Balla Gaye 2

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Balla gaye 2
Image illustrative de l'article Balla Gaye 2
Omar Sakho, surnommé « Balla Gaye 2 »
Biographie
Nom de naissance Omar sakho
Nationalité sportive sénégalaise
Naissance (31 ans)
Lieu de naissance Dakar, Sénégal Drapeau du Sénégal
Surnom Balla Gaye

Omar Sakho, également surnommé « Balla Gaye 2 », né le 4 décembre 1986 à Dakar[1],[2] , est un athlète de lutte sénégalaise. Il a été le « roi des arènes » de la lutte sénégalaise de 2012 à 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Double Less[3], de son vrai nom Mamadou Sakho a lui-même régné, pendant longtemps, sur les arènes sénégalaises. Champion d'Afrique de lutte gréco-romaine, plusieurs fois sacré champion du Sénégal de judo, et vice champion d'Afrique, le père de Balla Gaye 2, dit le sultan de la lutte, a pratiqué pendant de nombreuses années la boxe. Ses performances aux Jeux Africains et Olympiques lui ont valu d'être classé 6e de sa catégorie aux Jeux Olympiques. Un champion dont le fils revêt fièrement l'héritage au bonheur des inconditionnels de ce sport devenu culte au Sénégal.

Débuts[modifier | modifier le code]

La lutte traditionnelle sénégalaise fait aujourd'hui partie des sports les plus pratiqués et les plus médiatisés dans le pays de la Teranga. Sport de contact, la lutte intègre en plus la boxe d'où l'appellation de « lutte avec frappe ». Le lutteur peut à la fois donner des coups et recourir au corps à corps pour terrasser son adversaire. La lutte avec frappe est passée de « sport de chez nous » en véritable phénomène de société au Sénégal en occupant toutes les franges de la société nationale et en étant présent à longueur de journée sur les chaînes de télévision et de radio. Depuis quelques décennies les galas de lutte sont devenus des rendez-vous sportifs incontournables ; plusieurs dizaines de millions de francs CFA sont en jeu d’où le nombre impressionnant de jeunes licenciés et la multiplication des écoles de luttes et des écuries.

Âgé de 15 ans le jeune Omar était tellement obnubilé par la lutte qu’il a fini par intégrer l’école de lutte Balla Gaye, du nom d’un ancien grand champion de l’arène sénégalaise qui en est en même temps le directeur et l’entraîneur. L’école classique et la formation en mécanique étant du passé, Omar Sakho est devenu Balla Gaye 2.

Ses parents et son entourage ne se sont jamais opposés à son choix parce qu’ils étaient conscients de son potentiel de lutteur et de sa passion pour ce sport. Son père savait également que son fils était entre de bonnes mains avec son ami et ancien lutteur Balla Gaye 1 et un autre technicien du nom de Matar. Seulement, le potentiel ne suffit pas toujours pour réussir dans ce sport. Balla Gaye 2 travailla dans l’anonymat total pendant des années sous la houlette de son homonyme pour acquérir tout ce dont un champion a besoin pour atteindre les sommets. Pour cela, il fallait passer par les séances de « mbapatt ».

Le « mbapatt » est un gala de lutte simple sans frappe qui se déroule en général la nuit. Pendant ses séances, on est parfois amené à affronter une dizaine de lutteur sans répit pour être champion. Tant qu’on gagne les combats, on continue jusqu'au dernier lutteur. Ce sont des galas très difficiles à remporter du fait de l’effort physique à fournir de l’exigence technique de ces combats.

Exploits[modifier | modifier le code]

Le rêve de Balla Gaye 2 finit par être réalité avec son premier combat de lutte avec frappe contre Samba Laobé qu’il terrassa sans trembler, confirmant tout le bien que le monde de la lutte pensait de lui. Mais c’est avec le championnat de lutte avec frappe (C.L.A.F) organisé par le promoteur Gaston Mbengue que Balla Gaye 2 s’affirme comme une valeur sure de l’arène sénégalaise. C’est le début d’une longue série de victoires sur des lutteurs de classe comme Papa Sow, Mame Ngor Diouf, Saloum Saloum, Issa Pouye, Tyson junior, Coly Faye, Mbaye Diouf, Modou Lo, Moustapha Gueye, Baboye, Tyson, Yekini, Tapha tine et Gris Bordeaux.

Chute[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des lutteurs, Balla n'a pas été épargné les défaites. En effet, il en a encaissé quatre dont celle du 8 juin 2014 contre le B52 de Mbour, Bombardier, qui lui coûtera son titre de « roi des arènes » qu'il avait obtenu en battant le grand Yékini le 22 avril 2012 et aussi a sa revanche face a Eumeu sene qui le bat pour une deuxième fois le 5 avril 2015 .

Combats[modifier | modifier le code]

20 victoires, quatre défaites, en 24 combats.

Victoires
  • Samba Laobé (2 janvier 2005)
  • Darne Kandji (16 janvier 2005)
  • Papa Sow (5 février 2005)
  • Boulon (17 avril 2005)
  • Marne Goor Diouf (19 juin 2005)
  • Saloum Saloum (10 juillet 2005)
  • Bathie Séras (10 juin 2006)
  • Boy Sèye (30 juillet 2006)
  • CoIy Faye (4 février 2007)
  • Ousrnane Diop (13 mai 2007)
  • lssa. Pouye (29 juillet 2007)
  • Mbaye Diouf (9 décembre 2007)
  • Tapha Guèye (3 mai 2009)
  • Modou Lo (21 March 2010)
  • Balla Beye (01 août 2010)
  • Tyson (31 juillet 2011)
  • Yékini (22 avril 2012)
  • Tapha Tine (02 juin 2013)
  • Gris Bordeaux (31 Mars 2018)
Défaites 
  • Issa Pouye (12 mars 2006)
  • Eumeu Sène (8 février 2009)
  • Bombardier (8 juin 2014)
  • Eumeu Séne (05 avril 2015)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « FRAUDE sur l'âge: Balla Gaye 2 aurait 32 ans et non 24 ans », Leral.net,‎ (lire en ligne)
  2. « Omar Sakho a retaillé son âge. Il aurait 32 ans et non 24 ans », Seneweb News,‎ (lire en ligne)
  3. « Anciennes gloires : Double Less » [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]