Lobe pariétal

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Principaux gyrus du lobe pariétal, en jaune
Vue dorsale du cortex
Dessin des lobes du cerveau humain dont le lobe pariétal, en jaune

Le lobe pariétal (ou cortex pariétal) est une région du cerveau des vertébrés. Il est situé en arrière du lobe frontal, au-dessus des lobes temporal et occipital.

Anatomie[modifier | modifier le code]

D'un point de vue anatomique, le lobe pariétal est la partie du cortex cérébral délimitée par les sillons suivants :

Les trois principales circonvolutions du lobe pariétal sont :

Ces deux derniers lobules forment ce qu'on appelle le cortex pariétal postérieur.

Fonction[modifier | modifier le code]

Le lobe pariétal est considéré comme un cortex associatif hétéromodal. C'est-à-dire qu'il joue un rôle important dans l'intégration des informations issues des différentes modalités sensorielles (vision, toucher, audition). Cette région du cerveau est notamment impliquée dans la perception de l'espace et dans l'attention et, plus particulièrement, le cortex pariétal supérieur est impliqué dans la voie dorsale du système visuel et dans le contrôle visuo-moteur des mouvements, notamment des saccades oculaires.

Au cours de l'évolution de l'homme et des primates, le lobe pariétal, tout comme le lobe frontal, a subi une importante expansion corticale c’est-à-dire que la taille de cette région a augmenté plus vite que le reste du cerveau. Néanmoins, pour des raisons historiques, le lobe pariétal a fait l'objet de moins d'études.

Neuropsychologie[modifier | modifier le code]

Animation tridimensionnelle du cerveau humain montrant le lobe pariétal gauche en rouge à l'intérieur d'un crâne rendu transparent. L'hémisphère cérébral droit n'est pas montré afin de mieux mettre en valeur le gauche

Une lésion (suite à un accident vasculaire cérébral par exemple) située dans le cortex pariétal peut avoir des conséquences frappantes sur le comportement. Ainsi, lorsque la lésion frappe le lobe pariétal dans l'hémisphère non-dominant, le malade peut souffrir d'héminégligence spatiale : il se comporte comme s'il « n'avait plus conscience » de toute une moitié de l'espace (en général controlatéral à la lésion).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Olivier Houdé, Bernard Mazoyer, Nathalie Tzourio-Mazoyet, Cerveau et psychologie Introduction à l'imagerie cérébrale anatomique et fonctionnelle, puf,‎ 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]