Aristénète

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Aristénète (Άρισταίνετος), en sachant que le nom est inauthentique, est un épistolier grec auteur d'une correspondance amoureuse fictive, suivant des situations variées durant l'antiquité tardive.

Nous savons que ce nom est erroné : Aristénète est le correspondant de la première lettre du recueil, un copiste s'y référa pour l'attribution. Mais les premières lettres sont perdues, il manque au moins un folio dans le manuscrit. Ce n'est néanmoins pas le correspondant de Libanios[1]. On peut dater les lettres entre la fin du Ve siècle et le début du VIe siècle, marqué par un paganisme qui survit et surtout par les allusions au mime Caramallos, que Jean Malalas cite en 520 comme danseur en vogue[2].

Le titre de Lettres d'amour (έρωτικαί έπιστολαί) est authentique. 50 lettres sont réparties sur deux livres. Le premier livre est lacunaire au début et le second livre est incomplet[3].

La correspondance épistolaire est extrêmement populaire, l'un des seuls moyens de communications possible à l'époque. Les échanges fictifs ont existé mais il en subsiste très peu : avec Aristénète, nous avons Alciphron, Philostrate (l'authenticité n'est pas assurée) et Théophylacte Simocatta qui écrivirent des lettres érotiques et à des courtisanes[4].

Ses sources et pastiches sont extrêmement variés, il utilise des proverbes et expressions communes. Ses trois principales inspirations sont surtout Ménandre, les dialogues platoniciens et Lucien[5].

Éditions[modifier | modifier le code]

Un seul manuscrit nous a transmit le recueil : le Vindobonensis Philologicus graecus 310, sigla V, manuscrit fin datant de la fin du XIIe siècle qui présente de nombreuses gloses. Le livre plutôt court et la popularité des lettres érotiques attira les traducteurs et éditeurs :

Elles ont été traduites ou imitées en français :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aristénète 1992, p. IX.
  2. Aristénète 1992, p. X-XI.
  3. Aristénète 1992, p. XVI.
  4. Aristénète 1992, p. XII.
  5. Aristénète 1992, p. XVII-XVIII.
  6. Aristénète 1992, p. XXXVIII.
  7. Lettres d'amour) (Paris, Bulletin de l'association Guillaume Budé, 1938; Paris : les Belles lettres, 1992
  8. Aristénète 1992, p. XXXVII.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aristénète (trad. Jean-René Vieillefond), Lettres d'amour, Les Belles Lettres, coll. « Collection des Universités de France »,