Activisme antivoiture

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L'activisme antivoiture est une opposition à l'usage jugé exagéré des voitures et autres transports motorisés non strictement nécessaires.

Historique[modifier | modifier le code]

L'activisme antivoiture est apparu dans de nombreux pays où l'usage de la voiture s'est généralisé au point de poser des problèmes de pollution locaux et globaux (c'est-à-dire dans tous les pays industrialisés).

Les mouvements ayant la dénomination antivoiture sont de mouvances diverses : certains ne veulent lutter que pour des actions purement locales (comme le mouvement de la vélorution), comme la piétonisation d'un centre-ville par exemple, d'autres (comme carfree) veulent aller au-delà, et n'agissent pas pour de simples zones (villes, quartiers...) mais pour la planète entière, et il ne s'agit pas que des voitures mais de tous les véhicules considérés par ce mouvement comme trop polluants.

Arguments présentés par les activistes[modifier | modifier le code]

Problèmes posés par la voiture[modifier | modifier le code]

  • La lutte contre la pollution et les effets catastrophiques prédits au niveau de la biosphère, principalement les changements climatiques par augmentation du CO2, et plus localement les accumulations de poussières fines et autres polluants physiques ou chimiques;
  • Le côté surprenant de se promener principalement entouré de centaine de kilogrammes de mécanique, plastique et autres matériaux;
  • La dangerosité des voitures due à leurs masses et à leurs vitesses;
  • La place prépondérante que tout cela a pris dans la civilisation moderne au point de menacer directement la santé de la majorité de la population (pollution, accidents et maladies dégénératives du système cardio-vasculaire, etc.);
  • L'hyper-mobilité du système de société actuelle, car elle force une partie de la population à être dépendante de moyens de transports privés motorisés (centres commerciaux externes, réunions sociales décentrées...);
  • L'espace urbain occupé par les voies de circulation, qui relègue les deux roues et les piétons sur une portion congrue de leur environnement, dont une partie est en plus dédiée à la signalisation rendue nécessaire à cause des voitures.
  • Coût élevé pour le particulier (achat à crédit, carburant, assurances, entretien, etc) et pour la collectivité (création et entretien des infrastructures routières et de la signalisation, accidents de la route, congestion, etc)

Suggestions de réponses[modifier | modifier le code]

  • Utiliser au maximum des moyens de transports non polluants (transports publics, vélo, marche);
  • Renoncer à une voiture si cela est possible, aussi bien par l'absence d'achat, que par un renoncement volontaire à ce genre de transport;
  • Adapter son mode de fonctionnement pour pouvoir se passer de voiture ; ceci implique parfois de choisir son domicile en fonction (proximité des transports publics, proximité avec son lieu de travail), ou son travail (localisation de l'entreprise, travail à domicile);
  • Réduire les places de parque au centre ville
  • Taxer davantage le carburant

Contre-argumentation[modifier | modifier le code]

Certains conducteurs se sentent attaqués et trouvent les actions menées (manifestations par exemple) agressives. Ils utilisent souvent les arguments suivants :

  • Rappel du droit à la liberté d'achat et d'utilisation de leurs biens ;
  • Déni du problème : le réchauffement climatique humain ne serait pas prouvé ;
  • Accusation de penchants politiques opposés à leur propre penchant (souvent, accusation de « gauchisme », voire de « communisme », à cause de la volonté affichée des antivoitures de favoriser les moyens collectifs) ;
  • Conséquences économiques, en particulier sur l'emploi.

Réponses des antivoitures[modifier | modifier le code]

  • Un automobiliste n'utilise pas que son véhicule mais aussi et surtout la voie publique. La liberté de circuler et d'utiliser son bien s'arrête donc là où commence la liberté des autres d'utiliser, eux aussi, la voie publique.
  • En ville, le nombre de mètres carrés au sol n'est pas extensible et chaque mètre carré est précieux. Pourtant le nombre de voitures ne cesse d'augmenter. La généralisation des voitures est donc une impasse.
  • Les lois doivent évoluer pour prendre mieux en compte l'environnement
  • Les preuves du réchauffement climatique sont accablantes
  • Les antivoitures pour la plupart ne se préoccupent pas vraiment d'idéologie, mais mettent simplement en avant leurs droits de vivre dans un environnement sain.
  • Pour le bien général de la société il n'y a aucun sens à maintenir des activités économiques inutiles (cas d'une surproduction), car la pénalité est double : gaspillage d'énergie de production et accumulation d'objets inutiles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]