Thiéry

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Thiéry
Le village de Thiéry dans les Alpes-Maritimes.
Le village de Thiéry dans les Alpes-Maritimes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Villars-sur-Var
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Jean-Marie Aubert
2014-2020
Code postal 06710
Code commune 06139
Démographie
Gentilé Thiérois
Population
municipale
102 hab. (2011)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 42″ N 7° 01′ 52″ E / 43.978285, 7.03111111111 ()43° 58′ 42″ Nord 7° 01′ 52″ Est / 43.978285, 7.03111111111 ()  
Altitude Min. 351 m – Max. 1 783 m
Superficie 22,24 km2
Localisation

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Thiéry (en occitan Tièri) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Thiérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Culminant à 1050 mètres d’altitude, Thiéry est un village alpin placé au centre d'un cirque montagneux boisé. La commune atteint une superficie de 2224 ha dont 1158 ha de forêts. La cité, car autrefois il y avait un château, est un site pittoresque perché en sentinelle sur un éperon rocheux. La commune de Thiéry domine la vallée du Var, les gorges du Cians, la fameuse vallée de l’Arzilagne et le vallon de Thiéry.

Le ruisseau de l’Arzilagne, s’écoulant en contrebas de Thiéry, se termine en une cascade vertigineuse de 110 mètres de chute d’eau. Cela lui vaut d’ailleurs la quatrième place des plus hautes cascades d’Europe. On peut apercevoir furtivement la partie haute de cette cascade à partir de la route des gorges du Cians qui conduit à la station de Beuil-Valberg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Thiéry, d’après sa célèbre légende, aurait été la proie des flammes à plusieurs reprises et les pierres noircies des murs en sont un témoignage frappant. Le mot « tubans » vient de « tubassine » qui signifie épaisse fumée en patois local. En effet, autrefois, les paysans éclairaient leur maison à l'aide de torches de bois résineux appelés « lumés », lesquels occasionnaient de fortes et épaisses fumées grasses. Celles-ci enfumaient l'intérieur des maisons et, par la même occasion, les habitants. Ceci explique alors l'appellation « Village des Tubans » qui signifie en réalité « Village des Enfumés ».

Pendant de nombreuses années, le village de Thiéry a été le grenier à blé du canton. En effet, c'était ici que l'on trouvait le meilleur grain et les champs de blé se retrouvaient essentiellement aux alentours du village (depuis le fond du vallon de Thiéry, en passant par la gorge jusqu'à la col d'Astier et également à la Villa-Soubère). Un dicton célèbre illustrait bien cet état de fait : il était aussi difficile de trouver Thiéry sans grains que Villars sans vin !

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
18 août 1860   Joseph Isoardy    
10 mars 1861   Danasse Ribauty    
15 novembre 1863   Joseph Isoardy    
14 mai 1871   Hippolyte Ramin    
18 juin 1871   Joseph Isoardy    
7 mars 1874   Germain Aubert    
8 avril 1875   Ambroise Aubert    
23 janvier 1881   Danasse Aubert    
20 mai 1888   Ambroise Aubert    
15 mai 1904   Toussaint Cagnol    
17 mai 1908   Dominique Cagnol    
21 mars 1918   Baptistin Cagnol    
8 décembre 1919   François Gastaud    
17 mai 1925   Marius Aubert    
24 décembre 1933   Toussaint Cagnol    
19 mai 1935   François Gastaud    
16 novembre 1944   Léopold Cagnol    
2 octobre 1966   Marcel Raspini    
20 mars 1977   Fernand Amision    
16 juin 1994   Eugène-Élie Cagnol    
4 juillet 1994 réélu en 2008[1] Jean-Marie Aubert    

Depuis le 1er janvier 2014, Thiéry fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes des vallées d'Azur, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 102 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
250 262 286 273 260 250 217 229 223
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
217 226 229 256 195 212 203 190 195
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
192 156 129 119 66 55 50 57 58
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
71 83 93 96 101 102 102 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La place des Tubans
  • L'église Saint-Martin
  • La chapelle Saint-Roch
  • La table d'orientation avec vue panoramique sur les gorges du Cians
  • Vestiges du château de Thiéry[4]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Thiéry Blason Fuselé d’argent et de gueules à la tour d’or maçonnée de sable brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mesclun Tirenc,Claude Cagnol, Ed Mesclun Tirenc 2008
  • Thiéry de 1860 à 1914 un village des Alpes-Maritimes dans les plis de l’histoire, Claude Cagnol, Ed. Mesclun Tirenc, 2011
  • Naître et mourir à Thiéry aux XVIIème et XVIIIème siècles, Claude Cagnol, Ed. Mesclun Tirenc, 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Georges Barbier, Châteaux et places fortes du comté de Beuil, p. 182-184, Nice-Historique, 1994, no 11 Lire en ligne