Maurice Renard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Renard (homonymie).

Maurice Renard

Autres noms Vincent Saint-Vincent
Activités écrivain
Naissance 28 février 1875
Châlons-en-Champagne, Marne, Drapeau de la France France
Décès 18 novembre 1939 (à 64 ans)
Rochefort, Charente-Maritime, Drapeau de la France France
Langue d'écriture français
Genres roman fantastique, roman de science-fiction

Œuvres principales

Maurice Renard est un écrivain français né le 28 février 1875 à Châlons-sur-Marne et mort le 18 novembre 1939 à Rochefort.

Biographie[modifier | modifier le code]

S'il naît à Châlons-sur-Marne, au 7 rue du Grenier-au-Sel, dans une famille bourgeoise, c'est à Reims, où son père, magistrat, a été nommé président du tribunal d'instance en 1877, que Maurice Renard passe son enfance. Son grand-père Pierre Édouard Renard était également haut magistrat, ainsi que maire d'Épernay.

L'enfance de Maurice est rythmée par des séjours d'été à Hermonville, où ses grands-parents possèdent le château Saint-Rémy (détruit en 1918), et où la famille occupe dans le vaste parc un petit pavillon, le clos Saint-Vincent. Seul garçon et de loin le benjamin de trois enfants, il est un enfant solitaire, choyé par ses parents, marqué par ses lectures – Charles Dickens, Edgar Poe notamment – et par les mannequins du magasin de bonneterie de ses grands-parents à Reims.

Fin 1886, Maurice Renard est interne de l’École Monge, 145 boulevard Malesherbes à Paris, avant de revenir à Reims en 1892, au collège des Bons-Enfants. En 1894, il obtient son baccalauréat en lettres et en philosophie. Il effectue trois années de service militaire à Reims (1896-1899) avec le grade de maréchal des logis, au cours desquelles il découvre Herbert George Wells. En 1899, il s'installe à Paris et fait des études de droit qu'il abandonne bientôt pour se consacrer à la littérature.

Il publie un hommage à Victor Hugo, lu à la Comédie-Française. Puis, sous le pseudonyme de Vincent Saint-Vincent (il choisit ce pseudonyme pour ne pas être confondu avec Jules Renard, mais y renonce en découvrant qu'il s'agit d'un patronyme réel), il publie son premier recueil de contes Fantômes et fantoches en 1905, fruit d'inspirations diverses, où l'on note l'influence de Herbert George Wells, dans Les vacances de monsieur Dupont, (un Monde perdu avant la lettre).

En 1903, il épouse Stéphanie La Batie. Le couple aura quatre enfants : Renaud (né en 1904), Rémi (1905-1977), Cyril (né en 1915), Daniel (décédé à 18 mois en 1919). Il s'installe d'abord no 85 avenue Kléber puis, en février 1910, emménage no 8 rue de Tournon. Des hôtes illustres fréquentent son salon : Colette, Pierre Benoit, Henry de Montherlant entre autres.

Le premier roman de Renard paraît en 1908, Le docteur Lerne, dédié à H.G. Wells, sur le thème du savant fou, suivi par Le voyage immobile en 1909. Il publie Le Péril bleu en 1912, roman remarqué par Louis Pergaud. Il fonde la revue poétique La vie française et publie Monsieur d'Outremort et autres histoires singulières en 1913.

Il sert pendant la Première Guerre mondiale de 1914 à début 1919 comme officier de cavalerie.

Son roman Les Mains d'Orlac paraît en feuilleton en 1920, il sera adapté plusieurs fois au cinéma (Mad Love de Karl Freund aux États-Unis en 1935). Publication de L'homme truqué en 1921, d'Un homme chez les microbes en 1928.

Maurice Renard divorce en 1930 et se remarie.

À partir de 1935, Renard publie de nombreuses nouvelles et des feuilletons dans divers quotidiens et devient vice-président de la Société des gens de lettres.

