Keriya

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Yútián (Keriye)
于田 (كېرىيە)
Localisation de la ville de Keriya dans le xian de Keriya (en rose) et la préfecture de Hotan (en jaune)
Localisation de la ville de Keriya dans le xian de Keriya (en rose) et la préfecture de Hotan (en jaune)
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Province Xinjiang
Préfecture Hotan
Subdivision Xian de Keriya
Géographie
Coordonnées 36° 53′ 00″ N 81° 36′ 00″ E / 36.883333, 81.636° 53′ 00″ Nord 81° 36′ 00″ Est / 36.883333, 81.6  
Localisation

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Yútián (Keriye)

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Yútián (Keriye)

Keriya (于田 ; pinyin : Yútián ; ouïghour : كېرىيە / Keriye) est une ville de la région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine. C'est le chef-lieu du xian de Keriya, qui dépend lui-même de la préfecture de Hotan. C'est aussi le nom de la rivière qui y coule en s'enfonçant dans le désert jusqu'à un delta endoréique.

C'est une ville-oasis située sur la branche de la route de la soie qui contournait le désert du Taklamakan par le sud, à environ 160 km à l'est de Hotan, 80 km à l'est de Qira et 110 km à l'ouest de Minfeng.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire et société ancienne, art ancien[modifier | modifier le code]

  • (fr) (zh) Debaine-Francfort, Corinne. (Dir. publ.) , Idriss, Abduressul. (Dir. publ.) et Mission archéologique franco-chinoise au Xinjiang., Kériya, mémoires d'un fleuve. Archéologie et civilisation des oasis du Taklamakan. [exposition présentée à l'Espace Electra (Paris) du 14 février au 27 mai 2001] / Mission archéologique franco-chinoise au Xinjiang, CNRS et Institut d'archéologie et du patrimoine du Xinjiang, France,‎ 2001, 245 p. (ISBN 2-86805-094-8) : Cette exposition évoque une aire culturelle comparée avec le monde des steppes des Scythes de la Sibérie du Sud et du Kazakhstan, l'empire kouchan et le Gandhara, sur la période allant du Ve avant J.-C. au VIe après J.-C. L'exposition présente l'étude de textiles antiques (Ve -IIIe av. J.-C.), divers et d'exceptionnelle qualité, parfois d'une grande finesse (100 trames au cm²). Elle documente aussi le plus ancien sanctuaire bouddhique (première moitié du IIIe siècle) du Xinjiang, en matériaux présumés périssables mais qui ont survécu dans le cadre désertique, avec ses décors peints réalisés à main levée d'un trait rapide et juste. Tandis que les figures des bouddha ont des traits indianisés, le décor et le traitement des vêtements sont le fruit d'un métissage culturel. L'exposition apporte des témoins d'échanges avec le sous-continent indien ancien, la Bactriane et le monde hellénistique, et la Chine ancienne sur la route de la soie. La continuité avec certaines pratiques actuelles au Xinjiang ouïgour est relevée. Les processus de désertification, l'architecture, la vie domestique et la musique ouïgoures (du Turkestan chinois) font l'objet d'articles illustrés (photographies et poèmes) qui situent l'enquête archéologique précisément.

Articles connexes[modifier | modifier le code]