Édith Desternes

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Édith Desternes
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Édith Desternes (Paris 1901 - La Charité-sur-Loire 2000) est un peintre français, fille de Louis Desternes[1] (1864-1936) et sœur de Suzanne Desternes[2].

Élève et muse du peintre Gaston Simoes de Fonseca (lui-même élève de Jean-Léon Gérôme), elle délaisse son activité de création de reliure contemporaine pour la peinture dans les années 1920.

Elle expose ses dessins, fusains et monotypes avec Fonseca avant guerre à la galerie Barreiro, rue de Seine. Dans les années 1950, elle décide de se consacrer à la peinture sur verre qu'elle présente à plusieurs reprises à la galerie Bruno Bassano (1956).

Dix ans plus tard, le peintre japonais Toshio Bando[3] (1895-1973) l'encourage à travailler la gouache. Fort de ces encouragements et de ses succès, c'est dans cette technique qu'elle donnera le meilleur d'elle-même.

Ses gouaches seront remarquées et appréciées du critique d'art Raymond Charmet. Elle guide et encourage Jean Guitton à la peinture. Ce dernier reconnaîtra son influence à plusieurs reprises, et ils exposeront souvent ensemble à Paris (à la galerie Katia Granoff) et en province (Montluçon en Bourbonnais).

Dans les années 1990, elle retrouve le goût pour la peinture sur verre et elle obtient le grand prix du gemmail à Lourdes. Ses travaux sont exposés au Salon d’automne.

Les thèmes de ses expositions seront : Fonseca et Desternes, la Loire et le Bourbonnais, où ses attaches familiales sont très profondément ancrées (elle repose auprès des siens, au cimetière de Moulins), l'Espagne (galerie Médicis 1976), la Corse, Femmes et Fleurs, Anaïs Nin, les Poèmes de Katia Granoff (1984).

Desternes a brossé les portraits de Marcel Proust, Virginia Woolf, Anaïs Nin, l'actrice Moune de Rivel et Silvia Monfort, ensemble exposé au Salon d'automne.

Travaux[modifier | modifier le code]

Participations aux Salon des indépendants. Sociétaire du Salon d'automne, du Salon des Tuileries et du Salon du dessin et de la peinture à l'eau.

Collections : Albert Sarraut, Jacques Fath, Claude Ducommun (donation au Musée d'art et d'histoire de la ville de Neuchâtel), Besancon de Wagner. Achats de l'État avant guerre, 1938 et 1947. Achats de la ville de Paris, 1949, 1951, 1952, 1960.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Jean Guitton. Philosophie de la couleur, Éditions du Chêne Vert, 1982.
  • Édith Desternes. Catalogue du peintre, éd. des Cahiers bourbonnais, Charroux, 1988.

Avec Jean Guitton, elle collabora activement à la revue trimestrielle Les Cahiers bourbonnais.

Articles :

  • « Jean Guitton peintre. Une présence d'âme », Les Cahiers bourbonnais, n° 31, Moulins, 1964, p. 203-209, ill.
  • « Jean Guitton en captivité (1940-1945) », Les Cahiers bourbonnais, n° 59, Moulins, 1971, p. 333-336, ill. h.t.
  • « Quand Jean Guitton exposait à Rome », Les Cahiers bourbonnais, n° 63, Moulins, 1971, p. 80-82, ill. h.t.
  • « Exposition Jean Guitton, 26 mai-30 juin 1976 (Galerie Katia Granoff, Paris) », Les Cahiers bourbonnais, n° 79, Moulins, 1976, p. 205.
  • « Quelques réflexions sur l'art de Jean Guitton (à propos de l'exposition de ses œuvres au château de Boussac (Creuse), du 11 juin au 16 septembre 1978) », Les Cahiers bourbonnais, n° 87, Moulins, 1978, p. 65.
  • « Le gemmail à Lourdes : Jean Guitton expose », Les Cahiers bourbonnais, n° 93, Moulins, 1980, p. 1.
  • « Jean Guitton, de l'Académie française », Les Cahiers bourbonnais, Hors-série n° spécial Charroux-en-Bourbonnais, 1986, 2 p., ill. en coul.
  • « Le Gemail de France » (avec Jean Guitton), Les Cahiers bourbonnais, n° 133, Charroux-en-Bourbonnais, 1990, p. 49-52, ill.
  • « La femme, Ève et Marie, peintures et dessins de Jean Guitton, de l'Académie française », Les Cahiers bourbonnais, n° 141, Charroux-en-Bourbonnais, 1992, p 65-67, ill.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Né à Gipcy (Allier), agrégé de philosophie, professeur à Roanne, Tours, puis à Paris au lycée Charlemagne, en 1899. Il est l'auteur de Paul-Louis Courier et les Bourbons. Le pamphlet et l'histoire (1962).
  2. Historienne et auteure entre autres de La Vie privée de l‘impératrice Eugénie (1955), Louis Prince impérial 1856-1879 (1957), Napoléon III : Homme du XXe siècle (1961), L'impératrice Eugénie intime (1964), La Malibran et Pauline Viardot… (1969), Petite histoire des conciles, Maximilien et Charlotte.
  3. Site officiel de Toshio Bando.