Khénifra

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Khénifra
خنيفرة
ⵅⵏⵉⴼⵔⴰ
Ville de Khénifra
Ville de Khénifra
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Meknès-Tafilalet
Province Khénifra
Gouverneur Mohamed Ali Oukassou
Code postal 54000
Démographie
Population 114 000 hab.
Géographie
Coordonnées 32° 56′ 22″ N 5° 40′ 03″ O / 32.939444, -5.667532° 56′ 22″ Nord 5° 40′ 03″ Ouest / 32.939444, -5.6675  
Altitude 860 m
Divers
Site(s) touristique(s) tourisme de Montagne et lacs
Localisation

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Khénifra

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Khénifra
Vue sur Khenifra de Taabit

Khénifra (tamazight ⵅⵏⵉⴼⵔⴰ Khnifra, arabe: خنيفرة) est une ville du Moyen Atlas marocain, -La « ville rouge », ou « Khénifra la zaïane » ; aux couleurs rougeâtres, bâtie sur les deux rives de l'Oum Errabia et le dir entre plateau central et Moyen Atlas ( Fazaz )et la partie ouest du Moyen-Atlas), capitale des Zayanes, une tribu amazighe appartenant jadis à la confédération des Aït Oumalou ; située dans un axe stratégique à 160 km de Fès, et à 300 km de Marrakech dans la province du même nom. Superficie globale de 41,033 km2 (5,77 % de la surface du Maroc).

L'activité économique de cette région reste dominée par le secteur tertiaire (43,2 %). Le milieu rural y représente près de 76 %. Elle est considérée comme une destination privilégiée du tourisme écologique par la beauté des montagnes aux couleurs rougeâtres, de ses lacs et de sa forêt majestueuse de cèdres.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La construction de la bourgade Khénifra au XIX ième siècle,n'est pas une coïncidence mais un atout stratégique vu sa position entre deux pôles urbains, à savoir celui de Meknès (capitale à l'époque) et celui de Marrakech qui représentait un pôle économique rayonnant et un marché prospère.
Perchée à 830 m d’altitude, "(N : 32º 56.142' - O : 05º 40.465)" sur les bords du fleuve Oum Errabia, dans le couloir encombré de coulées basaltiques qui sépare le Moyen Atlas de la Mesata (Plateau Central Marocain), Khénifra se présente comme une cité rouge, reflet de la couleur des sols argileux qui l’entourent.
Elle est située à l'extrémité ouest du Moyen Atlas, sa position géo- morphologique représente une cuvette entourée de quatre grandes montagnes, Bamoussa à l'ouest, Akllal à l'est, Bouhayyati au nord (Table Zayan) et Jbel Lahdid (ou Bouwazal : montagne de fer en berbère) au sud. La ville est traversée par le fleuve Oum Errabiaa ou Oum Erebia. Sa position géographique lui confère une situation stratégique, elle se trouve sur la route principale 24 (axe routier utile pour l'économie de Khénifra) à 170 km de Fès, à 320 km de Marrakech et à 138 km de Midelt axe reliant le Moyen et le Haut Atlas oriental facilitant l’accès vers la haute Moulouya d'une part et la porte du Sahara par Errachidia et à 262 km de Casablanca : axe routier stratégique reliant le Moyen Atlas central au bassin d'Oum Errabiaa au niveau de Khénifra (cette rivière est alimentée par oued Srou, Oued Chbouka et Oued Ouaoumana) et la côte atlantique.
Au Moyen Âge, la zone de Khénifra constitue un axe caravanier de chameaux entre Fès et Marrakech.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Khénifra est interprétée différemment :
Khénifra est la dérivation du verbe amazigh[1] « khanfar » qui signifie « tenir énergiquement », « agresser », en raison d'un fait historique. À un moment donné, la ville a été prise de force à la sous tribu Zayane Ait Bouhaddou. Pour manifester leur hégémonie sur la ville, les Zayanis firent de Khénifra une zone de contrôle pour les non-Zayanis. Ils établirent un système pseudo « douanier » pour les transitaires qui furent obligés de payer une taxe. Lors de l'instabilité politique (Siba), les caravanes du Makhzen venant de Marrakech pour Fès sont contraintes de payer une rançon pour assurer la sécurité du transit.

Selon une autre version anecdotique, l'étymologie proviendrait de l'histoire d'un homme fort qui agressait les passants. Akhanfer est le nom d'une lutte berbère assimilée au catch et largement pratiquée dans le Moyen Atlas. Le toponyme désigne le lieu où se déroule le jeu.

Selon une autre version, Khénifra serait un mot composé de Khenig (passage) et Ifra (grotte), c'est-à-dire un passage étroit. Khénifra tire également son nom de sa géomorphologie en raison de son enclavement entre quatre montagnes : « Al Hafra ». De la coloration rougeâtre de sa terre, un autre nom lui est attribué, Khnifra AlHamra : « Khénifra la Rouge ».

