Abaque (architecture)

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Différends types d'abaques. Larousse illustré de 1898.
Haut abaque paléochrétien, annonçant le style byzantin, de la basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf de Ravenne, Italie, début du VIe siècle.
Abaque du chapiteau d'un pilier d'Ashoka, avec palmettes et lotus hellénistiques, Kosambi (Inde), IIIe siècle[1].

Un abaque (du grec ἄβαξ, abax, « planche, tablette ») est la partie supérieure du chapiteau des colonnes ou des pilastres. Il s'agit le plus souvent d'une tablette en pierre située entre l'échine, coussin aplati ou rebondi de même épaisseur placé sur le fût de la colonne, et l'architrave ou l'arc qu'elle supporte.

Couronnant et renforçant le chapiteau, on le nomme plus couramment « tailloir » dans l'architecture médiévale, bien que son emploi métaphorique en architecture ne date que du XVIe siècle et qu'il désigne seulement un abaque carré[2].

À l'origine en Égypte, en Inde ou en Grèce antique, il s'agit d'une épaisse tablette carrée de terre cuite ou de bois que les anciens constructeurs placent au-dessus des colonnes de bois pour leur donner une plus large assiette et fournir ainsi plus de support aux poutres que portent ces colonnes. Par la suite, l'abaque prend des formes variées, une partie est taillée en biseau et forme l'échine[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Huu Phuoc Le, Buddhist Architecture, Grafikol, 2010, 343 p. (ISBN 9780984404308), p. 39.
  2. « Tailloir », Centre national de ressources textuelles et lexicales, www.cnrtl.fr (consulté le 29 avril 2019).
  3. Antoine Quatremère de Quincy, Dictionnaire historique d'architecture, Le Clere, (lire en ligne), p. 1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]