L'Histoire secrète

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L'Histoire secrète est une série de bande dessinée française dérivée de la série Arcanes, également publiée par Delcourt.

Sommaire

[modifier] Auteurs

[modifier] Synopsis

Le scénario propose une relecture de l'histoire de l'humanité à la lumière de la théorie d'un « complot magique », selon laquelle quatre magiciens (aussi appelés archontes) tantôt s'affrontent et tantôt se partagent le contrôle de l'humanité. Depuis la préhistoire, ils ourdissent dans l'ombre pour orienter les décisions des grands personnages historiques qui ne sont, bien souvent, que leurs marionnettes. Le principe à la base de leur magie est la « rétro-synchronicité », grâce à laquelle ils peuvent, à l'aide de cartes inspirées du tarot (les arcanes), entrevoir les possibilités de l'avenir immédiat ou lointain et l'infléchir vers des probabilités plus avantageuses selon leurs intérêts du moment. La portée de la vision et de l'infléchissement dépend de la puissance et du talent du manipulateur. Ces « passes » leur permettent de dévier le cours des événements et éclairent d'un jour nouveau plusieurs épisodes authentiques de l'Histoire, qui sont encore aujourd'hui mal expliqués : les dix plaies d'Égypte, la quête du Graal, les nombreuses victoires de Napoléon, le grand incendie de Londres, la montée fulgurante du nazisme, etc. La série, créée a posteriori, débouche sur deux autres séries (Arcanes et Arcane majeur) qui exploitent les événements de l'histoire récente.

[modifier] Personnages

[modifier] Les Archontes

Les archontes originels sont :