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de cette région est continental ce qui influe sur les amplitudes thermiques saisonnières, voire journalières. À un hiver rigoureux succède un été très chaud. La pluviométrie varie selon les régions entre 400 et 700 mm/an en moyenne. Sa localisation enclavée, entourée par des montagnes qui dépassent les 2 000 m, lui confère des hivers froids, la températures annuelle moyenne est de 16 °C baisse jusqu'à -5 °C ainsi que des étés chauds et secs mais sans précipitations.

  • Les précipitations moyennes les plus faibles sont enregistrées en juillet avec 4 mm seulement. Avec une moyenne de 96 mm, c'est le mois de décembre qui enregistre le plus haut taux de précipitations et varient de 92 mm entre le plus sec et le plus humide des mois.
  • Au mois de Aout, la température moyenne est de 24.7 °C. Août est de ce fait le mois le plus chaud de l'année. Avec une température moyenne de 8 °C, le mois de Janvier est le plus froid de l'année.Une différence de 16.7 °C existe entre la température la plus basse et la plus élevée sur toute l'année.

Table climatique annuelle

Khénifra
mois J F M A M J Jt A S O N D
Température(°C) 8.1 9.4 11.9 14.2 16.6 20.9 24.4 24.5 21.3 17 12.6 9
Précipitations(mm) 62 81 81 68 44 19 4 6 23 58 88 94

Population[modifier | modifier le code]

La population est en majorité Amazigh Zayane, la langue parlée Tazayit variante de tamazight parlée au moyen atlas et l'arabe dialectal.

Démographie[modifier | modifier le code]

  • La population est en majorité Amazighe de la tribu Zayane, la langue parlée est Tazayit variante de la langue tamazight, un parler du Maroc central. La démographie s'est développée considérablement : à partir des années 1970, la ville avait encore environ 13 000 habitants. Au recensement de 1994, la population était de 60 835 habitants. Pour le recensement de 2004, Khénifra comptait 72 672 habitants.
  • L'arabe aussi est une langue bien parlée. La plupart des habitants l'utilisent pour communiquer entre eux à Khénifra, ce qui en fait une ville comme toutes les autres généralement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pont historique dit portugais en 2005
Grand souk de Khénifra

Mouha Ou Hammou Zayani disait :
"Les montagnes sont mes os,
L'Oum Rabia est ma limite,
La plaine est ma proie"
La région de Khénifra se situe au Moyen Atlas central. Sur le plan stratégique, elle constitue un atout qui permettra de contrôler la porte de Tadla, le (bassin de l'Oum Errabiaa) au sud, de Taza au nord et vers le Haut Atlas oriental, à l'est la Moulouya et le Tafilalet). Malgré la résistance et la ténacité guerrière de la population, les Zayans ont fini par déposer les armes face à la machine de guerre coloniale imposante.
Khénifra a été aussi le théâtre des opérations militaires menées par le sultan alaouite Moulay Rachid contre la Zaouïa de Dila le sultan fut vaincu en (1668-1669). En général, la zone de Khénifra constitue la frontière entre "blad el Makhzen et Blad Siba" depuis le temps des Almoravides.

Monuments[modifier | modifier le code]

L'histoire de Khénifra prend son origine dans deux monuments historiques, les seuls d'ailleurs existant encore partiellement :

  • A/ La casbah de Mouha ou Hammou Zayani, initialement la casbah d'Oulaidi, l'unique bâtiment historique classé au niveau de la cité des Zayanes, cette Kasba constitue le symbole d'une mémoire collective foisonnant d'évènements et d'épopées historiques. Bâtie par le sultan Almoravide Ibn Tachfin sur le bord de l'Oum Errabiaa,en même temps que la casbah d'Adekhsal. Elle fut restaurée en 1688 par le sultan Moulay Ismail.

Une bâtisse d'une telle symbolique est aujourd'hui un souvenir, une partie de l'histoire d'une région et du Maroc notamment dans son volet de la résistance, qui s'écroule.

