Siège de Strasbourg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Siège de Strasbourg
StrasbourgSiege.png

"La guerre: La capitulation de Strasbourg - Départ des prisonniers Français" (Illustrated London News, 15 Octobre 1870)
Informations générales
Date 23 août-28 septembre 1870
Lieu Strasbourg, France
Issue Victoire allemande
Belligérants
Drapeau français Empire français Banner of Baden (3^2).svg Grand-duché de Bade
Flagge Königreich Württemberg.svg Royaume de Wurtemberg
Commandants
Jean-Jacques Uhrich August von Werder
Forces en présence
17 000 40 000
Pertes
17 000 prisonniers  ?
Guerre franco-prussienne
Batailles
Wissembourg (08-1870)Forbach-Spicheren (08-1870)Wœrth (08-1870)Borny-Colombey (08-1870)Mars-la-Tour (08-1870)Siège de Toul (08-1870)Gravelotte (08-1870)Siège de Metz (08-1870)Siège de Strasbourg (08-1870)Beaumont (08-1870)Noisseville (08-1870)Sedan (08-1870)Siège de Paris (09-1870)Bellevue (10-1870)Châteaudun (10-1870)Dijon (10-1870)Siège de Belfort (11-1870)Bouvet et Météor (navale) (11-1870)Coulmiers (11-1870)Amiens (11-1870)Beaune-la-Rolande (11-1870)Champigny (11-1870)Orléans (12-1870)Loigny (12-1870)l’Hallue (12-1870)Bapaume (01-1871)Villersexel (01-1871)Le Mans (01-1871)Héricourt (01-1871)St-Quentin (01-1871)

Le siège de Strasbourg eut lieu pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Le siège se termina par la reddition de la forteresse de Strasbourg, le 28 septembre 1870.

Sommaire

[modifier] Situation avant le siège

Après la bataille de Frœschwiller-Wœrth, le prince héritier Frédéric ordonna au général August von Werder de se diriger avec son armée vers la forteresse de Strasbourg. À l'époque, la forteresse de Strasbourg (avec celle de Metz) était considérée comme une des places les mieux défendues de France. L'armée de Werder était forte de 40 000 hommes du Wurtemberg et de Bade qui sont situées de l'autre côté du Rhin par rapport à Strasbourg. La garnison française était forte de 17 000 sous les ordres du général Uhrich, âgé de 68 ans.

[modifier] Les premiers bombardements

Werder savait la valeur qu'aurait la capture de la ville, aussi il rejeta, dans un premier temps, l'option, plus humaine mais également plus longue, du siège qui aurait obligé les troupes affamées à se rendre. Au lieu de cela, il décida de passer à l'action dès le début en bombardant les fortifications et les civils qui se trouvaient à l'intérieur. Le 23 août, les canons de siège allemands ouvrirent le feu, causant des dégâts considérables à la ville et à ses monuments. L'archevêque de Strasbourg alla rencontrer Werder pour le prier de cesser les bombardements et d'épargner la population civile. Il alla même demander à Uhrich de payer 100 000 francs chaque jour où Werder ne bombardait pas la ville. Uhrich refusa la proposition, mais bientôt Werder réalisa qu'il ne pourrait continuer de tels bombardements avec la quantité de munitions qui lui restait.

[modifier] Le siège

Werder continua à bombarder la ville en se concentrant sur certaines parties des fortifications. Les lignes de siège allemandes se rapprochaient rapidement de la ville au fur et à mesure que les forteresses alentour étaient réduites à l'état de ruines. Le 11 septembre, une délégation de volontaires suisses entra dans la ville pour aider à évacuer les non-combattants. Cette délégation apporta la nouvelle de la défaite française lors de la bataille de Sedan, ce qui signifiait qu'aucun renfort n'allait arriver à Strasbourg. Le 19 septembre, les civils restés dans la ville demandèrent à Uhrich de capituler, mais il refusa, pensant qu'une issue favorable était encore possible. Cependant, le même jour, Weder lança une attaque et captura une des fortifications de la ville. Cet évènement commença à faire douter Uhrich de sa capacité à défendre la ville. Le 27 septembre, Uhrich entama des négociations avec Werder et la ville se rendit le jour suivant.

[modifier] Conséquences

La capitulation de Strasbourg permit aux forces de Werder de s'engager dans de nouvelles opérations, dans le nord-est de la France. Elles combattirent notamment à Belfort, place qui résista jusqu'à la fin de la guerre.

[modifier] Sources

  • Howard, Michael The Franco-Prussian War New York, 1962
Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues