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Aimée Caroillon des Tillières

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Marie Louise Angélique Aimée Caroillon des Tillières, dite Aimée d'Osmond, plus connue sous le titre de comtesse d'Osmond, née à Paris le 28 décembre 1797[1] et morte dans la même ville le [2], par son mariage comtesse (1817) puis marquise (1838) d'Osmond, est une salonnière française.

Aimée Caroillon des Tillières est la fille unique du riche entrepreneur Claude-Xavier Carvillon des Tillières et de son épouse, Françoise Aimée Magallon d'Amirail.

En 1812 au décès de son père, elle hérita de sa fortune et de son patrimoine foncier; elle vendit à Napoléon Ier le château du Raincy mais conserva le château de Pontchartrain.

Bien que dotée d'un physique disgracié, elle fut aussitôt convoitée par les meilleurs partis de France. À la satisfaction de son oncle, qui avait été nommé son tuteur et administrait ses biens, elle les éconduisit tous, même le duc de Rohan.

Elle finit par épouser, le , le jeune comte d'Osmond (1788-1862), frère de la comtesse de Boigne.

Ils eurent deux enfants :

La comtesse d'Osmond en train de peindre dans son intérieur gothique, aquarelle gouachée d'Hilaire Thierry, vers 1820

Dès le début des années 1820, la comtesse d'Osmond devient l'une des égérie du style Troubadour, et fait construire en son hôtel particulier, qu'on appela l'hôtel Destillières puis l'hôtel d'Osmond, deux pièces dans ce style. Construit par Alexandre-Théodore Brongniart, l'hôtel d'Osmond s'élevait sur l'actuel emplacement de l'Opéra Garnier. D'un style purement néoclassique, l'intérieur fit jaser Paris par son luxe[3]. Le Petit Palais à Paris conserve du cabinet de la comtesse une paire de chaises, réalisées par l'ébéniste Jacob-Desmalter, qui représente à lui seul un exemple révélateur du style Troubadour dans le mobilier. Rapidement détruites, ces pièces, un salon et un cabinet, sont tout de même connues par deux aquarelles, d'Auguste Garneray et d'Hilaire Thierry[3].

Sous la monarchie de Juillet, elle tint un salon très brillant[4]. Avec la duchesse de Berry, elle contribua à lancer la vogue du style néo-gothique.

Références

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  1. Archives de Paris Acte de naissance reconstitué dressé le 30/12/1797 (10 nivose an VI), vue 49 / 50,
  2. Archives de Paris Acte de décès dressé le 03/08/1853, vue 37 / 51
  3. a et b Elsa Cau, Le style troubadour, l'autre Romantisme, Paris, Gourcuff Gradenigo, , 177 p. (ISBN 2353402623, EAN 978-2353402625)
  4. M. Rives et M. A. Bignan : Œuvres de M. Charles Brifaut,…. T. 3 / [Charles Brifaut] ; Éditeur : P. Diard (Paris) 1858, p. 126-128

Bibliographie

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Liens externes

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