  • B/ fameux pont sur l'Oum Errabiaa dit « portugais », des légendes ont été tissées autour de sa construction :

Construit à la même époque que la casbah de Khénifra. Historiquement, la présence portugaise n'a jamais été mentionnée dans les manuscrits de l'époque. Ce pont est toujours érigé malgré les intempéries, a finalement succombé suite aux nombreuses crues qu'il a dû subir. Il est vraisemblable que ce pont fut bâti avec du blanc d'œuf (albumine d'œuf). Selon la tradition orale, un impôt sur les œufs fut instauré pour sa réalisation. Des percepteurs étaient chargés de récolter cette redevance auprès des habitants afin de construire ce pont qui permit d'améliorer les échanges commerciaux ainsi que les migrations de transhumance pratiquées dans cette région. La main d'œuvre aurait été fournie par des esclaves portugais à cette époque en captivité à Meknès, du temps du sultan Moulay Ismaïl où le Maroc contrôlait la flotte de corsaires basée à Salé. Cette flotte le fournissait en esclaves chrétiens et en armement suite à leurs razzias en Méditerranée et jusqu'à la mer du Nord.
Une autre version rapporte que le pont est l’œuvre de Kassem (père du bibliographe Ahmed ben Kassem Al Mansouri (1897-1965)), chef de la mhella de Hassan Ier à Khénifra, qui fût l'aide du camp de Mouha Ou Hammou de 1880 à 1914. À noter que la nomination du pont dit portugais est l’œuvre de la propagande coloniale, pour démontrer que les berbères ne savent rien faire, mais cette thèse est peu probable vu l’état du pont en délabrement au début du siècle.

  • C/ La casbah d'Adekhssal ce vieux fort est une pièce de la mosaïque de l'histoire de la région, située à 15 km, au sud de Khenifra, ancienne forteresse édifiée par les Almoravides et reprise ultérieurement comme base opérationnelle par Moulay Ismail, (Arnaud, 1916, p. 79). Non loin du village d'Adekhssal se trouve une ancienne forteresse dite (Kalaa’fazaz) située à d'El Gara à 15 km de Khénifra. Historiquement Fazaz est l'ancien nom du Moyen Atlas, aux contours mal définis, c'est une aire géographique difficile d'accès, fief des tribus résistantes à toute incursion étrangère, au cours de l'histoire les Amazighes se considèrent "libres" toujours insoumises et échappent au contrôle du pouvoir du Makhzen. Selon les chroniqueurs marocains cette contrée avait subi un blocus pendant 9 mois notamment à El Gra.

Les constructions furent confiées aux prisonniers portugais détenus à Meknès : le projet des Alaouites s'inscrit dans le cadre de la construction de l'axe stratégique allant de Meknès en passant par Azrou, Khénifra, Kasba Tadla jusqu'à Marrakech dans le but d'assurer la sécurité de la route entre la capitale du sud Marrakech et les ville de Fès et Meknès.

Casbah d'Oulaidi, patrimoine défiguré

L'histoire de Khénifra est liée à ces deux monuments classés historiques par le Ministère de la Culture Marocain en tant que patrimoine national casbah de Moha ou Hamou dite d'Oulaidi[2]. La Kasbah de Mouha ou Hammou Zayani et le vieux pont marquent la conscience des Khnifris où le présent et le passé s'entremêlent dans la conscience collective de ses générations.

La découverte en 1996 des vestiges d'une ville nommée El Gara au parages d'Adekhssal à 15 kilomètres de Khénifra, met en question ce qui avait été avancé à propos de cette région centrale du Moyen Atlas.

Soumission de Hasan Amahzoune (fils de Mouha Ou Hammou Zayani), juin 1920, au général Poeymirau

Monuments, sites et zones classés "patrimoine national"[modifier | modifier le code]

  • Casbah d'Oul Aidi[3]
  • Site d’Aguelmane Azegza[4]
  • Site des Tiguelmamine[6]
  • Vestiges archéologique d'El Gara, site découvert en 1996.

La campagne du Maroc et la résistance[modifier | modifier le code]

La ville de Khénifra a été prise par les légionnaires (composés de Sénégalais, d'Algériens, Goumis marocains du 1er Régiment de Tirailleurs Marocains recrutés à Chaouia) en juin 1914.

Sous le commandement du général Ditte, Poeymirau et Charles Mangin celui-ci avait acquis au Maroc une réputation légendaire au cours de la campagne du Maroc dans la région de Casablanca jusque la plaine de Tadla. Charles Mangin est considéré comme un grand stratège militaire qui put éviter l'affrontement directe avec les Zayanes avant la soumission des tribus allant de Chaouia jusqu'aux confins du territoire des Zayans.

En référence au « Journal des marches et opérations de la 2e batterie du 1er Régiment d'Artillerie de Montagne[7] pour la période du 6 septembre 1912 au 16 octobre 1913 », le commandement des forces d'occupation du Maroc était conscient des risques de l'affrontement direct avec les tribus des Zayanes lors de la campagne du Maroc 1907-1914. Dans ce rapport, Charles Mangin décrit avec précision les différentes phases de sa campagne.

