Société protectrice des animaux (France)

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Société protectrice des animaux

Logo de l’association
Cadre
But Bien-être animal
Droits des animaux
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1845
Fondateur Étienne Pariset
Identité
Siège 39, boulevard Berthier Paris 17e
Personnages clés Jacques de Grammont
Roland Nungesser
Présidente Natacha Harry[1]
Secrétaire général Luc Cazenave jusqu'à decembre 2013 jean Benoit SANGNIER est actuellement le Directeur Général
Affiliation internationale Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA)
Méthode Lobbying
Enquête et action juridique
Refuge animalier
Volontaires 3 000
Employés 540
Slogan Sauver, protéger, aimer.
Site web www.spa.asso.fr

La Société protectrice des animaux ou S.P.A. est la branche française de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA). Elle est dédiée depuis 1845 à la protection des animaux. La SPA gère des refuges, des fourrières, ainsi que des dispensaires de soin aux animaux. Elle intervient contre les mauvais traitements aux animaux à l'aide de d'un réseau de délégués-enquêteurs bénévoles et d'inspecteurs qui travaillent en lien avec la direction juridique de la SPA afin de poursuivre en justice les personnes suspectées de mauvais traitement envers les animaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

La branche française fut créée le 2 décembre 1845 par le docteur Étienne Pariset, qui en sera le premier président jusqu'à sa mort le 3 juillet 1847. Elle fut reconnue d'utilité publique par décret le 26 février 1860.

On attribue souvent à tort la paternité de la S.P.A. au général Jacques de Grammont, qui s'est signalé par un projet de loi en 1849. La loi fut votée en 1850[2].

Depuis 1905, la S.P.A. se bat contre les expérimentations animales sur les chiens.

Camille du Gast présida l'association avant la Seconde Guerre mondiale.

En 1976, la S.P.A. déposa la « charte de l’animal » à l’Assemblée nationale, soutenue par Roland Nungesser, qui deviendra par la suite un des présidents de l’association.

En 1987, un Groupe Parlementaire d’Étude fut mis en place pour la protection animale à l'Assemblée nationale grâce à Roland Nungesser, son président de l’époque.

Organisation[modifier | modifier le code]

En 2012, les 56 refuges de la SPA ont accueilli 35 144 animaux, les 31 fourrières ont recueilli 14 916 animaux, et les 12 dispensaires ont soigné 87 712 animaux, enfin 1 876 enquêtes ont été menées pour prévenir ou faire réprimer les actes de maltraitances, et 460 plaintes déposées[3].

3 000 bénévoles, 1 100 délégués enquêteurs et plusieurs centaines de Jeunes SPA participent à la vie de l’association qui lutte contre les trafics divers, la chasse aux phoques, le commerce de la fourrure, etc.

Mise en cause[modifier | modifier le code]

En 2002, un rapport de la Cour des comptes[4], releve une « gestion approximative », des « détournements » et des « conditions indignes pour les animaux »[5]. Un second rapport publié en septembre 2009[6] constate que la « profonde remise en ordre annoncée n'a pas eu lieu » et, « fait exceptionnel, la cour conclut que le statut d'utilité publique de la SPA et les avantages fiscaux qui y sont attachés pourraient être remis en cause »[5]. À la suite de ce rapport, le 19 novembre 2009, le préfet de Paris fait désigner par le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris, Maître Michèle Lebossé en tant qu'administrateur judiciaire provisoire, avec pour mission de procéder à l'évaluation complète de la comptabilité, et d'organiser la réforme statutaire et des élections permettant la désignation d'un nouveau conseil d'administration. Son mandat est plusieurs fois prolongé à sa demande, pour une durée totale de trois ans et demi et un coût de 1,26 million d'euros. Les adhérents approuvent les nouveaux statuts le 5 décembre 2011. Le 13 décembre 2012, le ministre de l'intérieur approuve les modifications apportées aux statuts[7]. Enfin, un nouveau président est désigné le 22 juin 2013 en la personne de Natacha Harry[3].

