Alain Roussel

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Alain Roussel
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Alain Roussel, né à Boulogne-sur-Mer le 23 mars 1948, est un écrivain et poète français.

Il s'est intéressé très tôt à l'ésotérisme sous tous ses aspects, lisant pêle-mêle Fabre d'Olivet, Louis-Claude de Saint-Martin, Swedenborg, Éliphas Lévi, Denys l'Aréopagite, Fulcanelli, René Guénon et les grands textes orientaux (bouddhisme tch'an, soufisme, hindouisme, taoïsme). Il a découvert la poésie, en vers et en prose, vers l'âge de dix-sept ans, devenant au fil du temps un lecteur insatiable de Rimbaud, Baudelaire, Lautréamont, Breton, Artaud, Daumal, Leiris, Michaux, Paz, Duprey, de Chazal, Pessoa, Juarroz, Munier, Bonnefoy.

Cet auteur s'inscrit dans une double démarche. D'une part, il écrit des proses poétiques resserrées, à la limite du silence, essayant de dire en quelques mots la présence, l'absence, l'attente, rôdant autour de l'innommable, de l'indicible (ces livres sont publiés chez Lettres Vives et aux éditions Cadex)[1],[2]. D'autre part, il écrit des récits où il peut donner libre cours à son imagination, à son humour, à son insolence, sans perdre la quête du sens qui est essentielle à toute sa démarche. En témoigne son recueil de nouvelles Que la ténèbre soit !, une sorte d'hommage à Nodier, Nerval, Gautier, Hoffmann ou Meyrink.

Par ailleurs, il a publié un essai sur les mots, à partir de la cabale phonétique et d'une interprétation très personnelle de la forme des lettres, La Vie privée des mots[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Parmi les poètes révélés ces dernières années et qui, sans se réclamer expressément du surréalisme, entretiennent avec lui de peu niables relations, seraient-elles de contestation […] il m’a semblé [qu’Alain Roussel] se montrait étroitement tributaire de cette conviction des surréalistes que la poésie peut et doit “changer la vie”, même si c’est cela qu’il met en doute. », José Pierre, L'Univers surréaliste, Somogy, 1983, p.
  2. « Après de nombreuses années d’écriture, d’étroite passion avec la langue, d’émerveillement dans son sein, il arrive, comme dans tout autre amour, que l’effervescence s’effrite. L’émotion se transforme, la distance se crée. À la fusion intense succède la distance critique qui rend étrange à ses propres mots et à soi-même », Nelly Carnet à propos de La Voix de personne, dans Le Mensuel Littéraire et poétique n°343, septembre 2006
  3. À propos de La Vie privée des mots, Jean-Claude Lebrun écrit (L'Humanité, 3 juillet 2008) : « Ce livre [...] se lit comme une libre pérégrination, commandée seulement par les principes du plaisir et de l’étonnement. Mais toujours à partir d’une connaissance intime, tout à fait savante, de la langue et de son histoire. Le savoir du linguiste se conjugue en l’espèce à la liberté du poète. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Poème après le naufrage, P.-J. Oswald, 1977
  • Rétropoèmes, Inactualité de l'orage, 1978
  • Les Aventures d'Aluminium, Inactualité de l'orage, 1979
  • Le Texte impossible, Inactualité de l'orage, 1980
  • Le Temps d'un train, P. Vandrepote, 1983
  • La Lettre au petit homme noir, Plasma, 1984
  • Rite pour l'aurore, Tournefeuille, 1989; rééd. Lettres vives, 1998
  • La Légende anonyme, Lettres vives, 1990
  • Il y aura toujours des gardiens de phare, Poiein, 1992
  • Fragments d'identité, Lettres vives, 1995
  • L'Ordinaire, la Métaphysique, Cadex, 1996
  • La Poignée de porte, Cadex, 1999
  • Somnifère d'indien, Wigwam, 1999
  • Sans commentaire (avec Christian Hibon), La Clef d'Argent, 2000
  • L'Œil du double, Lettres vives, 2001
  • Ils, Cadex, 2003
  • La Voix de personne, Lettres vives, 2006
  • Le Récit d'Aliéna, Lettres vives, 2007
  • La Vie privée des mots, La Différence, 2008
  • Que la ténèbre soit !, La Clef d'Argent, 2010
  • Le gardien des voyages, Pièces à conviction, 2010
  • Chemin des équinoxes, Éditions Apogée, 2012
  • Petit manuel de savoir-vivre en une seul leçon, Le Cadran ligné, 2012
  • Ainsi vais-je par le dédale des jours, Éditions Les Lieux-dits, 2013
  • Le Labyrinthe du Singe, Éditions Apogée, 2014
  • Le Boudoir de la langue, illustrations de Georges-Henri Morin, Pierre Mainard, 2015
  • Un soupçon de présence, Le Cadran ligné, 2015
  • Le livre des évidences, avec des encres de Georges-Henri Morin, éditions des Deux Corps, 2016
  • La Phrase errante, Le Réalgar Editions, 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]