Zaporoguie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Zaporoguie en 1751, territoire figurant en violet.

Zaporoguie (en ukrainien : Запорожжя), terme signifiant « au-delà des rapides », est le nom d'une organisation territoriale, politique, militaire et sociale des cosaques ukrainiens de 1552 (date de fondation de la première Sitch) à 1775. La Zaporoguie était dirigée par un otaman et une assemblée des cosaques. Elle a été constituée en Ukraine du Sud sur les rives du Dniepr. En coordination avec les cosaques du Hetmanat, les Zaporogues ont combattu la Pologne, les Ottomans et plus tard la Russie pour leur indépendance.

La première organisation cosaque d'Ukraine[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une des premières organisations cosaques. Avant eux, les premiers cosaques attestés, entre autres par le Codex Cumanicus, firent leur apparition aux alentours de la ville russe de Riazan, puis le long de la Volga.

L'armée Zaporogue est née d'une volonté de repousser les invasions tatares des territoires ukrainiens, ceux-ci étaient alors inclus dans le Grand Duché de Lituanie. Les Zaporogues défièrent les autorités de différents États selon les périodes : la Pologne à la suite de l'Union de Lublin, la Russie et l'Empire ottoman. Tous voulurent les soumettre, sans succès jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Ils se placèrent sous la protection de la Russie en 1654 en souscrivant au traité de Pereïaslav.

Le tout premier otaman zaporogue fut le prince Dmytro Vychnevetsky. Il créa un camp principal sur l'île de Khortytsia sur les rives du Dniepr. Le camp zaporogue, connu sous le nom de sitch, fut plusieurs fois déplacé, puis supprimé par Catherine II en 1775. Les Zaporogues dissous se noyèrent dans les communautés de la mer Noire et furent la base de la création des Cosaques du Kouban.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Iaroslav Lebedynsky, Les Cosaques, Une société guerrière entre libertés et pouvoirs - Ukraine - 1490-1790, Paris, Errance, « Civilisations et cultures », 2004. (ISBN 2 87772-272-4)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]