Émile Bockstael

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Émile Bockstael
Biographie
Nom de naissance Émile Bockstael
Date de naissance
Lieu de naissance Mons
Date de décès (à 81 ans)
Sépulture Cimetière de Laeken
Nationalité Belge

Émile Bockstael (Mons, - Laeken, 26 février 1920) est un homme politique libéral bruxellois. Il fut en particulier le dernier bourgmestre de Laeken avant son rattachement à la ville de Bruxelles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur de formation, Émile Bockstael est élu conseiller communal à Laeken en 1872 et est nommé échevin de l'enseignement. Il est nommé bourgmestre en 1877 et occupera ce poste jusqu'à sa mort en 1920. Combinant ses idées urbanistiques à celles du roi Léopold II, qui habitait également la commune et auquel il ressemblait physiquement très fort, il a fortement transformé la commune. La proximité de la fusion fit qu'aucun bourgmestre ne fut nommé entre-temps[1].

Bockstael appartenait au Parti libéral et fut co-fondateur de différentes œuvres caritatives.

En 1878, il devient membre de la franc-maçonnerie dans la loge Les Amis Philanthropes.

Dans les années 1870, pour répondre au manque de place au cimetière de Molenbeek-Saint-Jean, Bockstael imagine le principe des galeries funéraires où les tombes sont juxtaposées sur plusieurs centaines de mètres, mais aussi superposées. En sa qualité d'ingénieur, il supervisera lui-même la construction de pareilles galeries au cimetière de Laeken en 1879. Elles sont aujourd'hui classées[2]

Il est enterré au cimetière de Laeken où sa sépulture a été réalisée par Ernest Salu.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Son nom a été donné à un important boulevard de la commune, à un athénée ainsi qu'à la place communale et à la station de métro et la gare qui s'y trouvent.
  • Pierre Theunis a réalisé un buste qui est exposé dans l'ancienne maison communale de Laeken (place Émile Bockstael).
  • Ernest Salu, Jean Rombaux (arch.), Fontaine Bockstael, composée d'un buste en marbre blanc et 3 stèles de pierre bleue et deux mascarons en tête de lion en guise de déversoirs, 1929-1932, Laeken, square Princesse Clémentine[3].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Advocaat Vandermeeren, In memoriam Emile Bockstael.
  • Lucy Peelaert, La représentation maçonnique dans les noms de rues de Bruxelles, Bruxelles, 1982.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://bruseleke.skynetblogs.be/archive/2011/09/11/emile-bockstael-dernier-bourgmestre-de-laeken.html
  2. On peut lire dans Commune de Laeken : Rapport fait au Conseil communal, Bruxelles, 1876, p. 53 : Un nouveau mode d'inhumation a fait le sujet d'études sérieuses de la part de votre Comité de salubrité publique. Il a pour but de substituer aux caveaux de famille des galeries souterraines, dans les accotements desquelles on pratiquerait des niches maçonnées et enduites de ciment, ct qui seraient hermétiquement scellées au ciment après l'introduction du cercueil. Ce projet, œuvre de M. l'échevin Bockstael, a reçu l'avis favorable du Comité, et vous l'avez adopté.
  3. Fabien De Roose, Les fontaines de Bruxelles, Racines ; en ligne.