Vol de pente

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Planeur lancé au sandow pour un vol de pente.

Le vol de pente, aussi appelé Soaring, ou surf des airs, est une technique de vol à voile sans remorquage ni treuillage ni motorisation. Lorsqu'une brise de vallée rencontre un relief, celle-ci monte en générant un courant ascendant dynamique, qui se cumule la plupart du temps en montagne avec les courants ascendants thermiques. En restant dans cette zone très porteuse, le vélivole, un planeur radiocommandé, planeur, parapente ou deltaplane pourra rester en l'air tout le temps que durera cette dynamique.

Les amateurs de vol de pente sont habitués à associer une pente, le flanc particulier d'un relief avec le vent qui génèrera le courant ascendant. Par exemple, telle ou telle pente ne sera utilisable et utilisée qu'en présence d'un vent bien orienté. Alors que cet effet est peu sensible avec un planeur qui peut se déplacer sur de grandes distances, un vélivole plus petit comme un planeur radiocommandé y sera très attentif : les amateurs d'aéromodélisme choisissent le plus souvent le lieu de leurs exploits en fonction du vent dominant du jour.

Un des grands plaisirs du vol de pente (par rapport au vol à moteur) est auditif : dans le mobile ou quand le planeur radiocommandé passe à proximité des spectateurs, on est témoin de bruits liés à l'écoulement de l'air qui ne sont pas couverts par le bruit d'un moteur : le sifflement typique d'un planeur ou d'un deltaplane.

Aéromodélisme[modifier | modifier le code]

Pratiquer le planeur radiocommandé en vol de pente est également agréable grâce aux très faibles moyens employés pour mettre l'appareil en vol. Le plus souvent, l'opérateur tenant la télécommande dans une main lance le planeur de l'autre en se mettant face au vent. La quasi-totalité des autres pratiques d'aéromodélisme impliquent une procédure de décollage plus complexe (motorisée ou tractée).

Le planeur ne doit pas être lancé vers le haut, mais au contraire vers la bas (et à plat), pour qu'il puisse prendre de la vitesse. Le lancer vers le haut le ralentirait, il décrocherait alors, et n'ayant qu'un ou deux mètres entre lui et le sol, le modèle réduit s'écraserait.

La suite du vol consiste à chercher des ascendances, qu'elles soient thermiques (dues à l'élévation de l'air chaud) ou mécaniques (élévation des masses d'air à cause de la pente), pour augmenter l'altitude du planeur, et la durée du vol. Lorsqu'un de ces courants est présent, l'appareil prend tout seul de l'altitude, ou s'incline si seule une aile est captée par le courant. Il faut alors faire « spiraler » le planeur, pour qu'il reste dans la zone où l'air monte, et qu'il soit entraîné lui aussi.

Le vol hors des courants ascendants doit être économe, car les manœuvres des gouvernes font perdre de la vitesse, donc de l'altitude.

Un risque pour un modéliste pilotant sur une pente est de mettre son planeur « au trou », c'est-à-dire de lui faire perdre trop d'altitude, et de devoir le faire atterrir en contrebas, dans la vallée. Le planeur peut bien sûr être remonté à une altitude suffisante, mais si les courants ascendants diminuent (par exemple avec un changement de météo), les chances de le poser dans une zone proche diminuent d'autant. Une fois « dans le trou », le planeur et la zone d'atterrissage sont alors très éloignés l'un de l'autre et peu visibles, et l'estimation de l'altitude du planeur devient difficile, et il peut être endommagé à l'atterrissage.

Vitesse ascensionnelle[modifier | modifier le code]

Deux parapentes, à Cabrières.

On considère un modèle simplifié à 2 dimensions dérivé du modèle des ondes orographiques. Soit  N = \sqrt{{g \over \theta} {\partial \theta \over \partial z}} la fréquence de Brunt-Väisälä (de l'ordre de 10¯²), soit U la vitesse du vent, soit h(x) la hauteur du sol au point x, la vitesse ascensionnelle peut alors modélisée par la formule approximative suivante :

 w(x,z) \simeq U h'(x) \cos\left({N z \over U}\right) .

On constate que la vitesse ascensionnelle s'atténue avec l'altitude. Cette formule ne prend pas en compte les turbulences qui pourraient se former dans le cas où la pente est une falaise.

Activités pratiquées en vol de pente[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie de planeurs spéciaux destinés au vol de pente, ce sont les PSS (Powered Scale Soaring) qui sont des maquettes ou des semi-maquettes d'avion à moteur ou à réaction qui sont utilisés sans moteur dans les dynamiques moyennement fortes à très fortes.

Sources[modifier | modifier le code]