  • Dyo (représente les coupes / Cœur / Le Pape)
Paranoïaque et impitoyable, son but est de dominer les humains. Il a contrôlé entre autres l'Égypte des pharaons et l'URSS. Il perd son ivoire à la fin du tome 1. Il est obligé de s’allier avec Reka et la maison des bâtons. Il s’affaiblit considérablement durant le Moyen Âge (il est réduit à l’état de cadavre ambulant dans le tome 3). Il finit par retrouver son ivoire. Les siècles suivants, trop faible, il tente d’utiliser Guillaume de Lecce et les moines rouges dans des alliances fragiles. Au début du XXe siècle, lui et Guillaume ont la mainmise sur l’Empire allemand. Après 1918, il prend progressivement le contrôle de l’URSS. Il favorise certainement l’arrivée au pouvoir de Joseph Staline. Par la terreur du NKVD, il oblige Yaponchik et les Vor à s’allier à sa maison (à partir des années 30 – la guerre des Sukas). Après la mort de Staline (décès dont il serait en partie responsable – tome 17), Nikita Khrouchtchev et ses alliés parviennent à limiter ses pouvoirs grâce à l’icône de Solovki (une carte très puissante – un des 4 icônes « Acheiropoietos » dont les origines ne sont pas déterminées). Il est arrêté et déporté au goulag (île Soloviki). Finalement, les dirigeants du Kremlin le réhabilitent en 1956. Il est envoyé en Hongrie, avec pour mission de mater l'insurrection de Budapest. Dans les années suivantes, il mène dans l'ombre les grandes répressions dans le bloc est (exemple : 1968 à Prague). Il met en place le projet « Rossignol », à savoir un plan lui permettant d’accroître les pouvoirs de son ivoire. Il supervise la construction de la centrale nucléaire de Tchernobyl à cet effet (à partir des années 1980), afin de pouvoir disposer d’un « catalyseur » de chaos pour le projet « Rossignol ». En 1979, l’archonte Dyo pousse les dirigeants de l'URSS à faire intervenir les armées soviétiques en Afghanistan. Il s’agit en fait de trouver la demeure des lamas noirs, et de nouer une alliance avec eux. Cette entreprise échoue, mais il parvient à récupérer via Ernst Schäfer (ex-membre de l'Ahnenerbe), une des cartes crées par ces « lamas noires » (carte « Daath » dite la main tibétaine). Cette carte doit servir de déclencheur à « Rossignol ». L’opération est lancée dans la nuit du 26 avril 1986, à la centrale nucléaire de Tchernobyl, dans la salle du cœur n°2 du réacteur. L’archonte Erlin intervient, et Dyo se fait aspirer par une sorte de trou noir crée par la carte « Daath » (cette ivoire semblait être un piège tendu par les lamas noirs). En dépit de la disparition de son archonte, la « maison » des coupes est toujours active.
  • Reka (représente les lances / Carreau / La Papesse)
Elle a en sa possession l’ivoire du « bâton/lance ». Dans le tome 1 de l'« Histoire secrète », au seuil de la mort, Grand-père loup explique que cette carte offre à son détenteur d’immenses pouvoirs, mais en contrepartie peut plonger son utilisateur dans des folies destructrices. Cette caractéristique semble se retrouver dans la psychologie et dans les actes du personnage. Aussi Reka laisse souvent libre cours à ses émotions, allant jusqu'à des crises de fureur aveugles (cf. tome 1). Fureur dont son propre entourage peut faire parfois les frais. Ses partisans dans la maison des bâtons lui donnent le titre de « mater ». À certaines périodes de l'histoire, elle n'hésite pas à semer la mort si cela sert ses intérêts (cf. le prologue du tome 4 sur le destin les derniers enfants, parents lointains des Hohenstaufen, ou encore l'Inquisition, et même indirectement l'affaire de la colonie de Roanoke). À partir du XXe siècle, elle semble évoluer vers un peu plus d'humanité - toute proportion gardée, car à la moindre contrariété, elle n’a pas d’état d’âme à se débarrasser des contrevenants. Particularité propre : elle semble posséder une certaine capacité à s’infiltrer dans des milieux et des sociétés tous aussi différents les uns que les autres, peut-être plus que les trois autres archontes, comme le démontre son parcours dans l’histoire humaine : grande prêtresse dans l’Ancienne Égypte, grand maître officieux de l’ordre du Temple au Moyen Âge, puis cardinal à Rome auprès du Saint-Siège de la fin du Moyen Âge à la Renaissance, membre des services secrets italiens en 1916, puis officier dans l’armée britannique à la fin de la Première Guerre mondiale, gérante d’une maison close (« L’arcane 17 ») à Montmartre dans les années 1930, officier au SOE durant la Seconde Guerre mondiale, officier d’état-major dans les services de renseignement de la toute jeune Tsahal en 1948, puis leader d’un groupe de hippies en 1968 à San Francisco, et finalement trafiquant de drogue et opérateur de la CIA, et astrologue privée de la famille Reagan dans les années 1980 (tomes 22 et 24). Autre particularité de cet archonte : les drogues. La consommation assidue (cf. tome 19) de divers produits stupéfiants répond à un besoin purement hédoniste, et également à d’autres motivations. Ainsi le LSD permet à Reka de se projeter dans le multiverse, et en particulier à Kor. Elle expérimente également une technique permettant de collecter l’énergie psychique née du plaisir, pour l’utiliser à ses fins (tome 19 le festival de Woodstock). Cette consommation effrénée de produits stupéfiants se transforme en accoutumance au début des années 1970 et la met en situation de totale dépendance, chose que le roi en jaune allié à Cosa Nostras tente d’utiliser contre elle (tome 20). Son attention pour les drogues l’amène à devenir un des plus gros trafiquant sur le marché mondial, en appui en sous-main à quelques politiques des États-Unis sous Reagan (tomes 22 et 24 - l’Irangate en 1986). La disparition de sa sœur Aker en 1941 ne l’a pas laissé indifférente. Consciente désormais de l’affaiblissement des archontes, elle en devient très attachée à son frère Erlin. Attachement réciproque d’ailleurs (cf. la fin du tome 20 de « Histoire secrète »). Après, le plaisir (au sens large) semble être sa motivation principale. De manière générale, faisant preuve de peu d’empathie, Reka ne s'intéresse aux Hommes que pour profiter d'eux, et au mieux de ses intérêts et de son propre plaisir. Son frère, l'archonte Erlin est assez explicite à propos d'elle dans le tome 12 : elle se fiche du devenir de l’espèce humaine du moment qu'elle peut passer du bon temps. L’épisode de la drogue dans le tome 20 laisse entendre une certaine fragilité chez elle, allant de pair avec une personnalité instable. Faiblesses que peut-être les maitres cachés de l’Himalaya seraient tentés d’utiliser contre son frère ainé dans les prochains tomes de « Histoire secrète ».
C’est la sœur jumelle de Reka (sur leurs noms : il s’agit d’une anagramme, en inversion). Elle détient l’ivoire des épées. Elle souhaite faire « évoluer » les Hommes, ou plus globalement l'Humanité vers plus de liberté et de tolérance. Ses partisans, regroupés dans la « maison » des épées, se retrouveront derrière la plupart des sociétés secrètes initiatiques ou communautés humaines à vocation progressiste : cathares, Rose-croix, franc-maçonnerie… Le signe de reconnaissance de la « maison » des épées est une rose rouge. Aker porte d’ailleurs le titre de « mater sub-rosa ». Si la vocation paraît honorable, les méthodes de réalisation du dessein n’en sont pas moins identiques à celles de ses frères et sœur. Aker s'est notamment servie de la Grèce athénienne et de la Révolution française, et du Saint-Empire romain germanique durant le Moyen Âge. C’est au cours de cet épisode avec l’empereur Frédéric II (la « stupeur du monde ») que Guillaume de Lecce entre dans la trame (tome 3). En 1194, le père de Frédéric II, l’empereur Henri VI est couronné roi de Sicile. À cette époque, Aker agit dans son entourage en tant que conseillère. Pour asseoir son autorité, il attire les nobles partisans de Tancrède de Lecce, ainsi que son héritier, Guillaume alors jeune enfant, à un banquet. C’est en réalité un piège (à l’insu d’Aker, qui pensait à l’entreprise pacifique d’Henri). Il fait crever les yeux à Guillaume, en plus de le soumettre à la torture. Les nobles et les évêques qui avaient assisté au couronnement de Tancrède sont brûlés vifs dans un champ près de Palerme. Le jeune Guillaume survit aux sévices. Dans son cachot, et de par une sorte de lien avec l’Arche d’alliance, il apprend à maitriser l’entropie et le hasard nés de sa propre souffrance (le procédé dit « Klingsor »). Guillaume s’échappe et tue Henri VI. Il entame son « ascension » vers son statut d’archonte.
Au final, Aker échoue à créer l’Homme meilleur, avec Frédéric II, et plus tard Napoléon Ier et la Révolution française. Hormis durant le règne de Napoléon, elle demeure l’alliée d’Erlin et des Deniers. Durant la Première Guerre mondiale, Reka et la maison des bâtons se joignent à leur alliance, et idem pour le début de la Seconde Guerre mondiale. Fin décembre 1941, elle se porte volontaire pour une mission avec Itzak et des partisans formés par le SOE pour l’opération Anthropoid (officiellement : assassinat de Reinhard Heydrich). Il s’agit aussi de permettre à Itzak de récupérer les notes secrètes de son ancien professeur, dissimulées dans une bibliothèque à Prague (tome 11). Pour la réussite de l’opération, Aker attire Guillaume et un détachement de la division SS Totenkopf au village de Lidice, près de Prague. Elle invite de Lecce à se battre en duel. Ce dernier s’exécute. Le choc de leur lutte, des « deux futurs », provoque une explosion cataclysmique. Le petit village de Lidice est entièrement rasé. Guillaume sort vainqueur du combat. L’ivoire des épées est brûlée. En guise de trophée, Guillaume de Lecce adresse par colis postal, cette ivoire brisée à son frère Erlin. Le résumé du tome 12 suggère deux possibilités quant à la situation d’Aker : morte ou dans une autre dimension. Au fil des tomes suivants, elle semble continuer à aider les hommes depuis la lisière de la réalité, et sa propre famille. Elle fait une brève apparition à la fin du tome 4 de la série « Arcane majeur » (pour aider Pandora face au Roi en jaune). Certains points du tome 21 de « L’histoire secrète » laissent spéculer sur sa survie physique à son dernier duel avec Guillaume de Lecce : le dessin dans le coffre-fort de James Angleton, les prémonitions de Reka. Son organisation, « Les Epées » semble avoir survécu à sa disparition. Ses anciens lieutenants vendent des jeux aux plus offrants (tome 22 de « L’histoire secrète »). Globalement sur sa personnalité : autoritaire et hautaine, elle est néanmoins capable d'empathie et est fidèle envers ceux qui la servent.
En définitive, le bilan de son action dans l’histoire humaine (et peut-être sa destinée) peut se résumer, ainsi, presque mots pour mots aux propos du chamane Pére-Loup, lorsqu’il lui remit l’ivoire des épées, 3000 ans av. J.-C. : « créer les rois, unifier les clans, mais frapper les innocents ».
  • Erlin (représente les deniers / Trèfle / l'Empereur)
Plus humain et compréhensif que les autres archontes, il se sert de ses pouvoirs pour protéger le monde. Il est ainsi le protecteur des Hébreux dans l’Égypte ancienne (et de la communauté israélite bien après) et de l'Angleterre à partir du XVIe siècle. Pragmatique, il essaie de modérer les actions de ses frère et sœurs, ainsi que les conséquences des manipulations dans la trame. Par crainte de provoquer indirectement d’autres tragédies, il s’est même retiré en ermite durant plusieurs siècles au Moyen-Âge (tome 3). Ceci étant, il n'hésite pas, lorsque le besoin se fait sentir, à sacrifier des êtres humains : sa réaction dans le tome 23 au sujet des agents du MI6 à la poursuite de Pandora dans le métro berlinois, ou encore plus révélateur dans le tome 13, le largage des bombes nucléaires en 1945, sur Nagasaki et sur Hiroshima (précisément qualifié de "hasard de la guerre"). Autre exemple : il semble posséder le pouvoir de frapper de folie n'importe quel être humain. Il utilise cette capacité contre John Dee (cf le récit de Reka dans le tome 22) et contre James Forrestal, secrétaire de la Défense en 1949. Il n'en demeure pas moins, que tout au long des tomes, il reste préoccupé par la survie des Hommes. Preuve en est par son implication et celle de sa « maison » dans la lutte contre Guillaume de Lecce et les moines rouges.