A map showing the settlements and French outposts to the north-west of Khénifra and the route of three French columns approaching the town from the west, north and east
Mouvement des colonnes marchant sur Khénifra Après la bataille d'Ehri 13 novembre 1914

Trois mois après cet évènement, une contre-attaque aura lieu à Elhri, le 13 novembre 1914 : la bataille d'Elhri, engagée imprudemment par le colonel Laverdure René Philippe à l'assaut du campement du rebelle Mouha ou Hammou, contraint de quitter la kasbah, occupée par les militaires depuis juin 1914 sous le commandement du colonel Laverdure, commandant du territoire de Khénifra.

On note également les manifestations contre le Dahir berbère, promulgué le 16 mai 1930, dont le but était de séparer les berbères des communautés arabes.

Avant l'arrivée des soldats du sultan Moulay Hassan Ier en 1877, Khénifra n'était rien d'autre qu'un point de transition de transhumance entre l'Azaghar et le Jbel. C'est à partir de là que Khénifra prendra sa dimension de ville. Malheureusement, Khénifra ne s'est pas développée, pendant la colonisation, à la hauteur de ses potentialités naturelles (elle fait partie du Maroc dit inutile).

Elle est connue pour sa résistance farouche lors de la colonisation française, réputée par la bataille d'Elhri (village situé à 20 km de Khénifra) (13 novembre 1914), qui s'est soldée par la victoire des Zayanes et d'autres tribus berbères voisines : Ichkern Elkbab, Aït Ihnd Krouchen, même des Aït Hdiddou et des Aït Atta, pour la première fois unifiées. Cette victoire symbolise la gloire des tribus et le grand prestige que s'est forgé Mouha ou Hammou Zayani où la colonne de l'officier Laverdure René Philippe fut quasiment anéantie, mais la riposte coloniale ne tarda pas à se manifester par le déploiement de sa panoplie militaire afin d'isoler les Zayanes et restreindre leur aire géographique et les contraindre à se réfugier dans les montagnes. Le blocus des tribus Zayanes se réalisa avec succès, le grenier marocain de Tadla est ensuite mis en sécurité contre les attaques des Zayans.

Khénifra dans la tourmente de la pacification[modifier | modifier le code]

Après la soumission de la grande partie des chefs de tribu du Moyen Atlas central notamment celle de Mouha Ou Saïd Ouirra d'El Kssiba, Mohand N'hamoucha d'El Hajeb et d'autre tribus des plaines, les légionnaires de Charles Mangin et de Henrys sont aux confins de Khénifra.

La Campagne de Khénifra débuta en juin 1914 (juste peu avant la célèbre bataille d'Elhri) et se termina le 2 juin 1920, par la soumission du Pacha Hasan Amahzoune et la mort de Mouha Ou Hammou le 27 mars 1921 dans une escarmouche menée par les partisans Zayans soumis au profit du général Poeymirau (1869-1924), très proche collaborateur du maréchal Lyautey et avec la participation du général Henry Freydenberg qui plus tard deviendra commandant en chef de la région de Meknès de 1924 à 1929 et du général Théveney (1866-1960) et de Jean Jacques de Butler(1893-1984)cet officier avait mené les opérations de ratissage à Khénifra mettant ainsi la fin au mouvement de la résitance des Zayans.

Khénifra après la pacification[modifier | modifier le code]

  • août 1934 : manifestation contre le Dahir berbère soutenu par certains caïds ayant à leur tête le Pacha El Glaoui(Référence?), et une élite intellectuelle hostiles à l'ethnie berbère (Tendancieux) (grèves, prières prononçant le « Latif » en demandant à Dieu de ne pas séparer les berbères de leurs frères arabes… (en quoi est-ce que c'est hostile aux berbères?)). Ce mouvement de protestation lancé par l'élite bourgeoise Fassi (Référence) issue de l'enseignement traditionnel prendra la tête de la résistance jusqu'à l'indépendance en 1956. Cependant, la question amazighe ne cesse d'engendrer des polémiques. Conscient du problème, le roi Hassan II avait proposé dans son discours du 20 août 1994, l'enseignement de la langue berbère (le tamazight, le tachelhit et le tarifit). Ce geste marquait le point de départ d'une certaine décongestion politique envers les Amazighs.
  • 20 août 1953 : la déposition du roi Mohammed V déclenche une vague de mécontentement au sein de la population et ne cesse se s'amplifier pour aboutir à la "révolution de Khénifra".
  • 20 août 1955 : l'anniversaire de la déposition du roi Mohammed Ben Youssef déclencha une insurrection à Khénifra (trois journalistes tués), une vague de protestation regagna les villes d'Oued Zem, d'Immouzer Marmoucha, et de Casablanca. Événement marqué par une répression massive sur ordre du général Gilbert Grandval (nommé résident général au Maroc, en pleine crise franco-marocaine de juin 1955 à août 1956), journée sanglante pour la population de Khénifra surtout les tribus Zayanes qui encerclèrent la ville, l'ordre du massacre fut ordonné, la ville de Oued Zem n'a pas été épargnée par l'exaction du tyran Raymond Duval de 1949 à 1955, nommé commandant supérieur des troupes du Maroc, il trouva la mort dans les montagnes de Kasba-Tadla (sur les contreforts de l'Atlas marocain) le 22 août 1955 lors de l'explosion de son avion qu'il pilotait lui-même, Il est déclaré "mort pour la France", par décision ministérielle du 20 septembre 1955. Le bilan est de 700 morts du côté marocain, 49 morts européens (chiffres que Charles-André Julien qualifie de ridicules).