En décembre 2013, Le Canard enchaîné publie un article mettant en cause la gestion de la mise sous tutelle de la S.P.A. Il est entre autres question de la différence très élevée entre les rémunérations des dirigeants et celles des autre salariés payés au salaire minimum ; de dépenses de communication et de conseils dépassant le million d'euros ; des conflits d'intérêts touchant l'administratrice judiciaire, Michèle Lebossé ; de la constitution de pétitions fictives « purement marketing » ; ainsi que d'élections internes contestables[8]. Dans son émission On n'est pas couché du 14 décembre 2013, Laurent Ruquier s'étonne de l'absence de traitement médiatique de l'article précité du Canard enchaîné[9]. L'hebdomadaire Marianne du 21 décembre 2013 aborde les dérives financières et le « népotisme » de Michèle Lebossé ; ainsi que la possibilité de transformation de l'association en fondation[réf. nécessaire]. Par droit de réponse du 18 janvier 2014[10], Natacha Harry, président de l'association, rappelle son indépendance par rapport aux personnes mises en cause dans cet article. Le journal Marianne du 6 au 12 juillet 2013 paru dans la foulée des élections très controversées à la présidence de la SPA avait déjà repris l'affaire du « vrai-faux diplôme » de Natacha Harry. L' article avait d'ailleurs pour source la « bloggeuse en guerre contre la SPA - Calamity Jane ». Le 18 décembre 2013, le directeur général de la SPA Luc Cazenave (nommé par l'administrateur Michèle Lebossé) quitte l'association. Mylène Demongeot et Philippe Bouvard dans Les Grosses Têtes du 16 janvier 2014 (13e minute de l'émission [11]) reviennent sur les révélations précitées du Canard Enchainé et précisent que les autres SPA se sont désolidarisées de celle de Paris[12]. Le 23 avril 2014 , l’association rapatrie à Paris 38 chiens d’un refuge surpeuplé de Tarbes. L’opération sauvetage tourne au drame : entassés dans des cages, elles-mêmes empilées les une sur les autres, dans un camion de déménagement loué à Europcar, 24 d’entre eux meurent asphyxiés en route. L' enquête a été transférée au parquet d'Agen, dont dépend le transporteur des animaux car l'autopsie montre un lien direct entre le décès des animaux et leur mode de transport" [13] L'article du canard enchaîné du 21/05/2014[14] "GESTION BESTIALE A LA SPA!-Les chiens aboient, les salaires augmentent .Les dirigeants de l’association remuent la queue" informe que le nouveau directeur Jean Benoit Sangnier ( ancien cadre du groupe Bolloré salarié par la SPA à plus de 7000 euros mensuellement avec prime « sur objectifs ») a annoncé qu’il comptait suite à l' affaire precitée du convoi mortel de Tarbes « investir très vite dans de nouveaux véhicules, plus grands » . Le Canard relate enfin que la SPA s’offre désormais les conseils en communication de crise forts couteux. Des pétitions d'adherents circulent depuis longtemps pour dénoncer la gestion et appeler au changement [15][16]--[17][18] Dans son article paru dans France-Dimanche le 13 juin 2014 intitulé " La spa au cœur du scandale"[19]. Laurent Cabrol revient sur le drame du transfert de Tarbes et sur les scandales financiers précités pour conclure" c'est la tête qui semble malade" et d'ajouter" alors "avant que la lumière soit faite , je ne peux que vous mettre en garde et vous donner mon sentiment profond: pour les dons et le soutien que vous souhaitez apporter , il existe selon moi deux organismes gérés avec rigueur, 30 millions d'amis et la fondation Bardot ".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Juillet 2013
  2. source : Éric Pierre, L'hippophagie au secours des classes laborieuses, Communications du CNRS, année 2003, Volume 74, p. 177–200.
  3. a et b [PDF] Rapport d'activité 2012 de la SPA
  4. [PDF] Rapport de la Cour des comptes (2002)
  5. a et b « Le grand crique », Que Choisir, no 475, novembre 2009, p. 9.
  6. [PDF] Rapport de la Cour des comptes (2009)
  7. Arrêté du 13 décembre 2012
  8. « A la SPA, on se goinfre sur la bête » Le Canard enchaîné, 11 décembre 2013.
  9. http://www.youtube.com/watch?v=DDX77WG5LHs
  10. Droit de réponse de Natacha Harry, présidente de la SPA sur le site de Marianne.
  11. http://www.rtl.fr/emission/les-grosses-tetes/billet/jeudi-16-janvier-les-grosses-tetes-recoivent-mylene-demongeot-7768601710
  12. http://www.lesspadefrance.org/
  13. http://www.sudouest.fr/2014/05/16/chiens-morts-asphyxies-dans-un-camion-le-dossier-transmis-au-parquet-d-agen-1557309-4344.php
  14. http://www.lejpa.com/page_canard2
  15. http://www.mesopinions.com/petition/animaux/madame-presidente-spa-natacha-harry-pourriez/11068
  16. https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/pr%C3%A9sidente-5%C3%A8me-chambre-cour-des-comptes-minist%C3%A8res-de-tutelle-destituer-natacha-harry-pr%C3%A9sidente-de-la-spa-et-organiser-de-nouvelles-%C3%A9lections-sous-mandataire-ad-hoc
  17. http://www.mesopinions.com/petition/animaux/morts-suspectes-24-chiens/11977
  18. https://secure.avaaz.org/fr/petition/Mr_le_Procureur_de_la_Republique_Paris_enquete_et_resultat_public/?pv=1
  19. http://lesgeantsaladoption.forumactif.com/t21262p30-sos-pour-50-chiens-de-la-spa-de-tarbes-24-chiens-dcd-37-lors-du-transport-organise-par-la-spa-nationale

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Fleury, La belle histoire de la S.P.A. : de 1845 à nos jours, Grasset, 1995. (ISBN 2246496314).
  • La Société protectrice des animaux, rapport officiel, Cour des Comptes (édition des Journaux Officiels, Paris, 2002). (ISBN 978-2-110754-462).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]