Michel Terestchenko

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Michel Terestchenko, né le 17 septembre 1956 à Londres[1], est un philosophe français, spécialiste de philosophie morale et politique.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Professeur agrégé de philosophie, diplômé de l'Institut d'études politique de Paris[2] et docteur ès-lettres, Michel Terestchenko enseigne en tant que maître de conférences à l’Université de Reims, et également à l’Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, où il dispense des cours d'enjeux de la philosophie politique et d'éthique et politique.

Il publie régulièrement des articles, en particulier dans la Revue du MAUSS.

Auteur de sept ouvrages, traitant principalement de philosophie politique et de morale, ses recherches portent notamment sur la contestation du paradigme de l’utilitarisme ou encore sur la torture et la démocratie.

Son essai Un si fragile vernis d’humanité, publié à La Découverte en 2005 puis en poche en 2007, fut considéré comme un des ouvrages les plus influents de l'année. S'appuyant sur des cas historiques (Franz Srangl, le commandant de Tréblinka en particulier), des expériences de psychologie sociale (Milgram, Zimbardo, etc.), l'auteur propose une réflexion de philosophie morale visant à repenser les conduites humaines face au mal selon de nouveaux paradigmes : « présence à soi » et « absence à soi »[3], plutôt qu'égoïsme et altruisme.

Son livre Les Complaisantes, écrit en collaboration avec l'historien Édouard Husson, est une critique des Bienveillantes de Jonathan Littell et une réflexion sur le traitement du mal en littérature. Cette réflexion se poursuit et prend une nouvelle forme dans son Du bon usage de la torture ou comment les démocraties justifient l'injustifiable (La Découverte, 2007) dans lequel Terestchenko dénonce les dérives des sociétés démocratiques contemporaines (Etats-Unis, France, Angleterre, Israël, etc). L'auteur analyse les termes des débats qui se sont déroulés aux Etats-Unis au lendemain du 11 septembre 2001, et dénonce dans l'hypothèse de la "bombe à retardement" une parabole perverse qui sert de justification frauduleuse à l'idéologie libérale de la torture. Ses derniers travaux portent sur les relations entre la littérature et la philosophie.

Ses ouvrages ont été traduits en russe, espagnol, portugais et allemand.

Michel Terestchenko tient également un blog[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Enjeux de philosophie politique moderne : les violences de l'abstraction, PUF, « Politique d’aujourd’hui », 1992, 288 p.
  • Les Grands Courants de la philosophie politique, Seuil, « Mémo », 1996. 96 p.
  • Amour et désespoir : de François de Sales à Fénelon, Seuil, « Points : essais », 2000, 414 p.
  • Philosophie politique. Vol. 1, Individu et société, Hachette éducation, « Les fondamentaux », volume 34, 2006 [1ère éd. 1994], 155 p.
  • Philosophie politique. Vol. 2, Éthique, science et droit, Hachette éducation, « Les fondamentaux », volume 35, 2007 [1ère éd. : 1994], 157 p.
  • Un si fragile vernis d’humanité : banalité du mal, banalité du bien, La Découverte, « Recherches : Mauss », 2005, 302 p.
  • en collaboration avec Édouard Husson, Les Complaisantes, Jonathan Littell et l'écriture du Mal, F. X. de Guibert, 2007.
  • Du bon usage de la torture, ou comment les démocraties justifient l'injustifiable, La Découverte, 2008.
  • Leçons de philosophie politique moderne. Les violences de l’abstraction (2013),

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Родовід — ФУНДАЦІЯ СПАДЩИНИ ТЕРЕЩЕНКІВ (uk)
  2. Notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  3. Terestchenko accorde un entretien au magazine culturel Télérama sur cette thématique à l'occasion de la diffusion du documentaire de Christophe Nick, Le Jeu de la mort : « Le serviteur accorde au maître sa légitimité », Télérama, n° 3139, 13-19 mars 2010, p. 46.
  4. Blog de l’auteur.

Liens externes[modifier | modifier le code]