ASBA

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ASBA
Image illustrative de l'article ASBA

Création 1928
Disparition 1983
Fondateurs Alfred Boudard
Siège social Drapeau de la France Limeil-brévannes Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Batterie et Percussions
Produits Batterie, Fûts, Bongo, Tambourin. Congas...

ASBA était une marque française de batteries et de percussions fondée en 1928 par Alfred Boudard. Victime de la concurrence internationale et la réduction de ses marchés, ASBA a fermé ses portes au début des années 1980.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom ASBA provient de la contraction des initiales du fondateur de la marque, Alfred, de celle de sa femme, Simone, de celle de leur nom, Boudard et de celle du mot « Accessoires », soit Alfred et Simone Boudard Accessoires. La marque commence son activité en 1928 par la production d’accessoires pour orchestres : la mention accessoires désignait dans les métiers de la musique toutes les pièces qui servaient au bruitage pour le théâtre, le cinéma, ou pour des effets sonores, on trouve donc, les sourdines de trompette wha wha, les sifflets (du train), les fouets, les énormes crécelles pour imiter les coups de fusil, les machines à vents, et aussi des pupitres. L’entreprise se situe en banlieue parisienne, à Limeil-Brévannes, d’où sortiront des pupitres et des stands pour instruments à vent. La seconde guerre mondiale impose une cessation d’activité. À la Libération, la marque redémarre et étoffe son catalogue en proposant ses premiers instruments de percussion : Timbales et Bongos très en vogue dans les années 1950 avec la mode cha-cha mambo.

Avec l’arrivée de Jacques Périn un collaborateur, ASBA développe le prototype d’une caisse claire, la « révélation » suivi de la production de fûts pour constituer de vrais kits. Ces kits vont venir concurrencer les marques « Metjazz », « Sonic » ou « Gary » qui luttent pour fournir du matériel aux batteurs français face aux marques étrangères importées des USA ou d’Angleterre. ASBA s’impose sur le marché français par le sérieux de sa production (nombreux kits en Okoumé multiplis). D’abord fabriqués en dimensions métriques, ASBA passe en Système international en 1963.

ASBA développe une coopération technique et commerciale avec les batteurs vedettes de l’époque (Armand Molinetti, Christian Garros, Daniel Humair) afin d’améliorer la conception des batteries et des accessoires. Ainsi la célèbre pédale de grosse caisse « Caroline » est née de la collaboration avec Daniel Humair (Caroline étant le prénom de la fille de Daniel). Cette pédale sera d’ailleurs distribuée par Ludwig aux USA et connaîtra un succès certain à l’étranger grâce à des batteurs comme Mitch Mitchell, John Robinson ou Mike Baird. La réputation de la marque devient alors internationale. D’autres instruments connaissent une « carrière » internationale dans les années 1960 comme les congas bicolores ou la pédale pour cow-bell « mambo ».

Alfred Boudard décède en 1970 et c’est Jacques Périn qui reprend la tête de l’entreprise. Avec les musiciens de l’époque, il développe une étroite collaboration afin de créer et promouvoir de nouveaux modèles. Avec Christian Vander, ASBA sort des kits en métal en acier inox. ASBA produira aussi des kits en cuivre ou en métal recouvert d’un revêtement de couleur. Les coloris s’étoffent de finitions en liège ou en bois exotiques tels le teck ou le palissandre. C’est l’essor de production avec de nouveaux matériaux comme l’altuglass, la fibre de verre « fibercel » dont le batteur de Martin Circus, René Guérin, fera la promo avec un double kit bleu-blanc-rouge.

Le marketing se développe sous l’impulsion de Marc Périn, fils de Jacques, se basant sur la réputation d’un matériel 100 % français. Mais l’âge d’or ne dure qu'un temps ! La concurrence japonaise, avec un marketing très agressif, aura raison de la marque qui sombrera peu à peu au début des années 1980. ASBA produira encore quelques nouveautés comme le modèle « Linda » aux fûts coupés à 45° à la base et un modèle « Virginie » en fûts profonds. Deux batteries imaginées en collaboration avec Philippe Lalite et baptisées du prénom de la fille et la nièce du créateur de la « baguetterie ».

L’usine de Limeil-Brévannes ferme ses portes en 1983, la société dépose son bilan et sera liquidée faute de repreneur.

Le site asbadrums.com a été initié par Andy Youell et est maintenant géré par Gilles Dalbis, contribuant ainsi à la continuation de cette histoire avec des documents importants de batteurs du monde entier.

Lien externe[modifier | modifier le code]