Tuer le messager
Tuer le messager est une expression désignant la tentation qui peut exister de se débarrasser du porteur d'une mauvaise nouvelle. Il s'agit d'un calque d'une expression anglaise, qui reste très peu utilisée en français.
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Dans l'univers méditerranéen [modifier]
Le peintre Jean-Jules-Antoine_Lecomte_du_Nouÿ dans son oeuvre "Les porteurs de mauvaises nouvelles" décrit la réaction violente du tyran qui exécute le messager qui vient d'annoncer un fait négatif.
Dans Antigone de Sophocle, on peut entendre la phrase « Personne n'aime le messager porteur de mauvaises nouvelles »[1].
Sénèque rapporte également cette pratique.
Dans l'univers anglo-saxon [modifier]
La formulation du concept "tuer le messager" peut être trouvée dans les drames de William Shakespeare. Le conseil de ne pas tuer le messager apparaît dans Henri IV - Deuxième partie ("Don't shoot the messenger") ainsi que dans Antoine et Cléopâtre[2] (1606-07).
Dans le monde moderne [modifier]
Cette tentation de blâmer le messager est à l'origine de nombreuses déconvenues dans l'histoire.
Ainsi Adolf Hitler en refusant de prêter l'oreille aux nouvelles alarmantes du front russe a-t-il largement contribué à la défaite nazie lors de la Seconde Guerre mondiale[réf. souhaitée].
Expressions similaires [modifier]
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- « Tirer sur le messager »
- « Blâmer le porteur de mauvaises nouvelles »
Références [modifier]
- Antigone, de Sophocle, au vers 276
- Acte I, scène 2 : « Les mauvaises nouvelles sont fatales à celui qui les apporte. »