Elkbab

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Elkbab
al-Qubāb
le beau village
le beau village
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Meknès-Tafilalet
Province Khenifra
Code postal 54200
Démographie
Population 8 541 hab. (2004)
Géographie
Coordonnées 32° 44′ 31″ N 5° 31′ 23″ O / 32.74194, -5.52306 ()32° 44′ 31″ Nord 5° 31′ 23″ Ouest / 32.74194, -5.52306 ()  
Altitude 1 517 m
Localisation

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Elkbab (en arabe : القباب) est une ville du Maroc de la province de Khenifra construit au pied d'un rocher surplombant la vallée de Srou, capitale de la tribu Ichkern.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d'Elkbab est un cercle relevant de la province de Khénifra, capitale de la fameuse tribu Ichkern, sa position stratégique lui offre un paysage panoramique dominant la plaine de oued Srou affluent d'Oum Errabiaa. Situé à une altitude de 1517 m, une latitude de 32° 44' 31 Nord et une longitude de 5° 31' 23 Ouest.

Elkbab nom géomorphlogique (le nom signifie les coupoles), aux ruelles en pente, est accrochée à flanc de montagne. Le relief tourmenté a imposé l'éclatement de l'agglomération. Sa partie ancienne se serre sur un éperon rocheux calcaire qui, à mi-hauteur du Causse, domine la vallée du Srou (Moyen Atlas marocain). Ce site, pour le moins dangereux, aurait été favorisé par la présence d'abondantes sources karstiques. Le centre renferme quelques activités artisanales relativement dynamiques (poteries, tanneries, tissages…). Par la fameuse troupe folklorique authentique, gardienne du patrimoine culturel berbère et ce grâce à l'imposante personnalité artistique du Meistro Mouhamed ou Lhouceine, véritable ambassadeur de la culture Amazigh. La célébrité est bien l'œuvre du ce vieux maître comparable au chef d'orchestre autrichien Herbert von Karajan.

Bien qu'Elkbab soit le plus vieux centre urbain du bassin du Srou (classé urbain dès 1960 avec 2 633 habitants), son site montagneux défavorable et sa situation décalée par rapport aux grands axes routiers ont induit un développement assez lent. Le taux d'accroissement annuel dépasse de peu 2 % depuis 1982, alors qu'il excédait avant cette date 3,6 %. Le souk d'Elkbab est très actif en été, surtout pour les transactions de bétail. Elle est connue par la présence de l'église (chapelle) représenté par Michel Lafon, prêtre diocésain, successeur de l'un des disciples de Charles de Foucauld : le Père Albert Peyriguère. La présence de cette chapelle avait un rôle au début de la colonisation qui entre dans le cadre de la christianisation des tribus berbère mais cela a été un fiasco vue la sensibilité des berbères envers les "Iroumines" (chrétiens) (frténité d'Elkbab) [PDF] [1].

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

La population d'Elkbab est en majorité berbère parlant le Tamazight.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région d'Ekbab appartenait jadis à la confédération d'Ichkirn : comprenant des tribus Ait Ishaket d'Ait Ihand, les Ickkirns ont joué un rôle déterminant dans la fameuse bataille dite la bataille d'Elhri au côté des Zayanes : 13 novembre 1914, sous la conduite de Mouha ou Hammou Zayani, ce qui contribuera à leur victoire contre les français, malgré la rivalité qui excitait avec les Zayanes au XIXe siècle au temps du sultan alaouite My Hassan I qui avait mené une compagne pour soumettre les Ichkirns dans le cadre de sa lutte contre les Zaouïas influentes défiant l'autorité du Makhzen en particulier Sidi Ali Amhaouch.

La position géographique d'Elkbab, qui surplombe la plaine oued Srou permit la surveillance des assaillants et l'acheminement des renforts d'Ichkirnes par les cavaliers venues de toute la région pour encercler la colonne française sous le commandement de l'officier Laverdure le 13 novembre 1914.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Lafon, Prier 15 jours avec Charles de Foucauld, Éd. Nouvelle cité

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]