Renault Express

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Renault Express
Renault Express
Renault Express phase I

Marque Drapeau : France Renault
Années de production Phase 1 : 1985 — 1991
Phase 2 : 1991 — 1994
Phase 3 : 1994 — 2000[1],[2]
Production 1 730 000[3] exemplaires
Classe Utilitaire léger
Pick-up
Usine(s) d’assemblage Maubeuge France Palencia Espagne
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence
956
1 108
1 397
1397 Cléon-Fonte 58 ch
1390 cm³
1.4 Energy 80 ch

Diesel
1 596
1 870 cm³

Électrique
21 kW (30 ch)
Position du moteur Avant
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle 5 rapports
Poids et performances
Poids à vide De 775 à 1 245 kg
Châssis - Carrosserie
Châssis Renault Supercinq
Suspensions Faux Mac Pherson/ressorts hélicoïdaux à l'avant,bras tirés et barres de torsion à l'AR
Direction à crémaillère et assistée suivant les modèles.
Freins Disques à l'avant, tambours à l'arrière
Dimensions
Longueur 3 982 mm
Largeur 1 588 mm
Hauteur 1 790 mm
Volume du coffre De 710 à 2 600[4] dm3
Chronologie des modèles
Précédent Renault 4 Fourgonnette Renault Kangoo I Suivant
Express phase 2.
Express phase 3.

Apparu en novembre 1985 au sein de la gamme Renault, le Renault Express (dénommé Renault Rapid ou Renault Extra sur certains marchés d'exportation comme l'Allemagne et le Royaume-Uni) était un utilitaire léger.

Le Renault Express fait largement appel à la banque de pièces Renault qui lui sont contemporaines.

L'Express est dérivé étroitement de la Renault Supercinq dont il partage partiellement le soubassement. Cependant, pour certains modèles, le train arrière à quatre barres, se retrouvant sur les versions sportives Supercinq GT Turbo ou 9 et 11 Turbo puis sur les 9 et 11 équipées du 1 721 cm3), l'empattement, les portes-à-faux et la face avant (masque avant, ailes et capot) sont spécifiques.

Caisse[modifier | modifier le code]

La caisse, en acier à structure autoportante, conçue dans un souci d'équilibre entre rigidité et légèreté, pouvait être tôlée, semi vitrée pour dégager la visibilité 3/4 arrière, vitrée, être équipée de deux portes battantes ou d'un hayon. Elle a existé en 2 et 5 places, et une variante pick up a été fournie par l'entreprise de carrossiers indépendants (Gruau par ex.).

Elle reprend une originalité de Renault 4, le « girafon », en option, permettant de charger des éléments longs dépassant du haut des 2 portières arrière.

Motorisations et technique[modifier | modifier le code]

Les « moteurs Cléon-Fonte » (essence) étaient disposées transversalement à l'avant, et couplées à une boîte quatre ou cinq rapports + marche arrière apparue sur les Renault 9 et 11. Les cylindrées étaient de 956, 1 108 et 1 397 cm3.

Sur les modèles les plus récents, un « moteur Energy » 1,4 litre de 80 chevaux était également disponible, moteur beaucoup plus moderne (arbre à cames en tête) et économique, ainsi que le « moteur D » de 1.2 type D7F de 60 chevaux.

Le 956 cm3 fut rapidement abandonné, à cause de performances limitées et d'une consommation élevée. Renault proposa également des motorisations diesel, un 1,6 litre « moteur F » type F8M, dérivé du bloc F2N de 1 721 cm3 essence, déjà vu sous le capot des Super 5, 9 et 11, puis le « moteur F » type F8Q de 1,9 litre diesel, inauguré par la Renault 19.

La boîte de vitesses est de type JB, 4 ou 5 rapports synchronisés, identiques aux boîtes des Supercinq, 9 et 11, mais aux rapports à l'étagement différent. La direction est classique, à crémaillère, assistée en option ou série sur les derniers modèles.

Il s'agit d'une traction avant. Les suspensions avant sont indépendantes, avec ressorts hélicoïdaux et amortisseurs et barre anti-roulis dérivés directement de la Supercinq ; Sur certains modèles, pas tous, le train arrière est « rigide déformable » dit également dénommé "à épure programmée", à 4 barres de torsion et amortisseurs hydrauliques télescopiques.

Le freinage, de type hydraulique à double circuit, est mixte, disques pleins à l'avant, tambours à l'arrière, assisté par un servofrein à dépression. Le frein de parking et de secours est à commande à câbles et actionne les mâchoires de tambour arrière.

Cette auto a existé en variante électrique, rare. Elle était également équipée du tableau de bord des Super 5 entrée de gamme, ce dernier étant modifié pour recevoir les équipements relatifs à son mode de propulsion (jauge de batterie, par exemple).

Concurrence et ventes[modifier | modifier le code]

En concurrente directe avec le Citroën C15, la fourgonnette Express remporta un grand succès parmi les utilitaires légers, et s'est posée, à terme, en succession a la Renault 4 Fourgonnette.

Elle fut également disponible en version cinq places. Cette auto présente tant de similitudes avec la Super 5 et Clio Diesel qu'il est possible de remplacer, relativement simplement, le moteur d'origine par un moteur plus gros de même origine Renault, comme par exemple le puissant 1,7 litre de 120cv turbocompressé issus de Volvo 440 et 480 turbo, ou bien par le 2 Litres des Clio Williams/Mégane, ou même par le 1.9 L Turbo Diesel des R19, le bloc F étant commun à ces moteurs-là... Pour le versions essences, il reste la possibilité du moteur 1397c suralimenté des Super 5 GT Turbo, R9 et R11 Turbo.

Toutefois, il faut bien préciser que tous ces montages alternatifs sont bien entendu illégaux et réservés exclusivement à une utilisation en circuit fermé.

À l'exportation, principalement en Allemagne, la fourgonnette était baptisée Renault Rapid ainsi que Extra au Royaume-Uni ; et était équipée en fonction des législations, du « moteur Energy » dépollué ou du « moteur Cléon-Fonte », également dépollué (présence d'un EGR, d'un catalyseur…) et souvent d'un équipement sensiblement plus abondant (rangement au-dessus du conducteur, montre digitale, dégivrage de lunette arrière, antibrouillards, etc.). Les modèles les plus récents sont également équipés, en option ou série, de la direction assistée, de vitres électriques teintées, etc. bien loin du rustique engin des débuts.

Fin de commercialisation[modifier | modifier le code]

C'est à partir de la présentation du Renault Kangoo que la fourgonnette Express démarre sa fin de carrière. En 1997 il ne subsiste de l'Express que 3 versions : RN, RL et Extra. En 1998, la version 5 places disparaît, seuls restent au catalogue les versions 2 places. L'Express disparaît en juillet 2000.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Renault Express Historique. Thesupercinq.free.fr.
  2. Il était une fois..., Renault Express : L'Express(ion) distinguée. Aujourdhui.ma.
  3. Source : revue Renault Synchro n°43, septembre 2000.
  4. Caracteristiques techniques. Thesupercinq.free.fr.

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