Archonte apparu par la suite :

  • Guillaume de Lecce (représente le Mat / Joker)
Cinquième archonte, introduit dans le scénario à partir du tome 3. Dernier représentant de la branche des Hauteville en Sicile (une dynastie familiale puissante dans le bassin méditerranéen durant le Moyen-Âge) vers la fin du XIIe siècle, ce jeune garçon est pris malgré lui, dans l’engrenage des machinations d’Aker et de la « maison » des Épées. C’est le fils de Tancrède de Lecce, lui-même en lutte aux prétentions des Hohenstaufen au trône de Sicile. Après la mort de son père en 1194, il est normalement pressenti, à l’âge de 14 ans, comme l’héritier du royaume de Sicile (son père l’avait fait couronner roi symboliquement pour assurer la continuité dynastique). Cependant, faute d’armée, il doit céder sa couronne à Henri VI de Hohenstaufen (dit « le Borgne »). Attiré avec ses partisans dans un piège, le jeune Guillaume est capturé sur ordre d'Henri VI et livré à ses tortionnaires (tortures et les yeux crevés). Les barons qui avaient soutenu Tancrède et son fils, sont livrés aux flammes en dépit des protestations d’Aker. La mainmise sur la Sicile par les Hohenstaufen, semble conclue. Toutefois, Henri VI et sa « conseillère » n’avaient pas prévu un détail ; Tancrède avait eu le temps peu avant sa mort, d’initier son fils à la pratique des cartes, notamment en le mettant en présence de l’arche d’alliance, alors dissimulée sous le palais de Palerme - révélations dans le tome 13 par le Don de Cosa Nostra. Un passage dans ce même tome (à la page 18) suggère d’ailleurs que les tortionnaires d’Henri VI ont eu la mauvaise idée de promener le corps meurtris de Guillaume près de la relique de l’Arche dans le palais de Palerme. À peine vivant dans sa geôle, Guillaume finit par développer une sorte de lien indéfectible avec cette puissante carte. Il découvre comment maîtriser intégralement l’entropie née de sa souffrance, de sa propre douleur (procédé dit « Klingsor »). Ivre de vengeance, de folie, et au fait de ses nouveaux pouvoirs, il s’échappe et tue Henri le Borgne. Rassemblant des partisans sur l’île, il finit par nouer un pacte avec ce qui deviendra plus tard la mafia sicilienne. « Cosa Nostra » s’engage à assurer la protection de l’arche d’alliance sans laquelle Guillaume n’est rien, en échange de disposer de la Sicile. Ce pacte restera en vigueur jusqu’en 1943. Au demeurant, la folie est devenue l’idée fixe de De Lecce. Rongé par la haine, il désire dispenser la mort sur toute la surface du globe. La souffrance d’autrui est d’ailleurs la principale source de son pouvoir, et il s’évertue à la provoquer tout autour de lui. Au fil du temps, ses pouvoirs prennent un tour considérable, jusqu’à l’élever au rang d’Archonte. Il ne tarde pas à créer sa propre « maison ». Ses servants se nomment les moines rouges, et considèrent leur maître tel une sorte messie (« Saint-Guillaume). Ils forment une « cinquième maison » (« la cinquième puissance, celle qu'on ne doit pas nommer »). Ils s’opposent directement aux autres « maisons ». Aker comprend alors que Guillaume de Lecce est la conséquence même de sa volonté de créer le « roi du monde » en la personne de Frédéric II – le fils d’Henri le Borgne (Tome 4 : Frédéric est né le même jour où les sévices furent affligées à Guillaume à Palerme). C’est une sorte de rééquilibrage de la trame. Les conspirations de Guillaume de Lecce et de ses suivants n'auront de cesse que de provoquer folies et destructions, les moines rouges dirigeant parfois en sous-main avec l’aide involontaire des autres « maisons » quelques épisodes parmi les plus sanglants de l’histoire occidentale (guerres napoléoniennes, Première Guerre mondiale…). À partir du XXe siècle, son emprise sur les évènements devient conséquente. Il est à l'origine de la dictature nazie. Ses innombrables machinations font basculer le monde à nouveau dans une guerre mondiale en 1939. Mainmise sur l’Europe, revanche ultime sur Aker, persécutions, tout semble lui assurer en 1942 l’issue du jeu. Mais les autres archontes, dans le camp des Alliés, font cause commune. Le projet Manhattan, adossé à l’organisation Magic (les Deniers, les Bâtons, la section XX du SOE et l’OSS) doit permettre de trouver une solution définitive au problème posé par de Lecce. Ce dénouement est finalement parachevé le 16 juillet 1945 dans le désert du Nouveau-Mexique. Guillaume de Lecce laisse l’Allemagne à son sort vers la fin 1944. Il s’enfuit vers le Japon à bord d’un sous-marin en emportant l’Arche d’alliance. Il disparaît lors du bombardement de Nagasaki. Mais, hasard ou pas, il revient par la suite en possédant Howard Hughes (le roi en jaune). Quant à ses sbires, les moines rouges, ils semblent avoir été définitivement vaincus avec la chute du Troisième Reich. Cependant, nous apprenons dans le tome 14 (Les 'Veilleurs) de la bouche même d'un ex-membre de l'Ahnenerbe que les moines rouges existent encore bel et bien dans le jeu. À l'image de leur maître, ils attendent leur heure.

[modifier] Agents des Archontes

À travers l'histoire, les Archontes s'affrontent afin d'obtenir ou de garder le pouvoir. À chaque époque, les personnages historiques sont associés à l'une ou l'autre des « maisons » (coupes, lances, épées, deniers)