Khénifra après l’indépendance[modifier | modifier le code]

  • En 1956 le parti de l'Istiqlal s'implante massivement au sein de la société Zayane, phénomène sans précédent dans l’histoire politique de Khénifra, le partiil monopolise la vie politique des citoyens Zayans . Après l’éclatement de l'union nationale on assiste à l'émergence de nouveaux partis Parti de la Choura et de l’Istiqlal (PI) de Mohamed Hassan Ouazzani et l'Union nationale des forces populaires (UNFP) (parti de gauche créé le 6 novembre 1959 suite à la scission avec le parti de l'Istiqlal), la crise politique s'accentue et finira par une lutte sanglante pour le pouvoir . À Khénifra , des incidents ont lieu contre les bureaux des deux nouveaux partis (PDI et [UNFP) qui ont un passé honorable au sein du mouvement nationaliste marocain.Ces événements rentrent dans le cadre de la crise politique marocaine qui remonte à l'aube de l’indépendance du Maroc en 1956.Le parti de l'Istiqlal formé de la bourgeoisie nationale se veut un parti unique .
    Le Mouvement populaire de Mahjoubi Aherdane n’était pas encore connu sur la scène politique, suite à des manipulations politiquez le parti populaire vit le jours en 1957 ,une alternative ayant pour but de faire face au parti de Allal El Fassi , Ahedane ne cache pas l'étiquette Amazighe de son parti.
  • la venue de Mohamed V en 1958, une visite qui devait sceller aux lendemains de l'indépendance, la création des forces 'armées royales marocaines, le 15 mai 1956 (fusion des tabors et goums); Moulay Hassan Hassan II devient le chef d'État-major avec l'intégration en leurs sein, des éléments de l'Armée de Libération qui avaient accepté les accords d’Aix-Les-Bains.Cet événement avait connu l'ascension des forces vives des imazighen qui se heurta aux ambitions de domination du parti de l'Istiqlal:Addi Oubihi en était la victime.
  • 1962 : la population de la ville avait voté en faveur de la première constitution marocaine.
  • Mars 1973 : événement de Moulay Bouazza. Action perpétrée par le Tanzim :branche radicale du parti l'UNFP d'orientation révolutionnaire (1963-1973), dont l'acteur principal fut Fqih Basri de l'option libyenne du Tanzim, partisan de la lutte armée. Des éléments du groupe s'infiltrent à Khénifra, Goulmima, et Tinghir (Omar Dahkoun, Abdellah Nemri et Ahmed Kheir, Mahmoud Bennouna, Assekour Mohamed, Brahim Tizniti ). Ces agitations ont démontré les contradiction d'orientation politique au sein du parti UNFP.
  • L'affaire Moulay Bouazza a été l’un des épisodes marquants dans le règne de Hassan II : le 2 mars 1973, une action suicidaire fut entreprise à Moulay Bouazza, par un groupe constitué de Alaoui, Mohamed Bennouna alias Mahmoud, mort ensuite le 5 mars 1973 lors des combats. les instigateurs du complot voulaient rééditer les événements du Rif en 1959,l’opération commença par une attaque de l'annexe de Moulay Bouazza tuant un moukhazni ; cette action fut un fiasco, Brahim Ouchelh, toujours en charge de radio Libye, a écrit un premier texte où il met en cause toute la direction de l'UNFP mais ce communiqué ne sera pas diffusé pour des raisons obscures.

La population n'y avait pas pris part. Elle restera néanmoins traumatisée par la répression de certaines tribus Zayanes et l'arrestation systématique des sympathisants du parti l'UNFP. Après la décrispation du processus politique et dans le cadre de l'Instance équité et réconciliation, le rideau fut levé pour permettre aux victimes de témoigner, mettant fin aux années dites Les années de plomb.

