hébergements dans différents types de propriétés allant de l'hôtel au gîte touristique (bed and breakfast) en passant par l'appartement. Il est décliné en 43 autres langues.

Il a commencé comme une petite start-up à Enschede en 1996, financée par l'université de Twente. Le site est désormais basé à Amsterdam ; depuis 2005, il est détenu et exploité par le groupe américain Priceline[2].

En 2014, la société est présente dans 59 pays et compte 7 000 employés ; elle propose de l'hébergement dans plus de 540 000 propriétés dans 202 pays. En 2013, cette bannière représentait plus des deux tiers des recettes de Priceline[3]. Booking.com ne facture pas de frais de réservation à ses clients. Le site finance ses activités en facturant des commissions aux fournisseurs d'hébergement.

Historique[modifier | modifier le code]

Booking.com a été fondé par Geert-Jan Bruinsma, un informaticien, à Amsterdam en 1996. Geert-Jan avait repéré une niche inoccupée dans le marché du voyage en ligne, la réservation d'hébergement pour les voyages d'affaires et touristiques[4].

En juillet 2005, la société a été acquise par le groupe Priceline pour 133 millions de dollars. Pendant quelque temps, Booking.com et ActiveHotels.com, une autre société européenne de réservation d'hôtel en ligne acquise un an auparavant par Priceline, ont opéré en parallèle tout en conservant leur identité respective[5]. En 2006, ActiveHotels.com a officiellement changé son nom pour Booking.com[6].

Les succès de Booking.com sont largement responsables de la croissance du chiffre d'affaires et des profits de Priceline. En effet, Booking.com a permis de transformer les pertes de Priceline de 19 millions de dollars en 2002 en un profit de 1,1 milliard en 2011. L'acquisition de Booking par Priceline a été saluée par certains comme « la meilleure acquisition dans l'histoire d'Internet »[7].

En 2014, Booking.com offre de l'hébergement dans plus de 540 000 propriétés dans 202 pays[8] et réserve plus de 700 000 nuitées quotidiennement pour ses clients[9]. La société possède 135 bureaux localisés dans 59 pays et compte 7 000 employés (statistique de juin 2014)[10]. Booking.com est disponible en 41 langues[11].

En 2016, Booking.com référence 1 279 000 hébergements dans 220 pays et 566 millions de nuitées ont été réservées[12], ce qui lui assure une position dominante en Europe (60 % des parts de marché des réservations en ligne). Son résultat opérationnel est alors de 2,9 milliards de dollars et son investissement dans la publicité sur le web est de 3,4 milliards de dollars[13].

En août 2020, Booking.com annonce la suppression d'une partie de ses postes qui pourrait aller jusqu'à un quart de ses 17 500 employés, suite à la crise économique liée au coronavirus[14].

Activité[modifier | modifier le code]

Booking.com fait partie d'un groupe appelé Booking Holdings[15] qui comprend les marques[16] : Booking.com, Kayak, Priceline, Rentalcars.com, Opentable et Agoda.

Booking en France[modifier | modifier le code]

Booking France a son siège social 3, avenue Hoche (Paris) et est immatriculée sous le numéro SIREN 449-620-848. Son président est Rutger Prakke.

Chiffre d'affaires 2014 : 20,6 millions d'euros. Bénéfice net 2014 : 1,3 million d'euros. Effectif : 215 personnes[17].

Début octobre 2019, Booking.com inaugure son nouveau service clientèle à Tourcoing (Nord) en présence de Jean-Yves Le Drian,ministre des affaires étrangères et de Gérald Darmanin, ministre du budget et des comptes publics[18]. Le nouveau centre devrait embaucher plus de 850 personnes au sein d'un bâtiment de 6.200 m²[19]. Il s'agit du plus gros centre européen du géant de la réservation en ligne[20].

Controverses[modifier | modifier le code]

Booking.com figure dans la liste des entreprises ayant des opérations dans les territoires occupés illégalement par l'État d'Israël en territoire palestinien[21].

Dans le cadre des enquêtes sur les pratiques d'optimisation fiscale, le fisc réclame 356 millions d'euros d'arriérés d'impôts (pénalités incluses)[22].

Recours à des clauses abusives[modifier | modifier le code]

Le , l'Autorité de la concurrence française a demandé au site de supprimer certaines de ses clauses de parité tarifaire et de disponibilité qu'il imposait aux hôteliers français membres du site[23].