  • Moïse, libérateur hébreu (deniers)
  • Ramsès II, pharaon d'Egypte (coupes)
  • Frédéric II, empereur du Saint-Empire (épées)
  • Jean-Michel de Nostre-Dame, médecin français célèbre pour ses prophéties (épées)
  • John Dee, mathématicien anglais (deniers, puis coupes et enfin Mat)
  • Isaac Newton, physicien anglais, auteur de nombreuses théories dont la plus connue est celle de la gravitation universelle (deniers)
  • Napoléon Bonaparte, général de la Première République française et ensuite empereur français (épées, puis Mat)
  • St. John Philby, aventurier et espion d'origine britannique converti à l'Islam, lieutenant du roi Ibn Seoud d'Arabie (bâtons, puis coupes). À l’origine, c’est un joueur de la maison des bâtons (tome 8 « Histoire secrète »), officier dans l’armée britannique travaillant au bureau arabe durant la Première Guerre mondiale. En 1918, il est correspondant des autorités britanniques auprès de la cour wahhabite en Arabie. En retrouvant un très ancien parchemin, il apprend l’emplacement des ruines de Kor, censée être la première ville humaine. Les restes de cette mythique cité étaient localisés en plein milieu du désert de la péninsule arabique. Passant outre les ordres de ses supérieurs, et ceux de l’archonte Reka, il organise une expédition sur site. Là, dans les ruines, il découvre des ivoires inconnues, et récupère trois de ces artéfacts. Grisé par des pouvoir désormais équivalents à ceux d’un archonte, il finit par rejoindre Dyo et la maison des coupes. Il confie une de ces ivoires à son fils, Kim Philby. Ce dernier, au début de la Seconde Guerre mondiale, s’en sert comme caution pour entrer au sein du MI6, et dans l’entourage proche d’Erlin et de ses deux sœurs, feignant toute connivence avec son père. Il joue en fait le rôle d’un agent double auprès de la « maison » des Coupes. Son père, St-John protège dans le même temps à partir des années 1920, le dénommé Ibn Seoud, chef d’une des grandes familles saoudite. Les pouvoirs des ivoires noires de Kor permettent à ce chef de tribu, d’asseoir son pouvoir sur les autres grandes parties se disputant la mainmise du second État saoudien. Au final, St-John supervise dans l’ombre la construction de l’Arabie Saoudite moderne au profit d’Ibn Seoud et de sa famille. Philby conserve ce rôle d’éminence grise jusqu’au début des années 60. En 1942, il est même approché par les sbires de Guillaume de Lecce. Le tome 12 suggère que Philby père est parvenu à retourner à Kor pour rechercher d’autres ivoires. En 1963 à Beyrouth, il apporte un soutien direct à son fils Kim, dont la couverture a été définitivement évincée par Curtis et Lizbeth, autres agents des Deniers. Il est finalement tué par Erlin au terme d’un bref combat.
  • Itzak (épées, puis indépendant)
  • Curtis Hawke, pilote de chasse de la Royal Air Force (deniers). Après les archontes, c’est certainement le personnage phare de la série. Il s’agit d’un joueur naturel. Il est repéré par Erlin en 1914. Initié dans la maison des Deniers, ses pouvoirs s’accroissent progressivement. Il a rang de « cavalier ». Reka lui propose même de le prendre à sa charge et de lui apprendre à maitriser ses pouvoirs, de façon à progresser au-delà de sa « condition humaine », presque à devenir l’équivalent d’un archonte (tome 7). Au fil des missions, il apprend à se méfier des archontes, et de leur soif de pouvoir. Tout en demeurant loyal à Erlin et les Deniers, il désapprouve (parfois ouvertement) les entreprises menés par son « maître » et ses deux sœurs (cf. sa réaction sur les bombardements au Japon dans le tome 13). À partir de 1946, il prend conscience de l’affaiblissement des maisons. Il n’hésite pas à défier Reka dans le tome 16, ou encore à se dérober aux ordres d'Erlin dans le tome 17 au moment de l'opération Kadesh en 1956. L’assassinat de sa femme, Nimue en 1948, l’affecte énormément. Il n’aura de cesse de traquer le commanditaire de ce meurtre, à savoir Kim Philby, jusqu’à se sacrifier à Prague en 1968.
  • Nimué, physicienne (coupes, puis épée/deniers, puis indépendant)
  • Rudolf von Sebottendorf, membre historique de la Société Thulé, société semi-secrète allemande ayant inspiré l'idéologie nazie (Mat)
  • Yaponchik (coupes) : il apparaît à partir du tome 15 « Histoire secrète ». Surnommé « le petit japonais » à cause de son teint mongoloïde, il est apparenté au Vors, et proche de l’entourage de Dyo. Son âge est inconnu, mais il dispose à l’instar des archontes d’une longévité pluriséculaire, en plus de la capacité à conserver une apparence jeune. Son âge est inconnu, mais l’archonte Erlin prétend l’avoir rencontré du temps de Gengis Khan (au moins plus de 900 ans). C’est un chaman originaire de Sibérie. Il semble avoir une histoire commune avec la confrérie des Vors. Il en a d’ailleurs tous les attributs : tatouages, pouvoirs RS. Il n’est pas aussi puissant qu’un archonte, mais possède des capacités de manipulation RS de premier ordre (prémonition, sensitif aux phénomènes RS, joueur de haut niveau, capacités de cartier, manipulation d’ivoires et de lames, capacité à se déplacer d’une réalité à l’autre…). Durant les années 1930, il fut embrigadé de force au sein du NKVD en même temps que ses acolytes Vors. Depuis, c’est le plus proche collaborateur de Dyo, assurant même le rôle d’une sorte de second dans la hiérarchie de la « maison » des Coupes. Au fil des tomes, il demeure fidèle aux Coupes et à son chef, qui n’hésite pas d’ailleurs, à l’envoyer en première ligne. Il est pris dans le vortex de la centrale nucléaire de Tchernobyl, à la fin du tome 23. Pas d’indication sur sa survie ou non.
  • Kurt Gödel, mathématicien austro-américain (deniers/épées)
  • John von Neumann, mathématicien et physicien américain d'origine hongroise (deniers)
  • Howard Hughes / le Roi en jaune (complexe militaro-industriel / Mat) : milliardaire américain connu dans les années 30 par ces extravagances, son goût pour la vitesse, et son intérêt pour l’aéronautique. Dans l’univers de Pecau (Arcane majeur, Arcane et Histoire secrète), son rôle est moins éclectique, et plus trivial. Il porte le nom de « Roi en jaune ». En 1948, un B-29 de l’US Air Force ramène des ruines de Nagasaki, un bien étrange paquet, enfermé dans un cercueil de plomb (tome 18). Ce convoi sous le sceau du secret-défense doit déposer son « paquet » dans la base dite « zone 51 ». L’avion amerrit en catastrophe par un concours de malchance dans le lac Tahoe, au Nevada. Son équipage survit, mais le bombardier coule au fond du lac, ce qui entraine des phénomènes étranges dans la ville voisine de Las Vegas (les eaux du lac alimentent la ville). Deux années plus tard, coïncidence ou non, l’avion personnel de Howard Hughes s’écrase et coule à son tour au même endroit. Le milliardaire américain en pleine noyade, est mis en présence au fond du lac, de la carcasse du B29, et du « mystérieux colis ». Il survit et en est changé à jamais. Durant les années suivantes, il met progressivement sa fortune et ses ressources au service du complexe militaro-industriel, jusqu’à diligenter de fait les conspirations de cette nouvelle « maison ». Il entraine une partie de la mafia dans le jeu, supervise les évènements les plus controversés de l’Amérique des années 70-80 (assassinat des membres de la famille Kennedy, de Martin Luther King…). Le scandale du Watergate met fin à sa suprématie sur les milieux politiques américains (Erlin en est l’instigateur). Le tome 20 fait le lien direct entre les agissements de Hughes et Guillaume de Lecce. Ce dernier à la lisière du seuil, influence les actes du Roi en jaune. Ce qui laisse spéculer sur la nature réelle du colis du B29 (toujours au fond du lac à Tahoe) : peut-être l’arche d’alliance que de Lecce avait avec lui au Japon, ou simplement son cadavre… Au fil des années, cette influence semble se faire de plus en plus forte. Cette possession se ressent d’ailleurs sur le corps de Hughes. Il mute vers quelque chose d’autre, comme si sa condition humaine initiale n’était plus suffisante pour « accueillir » sa nouvelle puissance (toujours dans le tome 18). Il détruit ses globules rouges trois fois plus rapidement qu’un humain normal, et doit donc ingurgiter régulièrement du sang humain (tome 21). Il se fait passer pour mort en 1976. À partir de cette date, le Roi en jaune supervise désormais ses actions à partir de son navire, le Wizard of Lemuria. À l’instar de de Lecce, il accroit son pouvoir par la souffrance d’autrui (le massacre de la secte de Jim Jones en 1978). Le résumé au début du tome 22 évoque la disparition de son navire tel une sorte de Hollandais volant. Mais, il semble aux dires de l’ex-informateur du MI6 dans le tome 23 (page 29), que le Wizard est toujours opérationnel, ravitaillé en mer, naviguant sans cesse, et capable d’échapper mystérieusement aux satellites de surveillance. Ce qui suggère la survie du Roi en jaune.