Il meurt des suites d'une opération chirurgicale à Rochefort en 1939. Il repose à l'île d'Oléron, au cimetière de Dolus d'Oléron où il possédait une petite maison, son lieu de séjour habituel. Une plaque y est apposée[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Le Docteur Lerne, sous-dieu (1908)
  • Le Voyage immobile (1909)
  • Le Péril bleu (1912) - Éditions Jules Tallandier, Coll. À travers l'Univers, 1953
  • Les Mains d'Orlac (1921)
  • L'Homme truqué (1921)
  • Le Singe, coécrit avec Albert-Jean Renard (1925)
  • L'Invitation à la peur (1926)
  • ? Lui ? (1927)
  • Notre-Dame Royale. Tableau du sacre de Louis XVI à Reims (1927). Couronné par l'Académie française.
  • Un homme chez les microbes (1928) ; réédition, Éditions Métal, 1956
  • Le Carnaval du mystère (1929)
  • La Jeune Fille du yacht (1930) illustrations de Auguste Leroux, Éd. L'Illustration, revue La Petite Illustration (trois fascicules brochés); no 468, 22 février 1930; no 469, 1er mars 1930; no 470, 8 mars 1930 ;
  • Celui qui n'a pas tué (1932)
  • Le Maître de la lumière (feuilleton, 1933, publié à titre posthume en 1947)
  • Le Bracelet d'émeraudes (feuilleton, 1933)
  • Colbert (feuilleton, 1934)
  • Le Mystère du masque, Paris, Librairie des Champs-Élysées, Le Masque no 176 (1935)
  • Le Violon de la reine (feuilleton, 1935)
  • Les Mousquetaires des Halles (1936)
  • Fleur dans la tourmente (feuilleton, 1936)
  • Le Signe du cœur (feuilleton, 1937)
  • Les Trois Coups du destin (feuilleton, 1938)
  • La Redingote grise (feuilleton, 1939)
  • La Prison d'argile (1942)

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • « Le Professeur Krantz », illustrations de L. Pouzargues, Éd. L'Illustration, revue La Petite Illustration no 571, 2 avril 1932
  • « La Cantatrice », in Fiction no 2, Éditions OPTA, décembre 1953;
  • « Le Brouillard du 26 octobre », in Fiction no 6, Éditions OPTA, mai 1954;
  • « La Gloire du Comacchio », in Fiction no 20, Éditions OPTA, juillet 1955;
  • « L'Homme au corps subtil », in Fiction no 62, Éditions OPTA, janvier 1959;
  • « La Rumeur dans la montagne », in Fiction no 88, Éditions OPTA, mars 1961;
  • « Le Lapidaire », in Fiction no 133, Éditions OPTA, décembre 1964.

Recueil de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Fantômes et fantoches, sous le pseudonyme de Vincent Saint Vincent (1905) - recueil de 7 nouvelles
  • Monsieur d'Outremort et autres histoires singulières (1913) - recueil de nouvelles, voir Wikisource.
  • Papillon de la mort, NéO, coll. Fantastique - SF - aventure no 139, 1985
Ce recueil de nouvelles publié à titre posthume reprend des nouvelles publiées dans des magazines. Il contient les nouvelles suivantes :
  • L'Écharpe gris souris (1929)
  • Cambriole (1929)
  • Elle (1929)
  • L'Étrange Souvenir de M. Liserot (1929)
  • À l'eau de rose (1929)
  • Le Papillon de la mort (1929)
  • La Rumeur dans la montagne (1923)
  • Le Professeur Krantz (1932)
  • Le Rendez-vous (1909)
  • Le Lapidaire (1905)
  • La Grenouille (1926)
  • La Damnation de l'"Essen" (1926)
  • L'Affaire du miroir (1926)

Théâtre[modifier | modifier le code]

Adaptations cinématographiques et télévisuelles[modifier | modifier le code]

Au cinéma
À la télévision

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.


Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Barbier, Des Châlonnais célèbres, illustres et mémorables : biographie châlonnaise, Châlons-en-Champagne, Ed. du "Petit Catalaunien illustre,‎ 2000 (ISBN 978-2-950-95461-9).