En juillet 2015, UFC-Que choisir met en demeure Booking.com de modifier ou supprimer certaines de ses clauses « défavorables » aux consommateurs[24]. L'UFC dénonce en particulier le droit que s'arroge le site de « trafiquer les commentaires » des utilisateurs en « modifi[ant] ou de supprim[ant] tout contenu qui lui déplairait », ainsi que les clauses par lesquelles Booking.com s'exonère de toute responsabilité « si la qualité n’est pas à la hauteur des notes et commentaires mis en ligne », si les clients ont « un problème avec la réservation de [leur] chambre », ou encore « si le prix indiqué sur le site diffère du prix final payé ». L'UFC-Que choisir considère en effet que de telles clauses sont défavorables aux consommateurs, voire abusives ou illicites, et se réserve le droit d'intenter une action en justice[24]. L'UFC-Que choisir considère également que Booking.com viole la loi informatique et libertés en ne respectant pas les données personnelles des utilisateurs[25].

De façon plus générale, Booking.com fait l'objet d'enquêtes des autorités de la concurrence au Royaume-Uni, en République tchèque, en France, en Allemagne, en Italie, en Autriche, en Hongrie, en Suède et en Suisse ; ces enquêtes portent notamment sur la clause de parité tarifaire (« rate parity clause ») qui figure dans les contrats de Booking.com avec ses fournisseurs d'hébergement[26].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Booking.com Site Info », Alexa Internet (consulté le 8 décembre 2015)
  2. (en) « Booking.com Challenging Parent Priceline in U.S. Travel », Bloomberg.com,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mars 2018)
  3. Ari Levy, « Booking.com Challenging Parent Priceline in U.S. Travel », Bloomberg, (consulté le 23 février 2014)
  4. « Booking.com » (consulté le 15 octobre 2014)
  5. Dennis Schaal, « How Booking.com turned the other OTAs into converts », (consulté le 15 octobre 2014)
  6. « Active Hotels becomes Booking.com »,
  7. « Booking.com, the best acquisition in Internet history », (consulté le 15 octobre 2014)
  8. The Age, 3 October 2014, "Booking.com now Australia's biggest".
  9. « Booking.com »
  10. Page About us sur le site de Booking.com
  11. « About Us », sur Booking.com
  12. « Booking.com annonce avoir hébergé plus de 3 milliards de voyageurs, dont 750 millions dans des hébergements alternatifs », sur Booking.com (consulté le 27 juin 2020)
  13. « Booking, comment il fait la loi dans le voyage », Capital,‎ , p. 48, 49, 50, 51
  14. « Touchée par la crise liée au coronavirus, Booking.com va licencier jusqu’à un quart de ses effectifs », sur Le Monde,
  15. Site web
  16. (en-US) « Home », sur Booking Holdings, (consulté le 26 janvier 2019)
  17. « BOOKING.COM (FRANCE) SAS (PARIS 8) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 449620848 », sur www.societe.com (consulté le 2 juin 2016)
  18. Céline Eymery, « Tourcoing : Booking.com inaugure le plus grand centre européen de service clients (Vidéo) », sur TourMaG.com, 1er journal des professionnels du tourisme francophone (consulté le 6 octobre 2019)
  19. « Booking.com renforce son ancrage à Tourcoing (Nord) avec un nouveau «centre de service clientèle» », sur FIGARO, (consulté le 6 octobre 2019)
  20. « Tourcoing : Booking ouvre son plus grand centre européen de service client - », sur L'Echo Touristique, (consulté le 6 octobre 2019)
  21. https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session43/Documents/A_HRC_43_71.docx
  22. « Le fisc réclame 356 millions d'euros à Booking.com », sur www.lalsace.fr (consulté le 2 juin 2016)
  23. Le Parisien, « Booking.com met fin à ses clauses les plus décriées par les hôteliers français », sur boursorama.com, (consulté le 21 avril 2015).
  24. a et b L'UFC-Que choisir tire à boulets rouges sur Booking, sur lesechos.fr (consulté le 2 juillet 2015).
  25. "Clauses abusives" : Booking mis en demeure par l'UFC-Que choisir, sur boursorama.com du 2 juillet 2015 (consulté le 2 juillet 2015).
  26. Rapport annuel de PRICELINE GROUP INC., sur biz.yahoo.com (consulté le 4 juillet 2015).

Lien externe[modifier | modifier le code]