Il est à noter que, selon l'Histoire secrète, les différentes guerres ne sont que le produit de l'affrontement des maisons. Ainsi, la Première Guerre mondiale représente l'affrontement des coupes et des deniers, tandis que la Seconde Guerre mondiale est l'aboutissement du combat entre les puissances de l'Axe, affiliées au Mat, et les différentes maisons : coupes (qui ont la mainmise sur l'URSS), deniers (l'Empire britannique), épées (forces de résistants), lances/bâtons (Francs-Tireurs, Mafia…).

[modifier] Autres forces en présence

Certains groupes et quelques personnes restent indépendant des Archontes, et jouent le rôle de contre-pouvoir ou de trublions :

  • les Autres, plus connus sous le nom de Djinns, habitants de la ville de Kor (inspiré de la ville d'Iram)
  • la Cosa Nostra, et la Mafia
  • la Fondation Vane, organisation américaine dont le but est d'étudier les cartes et les phénomènes RS
  • Le complexe militaro-industriel américain : il s’agit de la « sixième maison » (la cinquième étant les moines rouges de Guillaume de Lecce). Cette force émerge juste après la Seconde Guerre mondiale, à partir d’un groupe d’anciens membres de l’OSS / CIA ayant eu connaissance des phénomènes RS et passés dans les grandes entreprises américaines. C’est à la fois une communauté d’intérêts économique (de grandes entreprises dans l’armement, dont Hughes Industrie) et une agence américaine, non-nommée, mais qui semble être liée à la CIA et à la NSA. Ils tentent de manipuler des humains afin d’acquérir la puissance des Archontes, ou au moins une position hégémonique sur les autres « maisons ». Selon Erlin (dans le tome 16), pour la première fois dans l’histoire humaine, une « maison » existe sans archonte à sa tête (même si Howard Hughes en prend la direction effective à partir des années 1950). On en apprend en peu plus dans la série « Arcanes » et « Arcane majeur». Les ressources de cette sixième « maison » sont multiples : outre l’argent, le réseau d’influence sur la Maison Blanche et sur les partis politiques (notamment Richard Nixon), une partie des services de la CIA, voire de l’armée américaine, le complexe militaro-industriel dispose du jeu légué par les archontes en Sicile en 1943, et à partir des années 1950, des pouvoirs du Roi en jaune (donc indirectement de Guillaume de Lecce). Leur atout principal réside aussi dans les « Ashebas » : des êtres humains transformés en cartes humaines, à l’issue d’expériences médicales (drogues, LSD, interventions chirurgicales….). Ces procédés, menés parfois en toute illégalité dans des prisons clandestines de la CIA (cf. tome 17 de L’Histoire secrète), sont hérités des travaux pseudo-scientifiques de médecins nazis dans les camps de concentration durant la Seconde guerre mondiale (médecins passés à l’Ouest – opération paperclip). L’armée américaine utilise les « Ashebas » durant la guerre de Corée (toujours tome 17 de L’Histoire secrète) juste avant l’épisode de la baie des cochons à Cuba (tome 3, Arcane majeur) et durant la guerre du Vietnam (tome 4, Arcanes). Les « Ashebas » possèdent des pouvoirs semblables aux capacités RS des joueurs. Durant les années 1960, la «sixième maison » semble vouloir augmenter considérablement ses effectifs : programme chaos. Le gouvernement fait distribuer sur les campus des grandes universités américaines, des doses de LSD. Le but est de repérer les sujets naturels RS et des les enrôler pour en faire des « Ashebas » (explications de Pandora dans le tome 4, Arcanes). Le programme est abandonné après l’éviction de Nixon. Plus tard, durant les années 1990, ces expériences semblent avoir été reprises (le baron fantôme et « greywolf » dans la série « Arcanes » - tomes 1 et 6). Les archontes doivent désormais compter avec cette force.
  • Les lamas noirs : également connus sous le nom de « maîtres » ou encore "Gog et Magog". Peu d'informations sur ce groupe d'individus, ni sur leur nombre, ni sur leur nature véritable. Leur localisation : cantonnés dans la chaîne de l'Himalaya, à Pamir à la frontière soviético-chinoise. Il peut s’agir d'autres archontes, ou autre chose, peut-être liés aux "Autres" de Kor. D’ailleurs, leurs rares apparitions dans le scénario les décrivent comme des créatures vaguement humaines. Ils observent les archontes originels depuis la préhistoire. Le tome 24 dévoile une partie de leurs desseins : très simplement délivrer le monde des archontes en les supprimant. Les lamas noirs sont intervenus à quelques reprises discrètement dans la trame : soutien à Alexandre le Grand, rumeur et légende autour du prêtre Jean. Ils ne sont certainement pas étrangers à la montée en puissance de Guillaume de Lecce. Au XXe siècle ils intensifient leur présence dans le jeu : relations avec les moines rouges, durant les années 1930 et 1940 (tomes 12 et 23), les expéditions de l'Ahnenerbe au Tibet, la division dite « tibétaine » de la SS, l'origine du labyrinthe de la Ruhr (usine T4), un joueur lié à eux intervient directement dans la guerre du Pacifique (auprès de la flotte japonaise à Pearl Harbour et Midway – tome 24). Un de leurs agents tente même de tuer les archontes en 1948 à Jérusalem (tome 16). Durant la seconde moitié du XXe siècle, ils agissent par l’intermédiaire de groupuscules terroristes, au Moyen-Orient (Syrie, Liban, Iran et la famille Ben Laden). Ils disposent de cartes au même titre que les « maisons », et leurs pouvoirs RS n’ont certainement rien à envier à ceux des archontes. Les maîtres tentent de jouer sur les antagonismes des « maisons », sur les querelles (familiales) entre les 4 archontes – diviser pour mieux régner. Aussi, ils ont pu piéger Dyo dans le tome 23, et semblent prêts à faire une offre à Reka à la fin du tome 24 (sans doute pour mieux la retourner contre Erlin). En spéculant un peu plus, leurs desseins peuvent paraître favorables au genre humain – apporter l’harmonie aux Hommes en les libérant des archontes. Mais les méthodes sont tout aussi meurtrières et destructrices que celles des « maisons » – un remède pire que le mal. Le scénario dans les prochains tomes pourra apporter plus de précisions sur les projets des maîtres cachés de l’Himalaya.
  • Les veilleurs / la famille Vasil : ce groupe est introduit dans le tome 14, mais les Vasil sont intervenus dans le scénario dès le tome 2. En 1176 et quelques, Vasil le Preux, chevalier d’origine arménienne est en terre sainte. Par un concours de circonstances, il accompagne Renaud de Châtillon. Tout comme son compagnon, il croise la route de l’archonte Aker, et vit une partie des péripéties énoncées dans le tome 2. À partir de là, Vasil prend connaissance des cartes et de leurs pouvoirs. Cet intérêt va se transmettre de génération en génération à ses descendants jusqu’au XXe siècle. Chaque Vasil se consacre à étudier, dans la mesure du possible, les cartes, les « maisons », bref à tout ce qui touche de près ou de loin les phénomènes RS. Le cas de Léon Vasil, brocanteur/antiquaire à Paris, suggère que les membres de la famille exercent aussi un métier (peut-être comme couverture). Leur crédo au fil des siècles se rapproche du caractère de l'archiviste, ou du chercheur universitaire : ils consignent les faits des « maisons » sans jamais chercher à comprendre ou intervenir (à l’image du mouvement fortien, ou référence plus romanesque, le Talamasca dans l’œuvre d’Anne Rice). Cette curiosité n’est pas sans risque. Les « maisons » ont réciproquement connaissance de l’intérêt (intellectuel et normalement désintéressé) que leur portent les Vasil. Léon estime cependant que lui et ses prédécesseurs n’ont jamais constitué un danger suffisant pour être réduit au silence, preuve en est selon lui de sa survie en 1946. Il prend toutefois nombre de précautions. La famille Vasil a pu ainsi faire remonter l’origine des « maisons » (et de leurs maîtres, les archontes) à la préhistoire (les gravures présentées à Daniel Rosenthal dans le tome 14). Ils ont également fait les liens avec l’origine des jeux de cartes en Occident. Léon Vasil semble également au courant des plus récents épisodes de l’histoire secrète dans cette première moitié du XXe siècle (les archives dans son bureau). La fin du tome 14 suggère qu’il est capable de ressentir les phénomènes RS. Quelque peu las de cet héritage familial et sans descendant, il propose à Daniel Rosenthal de prendre sa suite dans les toutes dernières pages du tome 14. Ce dernier se montre intéressé, mais le scénario ne dit pas s’il accepte ou non de reprendre cette périlleuse entreprise.

