Galiote

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Galiotte, extraite du Dictionnaire de la Marine de Willaumez, 1831

Le nom galiotte, galiote, a été utilisé pour désigner trois navires de haute mer différents, ainsi qu'un type de bateau fluvial.

Navires de mer[modifier | modifier le code]

Navire français (au centre) attaqué par deux galiotes barbaresques. (vers 1615)
Chébec espagnol d'Antoine Barcelo (au centre) attaqué par deux galiotes algériennes (1738).

En Méditerranée (XVIe - XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Cela désigne à l'origine une sorte de navire à rames, connu aussi sous le nom de demi-galère, puis, à partir du XVIIe siècle, un voilier. La galiote porte 2 mâts avec voiles latines et 16 rangs de rames, environ. Elle est utilisée par Venise comme par les barbaresques.

En Mer du Nord (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Une galiote désigne un type de navire de commerce, à voile, hollandais, de 50 à 300 tonneaux, autant arrondi à l'avant qu'à l'arrière. Elles possédaient un fond à peu près plat, permettant de naviguer dans des eaux peu profondes. Les galiotes faisaient du cabotage en Mer du Nord et en mer Baltique. Pour éviter de trop dériver, à cause de leur fond plat, les galiotes portaient fréquemment une, ou deux, dérives latérales (voir également Scute).

Dans les marines de guerre (XVIIe - XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Une galiote à bombes désigne un type de navire de guerre, dérivé de la galiote du commerce, portant un ou plusieurs mortiers et destiné au bombardement de villes côtières.

En France elle fut inventée par Bernard Renau d'Eliçagaray en 1682.

La première, la Bombarde fut construite à Dunkerque, les trois suivantes au Havre et la dernière à Dunkerque. La Foudroyante entrée en service en 1695 jaugeait 445 tonneaux. Elles furent utilisées avec succès au siège d'Alger le 28 juillet 1882.

La marine du roi en possédait 10 jusqu'en 1689. Il n'y en avait plus que 8 en 1696[1].

Bateau fluvial[modifier | modifier le code]

La Galiote à Poissy, Musée de l'Île-de-France

Sur fleuve, la galiote servait de coche d'eau sur les rivières de France, entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Au début du XIXe siècle un coche d'eau, la Galiote, reliait Rolleboise à Poissy. Elle transportait indifféremment voyageurs et marchandises et était très utilisée. Elle contenait 89 places dont 40 dans son salon. Elle était attelée à 4 chevaux qui étaient changés au relais établi à Rangiport un hameau de Gargenville. Un arrêté préfectoral en date du 13 mai 1809 « Départ de Rolleboise à 8 heures du soir arrivée à Poissy le lendemain à 5 heures du matin ». Pour l'aller 9 heures étaient nécessaires pour accomplir le trajet mais 5 heures suffisaient pour le retour. Cette différence était due au courant qu'il fallait remonter, à l'obscurité de la nuit et au mauvais entretien du chemin de halage[2].

Un type de galiote appelé scute remontait la Loire jusqu'aux Ponts-de-Cé pour transporter les vins d'Anjou[3].

Autres[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, la galiote est le nom d'un modèle de bateau d'initiation à la croisière très utilisé par le centre nautique des Glénans. Ses caractéristiques sont les suivantes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. in Glossaire nautique de A. Jal, Paris, 1848
  2. Monographie de Rolleboise aux AD
  3. La Loire – les peuples du fleuve, par Abel Poitrineau. Ed. Horvath, Saint-Étienne, 1989. p. 21-26.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]