  • Le 17 octobre 2001, le discours d'Ajdir adressé à la nation par le roi Mohammed VI à Ajdir Izayane province de Khénifra, lors de la cérémonie d'apposition du Sceau chérifien scellant le dahir, crée et organise l'Institut royal de la culture amazighe. Ce discours a permis de donner de nouvelles impulsions aux défenseurs de la thèse amazighe en tant qu'entité nationale et patrimoine incontournable.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, La ville était une petite bourgade, elle s'est développée autour du pont et de la casbah d'Oulaidi, devenue une conglomération en proie à l’urbanisation sauvage. Le centre commercial de Khénifra évoluait autour de l'ancienne gare routière connue sous le nom de "garage Bakouch" et de la rue d'Oran. Aujourd’hui elle est devenu une conglomération en proie à l’urbanisme anarchique ,suite à l’exode rurale massive en provenance des zones rurales .

Principaux quartiers[modifier | modifier le code]

Khénifra,quartier PAM

L’extension de Khénifra s'est réalisée à partir du centre prés du pont et de la Casbah d'Oulaidi.

  • Abdellaoui
  • Achbarou
  • Administratif
  • Ahattab
  • Ait Haddou N'Hlima
  • Al Azhar
  • AlMasjid Hassan II
  • AL Mouhtadoune
  • Amal
  • Amalou Ighriben
  • Andalous
  • Assaka
  • Atlas
  • Attajdid
  • Azlou
  • Azzahra
  • Bouazzou
  • Boudraa
  • Boufoulloussen
  • Boulahyia
  • Bouymahaguenne
  • Centre ville
  • El Arz
  • El Baraka
  • El Fija
  • El Massira
  • Equipement
  • Errachidia
  • Essalam
  • Faiza
  • FAR
  • Farra
  • Fath Miaammi
  • Fillahi
  • Hamria
  • Hanane
  • Hay El Hasan
  • Ikhamrne
  • Industriel
  • Ingénieurs
  • Ismailia
  • Jamila
  • Kaid Driss
  • Karima
  • El Corse
  • La Scierie
  • Lalla Zineb
  • Larmoud
  • Mabrouka Ouskar
  • M'Daghri
  • M'Etchifssane
  • Mouha Oubouazza
  • M'ssalah
  • Nacim
  • Najar
  • Najd
  • Narjis
  • Nazaha
  • Oued Eddahab
  • Oum Errabiaa
  • Oumnia
  • Oushak
  • Rahma
  • Rahma
  • Saada
  • Safssaf
  • Sidi Bouknadel
  • Sidi Boutzouguarth
  • Tamoumente
  • Tiaallaline
  • Tichout Ben Akka
  • Younes
  • Zitoune

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Bus de Khénifra

Économie[modifier | modifier le code]

Malgré les potentialités et les richesses naturelles dont dispose la province de Khénifra sur le plan hydraulique, forestier, minier, touristique .Khénifra est loin de vaincre l'analphabétisme, précarité et l'exclusion, sociale outre le chômage, ces facteurs sont dus à l’absence d’une réelle stratégie de développement et d’un véritable plan d’intégration de cette région montagneuse .

Artisanat[modifier | modifier le code]

Tapis Zayan

Les produits artisanaux sont réalisés de deux manières : à titre familial ou dans le cadre coopératif. Le tapis Zayan (tazerbyt) représente l’icône de la culture Zayane. Il est à la hauteur des autres tapis de renommée comme le tapis dit Rbati. Le tapis est un objet artistique réalisé dans des familles de grande tradition pastorale et qui vivent en général de l’élevage. Au tapis s’ajoute le hanbel qui constitue la fierté des Amazighes en général : pièce tissée, plus légère et moins épaisse que le tapis. Il est utilisé comme couverture. La laine est vénérée chez les Zayans depuis des millénaires, la femme amazighe est considérée comme une créatrice douée de facultés artistiques, sensorielles et esthétiques.

Le tapis berbère est l'expression de la créativité de la femme amazigh, il s'agit là d'une symbolique à décrypter qui a fait l'objet de nombreuses recherches comme le cas de Paul Vandenbroeck qui a écrit un ouvrage remarquable sur le tapis "L'art des femmes berbères". Le tapis berbère prend une dimension expressive pour chaque tribu : on peut donc parler du tapis Zayani, Attaoui, Zemmouri, M'guildi... Les tapis sont incrustés de motifs en laine correspondant à des symboles amazigh avec une dimension esthétique. Le tapis Zayan illustre le savoir-faire des femmes Amazighes.
D'une technicité simple, il se compose d'un champ central, de bandes horizontales irrégulières décorées de motifs crénelés exprimant le féminin, entouré d'un cadre. Les différents tons de rouge sont mêlés à des motifs safran et blanc.
Natte Berbère ou Tahsirt, tapis en feuille de palmier tressé brodé de laine. "Tahsirt"est un mot dérivé de "Hsira" terme arabe désignant la natte. "Ayartil" au masculin, "Tayartilte" au féminin désignent en vrais termes amazigh la natte Berbère.