[modifier] Univers de l'œuvre

  • Joueur : personne possédant des capacités dites rétro-synchronicité. Les séries Histoire secrète, Arcanes et Arcanes majeurs ne détaillent pas l’ensemble de ces capacités RS. Il est possible, à partir des différents albums, de dresser la typologie suivante :
  • Manipulation de probabilité : à l’aide de support (carte ou lames), les joueurs peuvent influer sur les probabilités selon leur volonté, et la puissance utilisée. Plus le joueur est expérimenté et puissant, plus les manipulations seront spectaculaires, à effet intense ou de longs termes. Si les joueurs de niveau bas ou intermédiaire se contentent de faire pencher le hasard en leur faveur, en restant dans le domaine du possible, bien qu'improbable, les archontes et ceux dont les pouvoirs s'approchent des leurs peuvent totalement s'affranchir des lois naturelles et pratiquer un genre plus conventionnel de « magie »
  • Communication avec les univers parallèles : Les plus puissants des joueurs peuvent ouvrir des portes vers des versions différentes de la réalité, soit pour la changer légèrement (comme Curtis dans le tome 18), soit pour se rendre dans d'autres mondes. Il semble qu'on puisse également faire venir des créatures de ces autres dimensions.
  • Prémonition : il s’agit d’entrevoir les possibilités de l'avenir immédiat ou lointain
  • Manipulation de l’entropie : les joueurs sont aussi capables de servir du hasard comme « source » ou plutôt énergie, pour utiliser, activer, renforcer les pouvoirs de manipulation des probabilités. Exemple : voler la chance d’un être vivant. Les joueurs deviennent puissants dans des situations ou des milieux dits chaotiques, dans lesquels les possibilités sont naturellement multipliées. Par exemple : sur un champ de bataille, un labyrinthe (tome 19, Histoire secrète : les dédales du Kremlin et Dyo), un simple jeu de hasard, un casino… Mais paradoxalement, de telles situations, si elles sont sources de pouvoirs, multiplient l’incertitude, et mécaniquement amenuise la prémonition du joueur.

Il n’y a pas de précisions dans les trois séries sur le caractère inné ou acquis de ces pouvoirs de rétro-synchronicité (à l’exception des joueurs naturels – voir ci-après). Il est donc possible « d’éveiller » ces capacités, de les travailler et de les renforcer.


