Westphalien

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Westphalien
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Avenger, Westphalien de 2 ans
Avenger, Westphalien de 2 ans

Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Caractéristiques
Morphologie Cheval de selle
Taille 1,57 à 1,68 m[1]
Robe Toutes robes simples
Caractère Équilibré
Autre
Utilisation Dressage et concours de saut d'obstacles

Le Westphalien est une race de cheval de selle élevée en Westphalie, en Allemagne. Moins connu que le Hanovrien, dont il est proche, il fait partie des grandes races de sport germaniques, et brille dans les disciplines olympiques. Le plus célèbre champion de la race est Rembrandt, deux fois médaille d'or individuel olympique en dressage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Westphalien provient de Westphalie, région du Nord-Ouest de l'Allemagne réputée pour son élevage équin depuis des siècles, en en particulier de Warendorf, qui est également le siège de la fédération hippique nationale allemande[2]. Dès 1826, l'association pour l'élevage du Westphalien se crée dans le pays, et donne à la race son nom officiel[3].

Parade de Westphaliens à Warendorf.

À l'origine, l'élevage repose principalement sur des chevaux de souche locale croisés avec des étalons provenant de Prusse orientale, et ayant diverses origines : des Oldenbourgs, Hanovriens, Anglo-normands, trotteurs et Frisons. Les montures de cavalerie du début sont croisées, à la demande, à des races plus lourdes dans le but d'obtenir un cheval apte aux travaux de ferme[4].

Au début du XXe siècle, les éleveurs décident d'un commun accord de n'utiliser qu'une seule race en croisement : le Hanovrien[2]. Le haras de Waredorf a donc pratiqué beaucoup de croisements avec le Hanovrien, ce qui rend le Westphalien difficile à distinguer de ce dernier[5].

Ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale que l'élevage prend véritablement son essor. Les chevaux Westphaliens de l'époque furent croisés avec des Pur-sang anglais, des Pur-sang arabes et des Hanovriens. Depuis la fin des années 1970, le Westphalien est reconnu comme cheval d'élite en dressage et en concours de saut d'obstacles.

Description[modifier | modifier le code]

C'est un cheval de sport moderne présentant toutes les caractéristiques typiques des races de sport, toisant 1,57 à 1,68 m selon l'université d'Oklahoma[1] (1,53 à 1,62 m selon un ouvrage de vulgarisation[2]). Il est un peu plus lourd que le Hanovrien, mais en tous points comparable. Toutes les robes simples sont admises, mais il est le plus souvent bai ou alezan. Le Westphalien est un cheval en général bien équilibré. Sa morphologie n'est toutefois pas stabilisée car le stud-book reste ouvert aux apports de sang extérieur.

La tête possède un profil rectiligne ou légèrement concave, avec des yeux bien écartés[6], et donne une impression générale d'intelligence. L’encolure est longue et d'une bonne conformation, le corps large et profond. L'arrière-main est puissante bien que la croupe soit parfois plate, davantage que chez le Hanovrien. Les membres sont longs, là encore davantage que ceux du Hanovrien[2],[6].

L'organisme qui gère le stud-book de la race est basé à Münster[7]. La sélection est rigoureuse, et repose sur des tests de conformation, de pedigree, de caractère, ainsi que des essais sous la selle[6]. Les animaux conformes au standard peuvent se voir apposer une marque au fer représentant un « W »[7].

Utilisations[modifier | modifier le code]

La cavalière olympique Edwina Alexander avec Pialotta

Comme toutes les races de sport germaniques, il est destiné à l'équitation de haut niveau dans les trois disciplines olympiques. Le plus célèbre Westphalien de sport est Rembrandt, champion de dressage en 1988 et 1992 sous la selle de Nicole Uphoff, et premier cheval à décrocher consécutivement deux médailles d'or olympiques individuelles. Il est également le champion d'Europe de dressage de 1989, et a remporté les Jeux équestres mondiaux en 1990. Ahlerich (médaille olympique en 1984) et Fire (champion du monde en 1978) ont marqué l'histoire des sports équestres, respectivement en dressage et en saut d'obstacles[8]. Les étalons Westphalien ont figuré parmi les plus performants d'Allemagne[6], mais la race semble désormais en légère perte de vitesse face au KWPN et au Hanovrien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hendricks et Dent 2007, p. 440
  2. a, b, c et d Draper 2006, p. 60
  3. « http://www.equide.fr/index.php?htm=lara&Id=105 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 24 septembre 2006)
  4. (en) Eylers Business Net, « North-Rhine Westphalian State Stud of Warendorf », State Studs of Germany (consulté en 4 février 2008)
  5. Elwyn Hartley Edwards, Les chevaux, éditions de Borée, coll. L’œil Nature, 2006, (ISBN 9782844944498), p. 79, [lire en ligne]
  6. a, b, c et d Hendricks et Dent 2007, p. 441
  7. a et b (en) « Mare & foal Registration », Westfalen Hose Association
  8. Draper 2006, p. 61

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Judith Draper, Le grand guide du cheval: les races, les aptitudes, les soins, Editions de Borée,‎ 2006, 256 p. (ISBN 2844944205, lire en ligne)
  • (en) Bonnie L. Hendricks et Anthony A. Dent, « Westphalian », dans International Encyclopedia of Horse Breeds, University of Oklahoma Press,‎ 2007, 486 p. (ISBN 080613884X et 9780806138848)