Richesses minières[modifier | modifier le code]

Parmi les montagnes qui enclavent Khénifra Jbel Bououzzal ou montagne de fer, on y trouve du fer mais sa haute teneur en soufre rend son exploitation impossible d'une part et d'autre part le manque d'infrastructure routière et de moyens d’exploitation et de transport adéquats.

Potentialités forestières et hydrologiques[modifier | modifier le code]

La cédraie de Khénifra occupe une surface de 65.150 hectares, soit 50% de la cédraie nationale et 12% du domaine forestier de la province, représente une richesse inestimable pour la région. La situation de la province au cœur Moyen Atlas , avec une zone de pluviométrie très élevée, qui fait de la province un véritable château d'eau ,tant du point de vue hydrogéologique qu'au point de vue hydrographique. Les facteurs de pression humains (pastoralisme intensif,déboisement,les braconniers du cèdre) et la sécheresse pourraient conduire à l'extinction du noble arbre le cedrus atlantica.

Jeunes cèdres de l'Atlas

Forêt[modifier | modifier le code]

La région de Khénifra recèle de grandes potentialités forestières diversifiées fauniques et floristiques, notamment la région d'Ajdir Izayane à ne pas confondre avec Ajdir située au Rif, cette grande forêt de Cedrus atlantica fait partie du parc national de Khénifra, la forêt d'Ajdir Izayane abritait jadis le fameux lion de l'Atlas aujourd'hui éteint.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La région de Khénifra est dotée d'un réseau fluvial important notamment le fleuve Oum Errabiaa et ses affluents qui représete le 2e fleuve marocain en termes de longueur. Il prend sa source à une altitude de 1 240 m dans le Moyen Atlas à 40 km de la ville de Khénifra et à 26 km de la ville de M'rirt. Au niveau de Khénifra il serpente dans une direction nord-sud dans un lit de rivière étroit à travers la ville, et l'alimente la ville en eau potable.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La région de Khénifra possède tous les atouts d'un lieu touristique de prédilection par les richesses de son parc avec des lacs de montagne et sa forét de cèdre d'Ajdir Izayane. Ce secteur vital n'a pas été développé depuis l’indépendance malgré les potentialités dont dispose la province. L’écotourisme n’est pas pris en compte dans les programmes de développement touristique et le manque d’infrastructures adéquates rend la tache difficile afin de subvenir aux besoins des visiteurs. La promotion du tourisme national en faveur du consommateur marocain n'est pas encore réalisable à court terme.

  • Tourisme de montagne:
  • Tourisme écologique ou tourisme vert:
  • Tourisme rural: se défini comme un tourisme local, voulu et maîtrisé par les gens du pays, un tourisme de rencontre et de partage et comporte: (tourisme de randonnée, activités de pleine nature, visites et animations du patrimoine rural, etc.).

Ces 3 secteurs touristiques contribuent à la protection de l'environnement et apporte des retombées équitables aux populations locales leur permettant d'améliorer leur bien-être.

Loisirs de la pêche continentale[modifier | modifier le code]

La périphérie de Khénifra recèle les sites touristiques les plus attractifs du Moyen Atlas notamment les sources de l'Oum Errabiaa, le Lac Aguelmame Aziza, le lac Tiguelmamine, le Lac Ouiouane, l'Aguelmame N'Miaami, le Lac Aguelmame Abakhane, le plan d'eau du barrage Tanafnit El Borj et le plateau d'Ajdir Izayane. Ces sites bénéficient d'un bioclimat de type sub-humide à humide. S'y ajoute un réseau de rivières se jetant dans l'Oum Errabia et ses affluents tel l'oued Chbouka à 36 km de Khénifra, riche en poissons (Black-bass, truite). L'écotourisme de la région a besoin d'une politique de développement durable sur le moyen et le long terme. La richesse des lacs en poisson permet la création d'amodiations de droit de pêche régies par des arrêtés ministériels où les pêcheurs peuvent pratiquer différentes pêches à savoir :

  • Pêche à la truite en rivière (oued Cbouka, Oum Rabiaa).
  • Pêche à la truite dans les plans d'eau.
  • Pêche dans les eaux à poissons blancs.

Les principales espèces de poissons et leurs caractéristiques : Les espèces les plus connues sont : truite fario, Truite arc-en-ciel, gardon, brochet, black-bass, sandre, perche. Les poissons les plus appréciés par les pêcheurs sont le brochet et la truite. Les rivières présentent d'autres variétés selon les lieux.