  • Les joueurs naturels : ces êtres humains possèdent dès la naissance des capacités RS activées. Il s’agit plutôt de prédispositions. Ils ont tendance à être plus puissants que les « simples » joueurs. Curtis Hawke, sa fille Pandora et Napoléon Bonaparte (tome 6, Histoire secrète) sont décrits comme tels. Ils possèdent dès la naissance un certain réservoir de chance et sont capables de l’alimenter, volontairement ou non (la mort du mécanicien co-pilote de Curtiss au début du tome 9).
  • les « grands joueurs » : certainement les plus expérimentés et les plus puissants. Ils peuvent développer de nouveaux pouvoirs : déplacement d’une réalité à l’autre (explication d’Erlin dans le tome 15 « Histoire secrète »), peuvent voir et parler à distance (explication de Pandora dans le tome 2 « Arcanes »). Ce sont souvent des joueurs naturels. Pandora, Curtis, Saint-John Philby et Yaponchik peuvent être classés comme tels. Ils ont souvent une longévité plus importante qu’un être humain normal. Voire jeunesse prolongée comme dans le cas de Yaponchik.
  • Les cartiers : personnes ayant les aptitudes nécessaires pour dessiner des dessins, fresques ou signes déclenchant des effets RS. Appelés « Maestro » dans les « maisons ». À partir d’une simple craie, stylo, marqueur, ils sont capables de créer une carte sur un support physique et de l’activer. Exemple : Léonard de Vinci (tome 9, Histoire secrète), Paracelse (tome 21), la protégée de Pandora (tome 2, Arcanes). Des cartiers sont souvent également des joueurs ou de «grands joueurs ».
  • Les Ashebas : ce sont des cartes vivantes, des êtres aux capacités RS identiques aux joueurs, à la différence qu’ils n’utilisent aucun support pour l’activation de leurs pouvoirs. Il en est fait référence dans les tomes 1 et 17 « Histoire secrète », puis dans les tomes « Arcanes » et « Arcanes majeurs ». Certains Ashebas connaissent des mutations physiques impressionnantes (les soldats de Greywolf par exemple). Cela peut aller d’un pourrissement de la chair jusqu’à des transformations plus patentes. Certains en deviennent morts-vivants, à la lisière de deux réalités (Greywolf et certainement les oculus des moines rouges dans le tome 5 « Histoire secrète »). Les expériences entreprises par la CIA, et par les sbires du roi en jaune au XXe siècle, à base de LSD et de chirurgie, ont permis à la « sixième maison » de standardiser la création d’Ashebas.
  • Les archontes : le terme désigne à la fois les quatre personnages clés de la série Histoire secrète maîtres des « maisons » (Erlin, Dyo, Reka et Aker), ainsi qu’une sorte de rang supérieur ; une classe qu’un joueur/cartier doué peut espérer atteindre, à force d’entraînement, d’expérience, ou finalement de tout autre moyen d’augmentation de pouvoir. Il y a le cas de Guillaume de Lecce. Curtis et Nimue dans le tome 13 sont considérés par Reka comme très proches du statut d’archonte (ce qui doit être le cas également de leur fille Pandora). La thématique du « surhomme » semble s'inscrire dans le scénario de L’Histoire secrète. Leurs pouvoirs et capacités :
    • Immortalité et jeunesse éternelle : les 4 frères et sœurs ont plus de 10 000 ans d’âge. Dans le tome 19 « Histoire secrète » Curtis explique cela par un arrêt du temps sur leurs corps.
    • Prémonition aiguisée. Cela peut aller jusqu’à entrevoir des réalités différentes, lire le futur (parfois des années à l'avance).
    • Manipulation totale des probabilités : les archontes possèdent des niveaux de maîtrise de loin supérieurs à ceux du simple joueur. Les effets : de la manipulation de la météo sur une zone donnée (déclencher des tempêtes), à la simple désintégration de la matière (Reka à la fin du tome 8), la dispersion de maladies (infestations magiques : Aker dans le tome 11 sur Reinhard Heydrich, Guillaume de Lecce), ou d'autres divers causes de mort à brève ou grande échelle (voir Reka dans le tome 1 dans son temple). Les archontes savent bien entendu utiliser les cartes, et également user de leurs ivoires (des cartes très puissantes). La réalité se plie parfois à leurs désirs (exemple : Erlin dans le tome 15, qui efface les traces de pas des partisans d’Adam et de Curtis dans la neige, comme s’il n’y avait pas eu la moindre pas de marche).
    • Manipulation de l’entropie: capacité identique à celle des joueurs (voir précédemment) mais en plus puissant.
    • Capacité des cartiers : les archontes peuvent créer à volonté par leur simple écriture des cartes à effets RS activés, assimilées dans le scénario à des « sortilèges ».
    • Condition physique : les archontes semblent immunisés contre la maladie. L'exemple de Reka dans le tome 19 suppose qu'ils sont peu sensibles aux effets de la drogue. Au fil des tomes, ils affichent des conditions physiques excellentes (exception : Dyo). Autre exemple: De Lecce conserve jusqu'au XXe siècle les traces physiques des sévices de son enfance. Curiosité : ils ne peuvent pas se saouler, même en ayant bu plus que de raison, ce qui constitue aux dires de Reka et d’Erlin, une véritable « malédiction ». En supposant que leur métabolisme avancé leur permette d’éliminer plus rapidement l’alcool.
    • Pouvoirs mentaux : pas de précision sur ce point dans les albums, mais à plusieurs reprises, les archontes usent de ce qui s’apparente à de la télékinésie : Reka dans les tomes 16 et 22, Erlin à la fin du tome 20 (lorsqu’il tue le dénommé Grégori), Guillaume de Lecce en état de lévitation. Même chose pour Curtis à la fin du tome 16. Autre explication : il peut s’agir aussi de manipulation RS sur la gravité et l’inertie. Erlin dans le tome 5 « Arcanes » semble détenir de pouvoirs de type télépathique / contrôle mental. Mais là aussi, sans plus de précisions dans le scénario.
    • Pouvoirs propres : chaque archonte a pu développer au fil des siècles ses capacités d'une certaine manière, jusqu’à se « spécialiser » dans un domaine. Ainsi, Erlin a la possibilité d’entrevoir l’avenir par ses rêves, Reka semble maîtriser parfaitement les « sortilèges » de dissimulation (prologue tome 4 au Castel del Monte, tome 12 à Marseille), De Lecce peut glisser d’une réalité à une autre et excelle dans la propagation d’épidémies (peste noire et grippe espagnole).

À l’aube de l’histoire humaine, les quatre frères et sœurs sont à peu près unis. Leurs pouvoirs, ainsi qu'une expérience pluriséculaire, leur permettent de se faire passer pour des Dieux (voir tome 6 « Arcane » Reka et ses différents « avatars divins » : Isthar, Aphrodite…). À partir de l’épisode de l’exode du peuple hébreu, les archontes sont divisés et n’opèrent plus de visu. Au fil des siècles, ils épuiseront leurs forces dans des luttes fratricides. Leurs abus dans la trame entraînent l’apparition d’un cinquième archonte. Ils perdent en puissance au travers des siècles : la multiplication des cartes et des outils de contrôle du hasard, en plus de la multiplication des possibles. Ils perdent donc « le monopole » de leurs pouvoirs, et finalement l’initiative de l'action sur les évènements. Ce déclin est annoncé par un soldat des Deniers au tout début du tome 6 dans la scène à Toulon. La Seconde Guerre mondiale voit la disparition (apparente) d’un des leurs, en plus de la perspective d'une sixième "maison" aux États-Unis plus imprévisible que ne l'étaient De Lecce et ses moines rouges. En dépit de tous ces points, les archontes survivants (Erlin, Dyo et Reka après 1945) possèdent encore dans les derniers tomes, des pouvoirs (de destruction) considérables.

  • "Les maisons" : Éléments essentiels dans l’univers des séries Histoire secrète, Arcanes et Arcane majeur.

Les « maisons » ou « familles » regroupent les partisans des archontes. Ces organisations sont apparentées à des sortes de sociétés secrètes de type initiatique (voir les travaux de S. Huttin)

4 « maisons » à l’origine :

  • Les « Coupes » : Dyo
  • Les « Deniers » : Erlin
  • Les « Bâtons » : Reka
  • Les « Epées » : Aker

2 « maisons » apparues ensuite :

  • Les moines rouges  : Guillaume de Lecce
  • Le complexe militaro-industriel américain : CIA/armement et le roi en jaune

Organisation et fonctionnement : Il y a peu de précisions données dans les trois séries sur ce point. On peut supposer qu’il existe une hiérarchie pyramidale classique, avec à sa tête, l’archonte. Ou à l’inverse une organisation concentrique avec plusieurs strates successives. On ne connaît pas non plus les règles internes aux « maisons » si elles existent (l’obéissance à l’archonte doit être au moins la norme directrice), ou encore les procédures et les peines prévues aux contrevenants de ces règles

Les différents membres des "maisons" :

  • Les humains normaux : hommes et femmes politiques d’influence, ou encore de simples « initiés » jouant des rôles subalternes
  • Joueurs et cartiers : le scénario laisse supposer au fil des tomes que les joueurs/cartiers constituent l’entourage de l’archonte. Ce dernier se sert d’humains à capacité RS, à la fois comme confidents, agents, gardes du corps ou simples remparts. Et certainement dans un but moins avouable, cela permet au maître de la "maison" de surveiller l’évolution des éléments les plus prometteurs, la concurrence pour le statut d’archonte étant peu appréciée, comme le supposent les inquiétudes d’Erlin et de Reka sur le futur enfant de Curtis et Nimue dans le tome 13
  • Les soldats : les agents directs et les proches des archontes sont dénommés « soldats », au sein des « maisons », vocable militaire s’appliquant aisément pour des organisations fortement antagonistes. Il s’agit souvent de joueurs.

Pas de précision sur le recrutement, ou le processus d’initiation. On peut supposer l’existence de filières (cf. Cambridge et Oxford pour les Deniers).

Le scénario ne donne pas non plus d'éléments sur le nombre d’individus membres d’une maison. Les ordres de grandeur : proche de la centaine, ou peut-être plus (jusqu'à plusieurs milliers). En supposant que le contrôle de la structure est facilité par le nombre restreint d’individus la composant, les archontes auraient logiquement intérêt à privilégier la qualité sur la quantité.

Les types de recrutements par « maison »

  • Les « Coupes » : Dyo semble favoriser le recrutement des métiers d’armes (professionnels, mercenaires, assassins…), d’espions (exemple de Nimue. Dans le tome 15 Histoire secrète, Dyo porte d'ailleurs l’insigne de la Direction générale des renseignements de l’État-major des forces armées (GRU), et le KGB restera d'ailleurs son domaine d'intervention privilégié dans les albums suivants. Ses choix politiques sont un peu plus clairs : Pharaon de l'Ancienne Egypte, le kaiser Guillaume II, Joseph Staline… Donc un engouement pour l’autoritarisme, y compris le plus sanguinaire.
  • Les « Deniers » : des scientifiques (Isaac Newton par exemple), penseurs, écrivains, militaires, personnels politiques modérés. Sur le plan géographique, les Deniers sont localisés à partir du XVIIe siècle sur l’Angleterre. Durant la Seconde guerre mondiale, les Deniers ont établi de solides relations dans les milieux gouvernementaux américains (avec le général Dwight Eisenhower dans le tome 13, et plus tard à la Maison Blanche comme le suppose le scénario dans le tome 17). À noter quelques liens avec Israël (Moshe Dayan, le « rabbin »). L'archonte Erlin a tendance à rechercher chez ses soldats, des personnes de confiance, voire parfois des confidents.
  • Les « Bâtons » : reflétant le caractère de son archonte, la sociologie des Bâtons est assez instable : le clergé de l’Église catholique romaine (surtout durant le Moyen Âge), les milieux surréalistes durant l’entre-deux guerres (tomes 11 et 14, Histoire secrète), proximité avec certains clans corses (tome 12, Histoire secrète), les milieux hippies des années 1960, en passant par les brigades rouges en Italie (tome 21, Histoire secrète), jusqu’aux filières de trafic de drogue. Les choix politiques de cette « maison » sont assez disparates, et dépendent des intérêts du moment de Reka. : États pontificaux au Moyen Âge, Catherine II de Russie, Espagne catholique (tome 5)…
  • Les « Epées » : fidèles aux desseins de son archonte, les Épées recrutent et affilent de préférence dans les milieux intellectuels, politiques modérées et artistiques. La noblesse éclairée (ou prétendue comme telle) a constitué à une certaine époque un vivier de recrutement pour l’archonte Aker (cf. tome 3). Le dénominateur commun des membres de cette « maison » : tournés vers le changement, la recherche d’un certain bien commun, mais parfois sans modération, au risque de tomber dans le « despotisme éclairé ».
  • Les « Mats »/ moines rouges : effet miroir ou coïncidence, de nombreux agents de cette « maison » partagent la démence et le fanatisme de leur maître. Au Moyen Âge, une partie des flagellants est à la solde de Guillaume de Lecce. Ces processions d’hommes et de femmes se soumettent à l’auto-flagellation, et offrent le chaos crée par leur douleur à de Lecce. Jusqu’au XXe siècle, les moines rouges sont généralement rassemblées dans des forteresses, bastions reculés à l’image d’une communauté monastique, (tome 6 Histoire secrète, tome 5 Arcanes). À partir des années 1920, les « mats » se concentrent en Allemagne, et dans les milieux ésotériques gravitant autour du NSDAP d’Adolf Hitler (société de Thulé). Ils forment les membres les plus fanatiques de l’État SS (division Totenkopf et de l’Ahnenerbe. Leur influence est totale dans l’Allemagne totalitaire des années 30 et 40, et le sera encore plus dans les partis collaborationnistes dans toute l’Europe occupée (tome 14 : le joueur « marionnette »). Autre élément notable durant la Seconde guerre mondiale : Guillaume de Lecce donne son aval aux scientifiques initiés dans la « maison » pour toutes sortes d’expériences sur les phénomènes RS : usine T4, armes météorologiques, les V4 (tome 7 et 8 de la série « Arcanes »), expériences avec le LSD et autres…. La défaite de l’Allemagne nazie semble avoir considérablement amoindrie les capacités et ressources de cette « maison », du moins en apparence.

Ressources et pouvoirs : Outre les cartes, les ivoires, et les phénomènes RS, les réseaux politiques de leurs initiés, on peut supposer que les « maisons » possèdent d’autres ressources plus matérielles : argent en forme numéraire ou autre, armes, parcs automobiles, biens fonciers…. Les explications de Léon Vasil dans le tome 14 « Les veilleurs » laissent penser que les « maisons » ont certainement dû accumuler des richesses considérables au fil des siècles.

État d'esprit et soucis du secret : les membres et les agents des « maisons » appliquent normalement les directives de leurs archontes respectifs. On ignore cependant jusqu’à quel point peut aller cette obéissance (stricte, aveugle ou à l'inverse relâchée). Pour des raisons évidentes, les « maisons » cherchent à cacher leur existence au reste du monde, et faire en sorte que leurs actions demeurent dans le domaine de l’occulte (tome 14). Cela peut aller jusqu’à l’élimination physique de témoin gênant. Toujours dans le tome 14 de Histoire secrète, Léon Vasil expose les risques que court toute personne un peu trop curieuse. Certains membres de sa famille avaient déjà pu en faire l'expérience.

[modifier] Albums

Les nombres en fin de ligne sont les chiffres de ventes librairies/grandes surfaces en France (source : Panel Tite-Live edistat.com) - Consulté le 4 février 2010

  1. Genèse (2005) 44 000+
  2. Le Château des Djinns (2005) 35 000+
  3. Le Graal de Montségur (2006) 25 000+
  4. Les Clés de Saint Pierre (2006) 22 000+
  5. 1666 (2006) 25 000+
  6. L'Aigle et le Sphinx (2006) 22 000+
  7. Notre Dame des ténèbres (2006) 20 000+
  8. Les 7 Piliers de la sagesse (2007) 19 000+
  9. La Loge Thulé (2007) 17 000+
  10. La Pierre noire (2008) 16 000+
  11. Nadja (2008) 15 000+
  12. Lucky Point (2008) 11 000+
  13. Le Crépuscule des dieux (2008) 12 000+
  14. Les Veilleurs (2009) 12 000+
  15. La Chambre d'ambre (2009) 9 000+
  16. Sion (2009) 8 000+
  17. Opération Kadesh (2010)
  18. La Fin de Camelot (2010)
  19. L'Âge du verseau (2010)
  20. La Porte de l'eau (2010)
  21. Le Mahdi (2011)
  22. Le Roi du Monde (2011)
  23. Absynthe (2011)
  24. La Guerre inconnue (2011)
  25. L'Ange Paon (2012)
  26. L'Amiral du diable (à paraître)
  27. Santa Muerte (à paraître)
  28. La Ville aux milles piliers (à paraître)

[modifier] Publication

[modifier] Éditeur

[modifier] Lien externe

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