Sport[modifier | modifier le code]

L"activité sportive la plus connue était le football ; l'équipe fut créée en 1943 sous le nom:"Union sportive de Khénifra", Puis Chabab Atlas Khénifra "شباب أطلس خنيفرة" en 1945, en 2014 l'équipe rejoint la premère division. La section féminine fut créée le 30 novembre 1998 sous la même appellation Chabab Atlas Khénifra (féminines). L'infrastructure sportive de Khénifra n'est pas à la hauteur des aspirations de la population, l’état du stade municipale d'une capacité de 3000 spectateurs est lamentable.

Parc National de Khénifra[modifier | modifier le code]

Lac Tiguelmamine fait partie du parc national de Khénifra

Le parc national de Khénifra est un joyau écologique du Moyen Atlas. Il englobe le Parc national d'Ifrane (voir Le Soir du 18 juin ) et une partie du Parc national du Haut Atlas oriental.

Culture[modifier | modifier le code]

La fantazia et l'Ahidouss traditions ancestrales enracinés dans la société Zayane et constitue une fierté Amazighe.

  • Fantasia

Le cheval chez les Zayanes représente un symbole rituel, qui s'enracine dans leur tradition guerrière. Cette tradition virtuose est toujours conservée par les tribus marocaines. La place d'Azlou avait connue de grands spectacles équestres.
Les règles à suivre :
Le dressage des chevaux : cheval Barbe.
La monture du cheval
La maîtrise du déroulement de la parade dans un enchaînement cohérent
Le respect du tir simultané.
Ces prouesses exigent la possession d'une technique équestre rigoureuse, du courage et de l'habileté.
La tenue du cavalier doit être conforme aux habitudes vestimentaires de la région.

  • Ahidouss

De forme artistique, à caractère collectif, présentée dans un spectacle avec la participation des femmes et des hommes, cette manifestation est répandue dans une large partie du Maroc central avec pour chaque tribu ses spécificités, donc plusieurs variantes du Tafilalet (sud-est) jusqu’à Tifelt (nord-ouest).
Ahidouss est constitué de trois éléments essentiels :
- le chant
- le rythme
- la danse
Les Amazighs de l'Atlas ont conservé intacts les chants et la musique qui rythment leur vie quotidienne.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

En général la gastronomie de Khénifra ne diffère pas de la cuisine marocaine,mais elle reste dominée par la cuisine berbère des Zayanes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Etabissements secondaires[modifier | modifier le code]

Lycée Abou El Kacem Zayani :En hommage au grand savant dont le père est originaire de la tribu Zayane ,une personnalité marocaine préstigieuse, voyageur et savant de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.
C'est un établissement publique crée le 01/10 1950 en tant que collège, les études prennent fin en Troisième année secondaire (pour l'option : année générale), après l'obtention du BEPC, les admis auront le choix de continuer soit au lycée Lycée Tarik ibn Zyad(Azrou) ou de s'intégrer dans l'administration .Dans les années 70,il devient lycée qualifiant enseignement général et technique .

Établissements primaires[modifier | modifier le code]

L'école des garçons d'Azlou et l’école des filles furent les premières après l’indépendance.

Santé publique[modifier | modifier le code]

L'infrastructure sanitaire de la province de Khénifra est loin de satisfaire les besoins de la population urbaine et rurale. La ville de Khénifra est dotée d'un hôpital provincial qui date depuis la colonisation .Un nouveau établissement sanitaire tant attendu par la population Khnifrie d'une capacité hospitalière de 187 lits n'a pas encore vu le jours.
Khénifra dispose de 11 centres de santé urbains .

Personnalités liées à Khénifra[modifier | modifier le code]

Littéraire[modifier | modifier le code]

  • Kacem Loubay : Poète francophone, connu sous le nom du poète de l'autre rive, a publié deux ecueils poètiques Des Toiles…Aperiodiques et Cité Métaphore....
  • Ali Khadaoui: Poète, chercheur en anthropologie, et activiste Amazighe.En 2001, il est nommé par Dahir Royal membre du Conseil d'Administration de l'IRCAM) (Institut Royal de la Culture Amazighe)et, en même temps, détaché comme chercheur au Centre d'anthropologie du même Institut. Il démissionne en 2005 avec 6 autres membres du Conseil pour protester contre la mauvaise volonté du Gouvernement à appliquer le contenu du discours d'Ajdir et du Dahir instituant l'IRCAM.
  • Abdelilah Habibi: écrivain et activiste Amazighe, connu par son celebre roman "Conte de l'enfant "Bios" et sa perte entre la sagesse et le rituel". Une œuvre ou le récit narratif est construit par l'interaction de deux références le réel et l'imaginaire. le réel traite son attitude personnelle du la période de son enfance vécue après l’indépendance du Maroc pour construire son identité fragmentée:Confrontation avec la traditionnelle dans la société Amazighe post-coloniale et l'imaginaire étant son personnage central "Bios" et d'autres personnages marginaux ayant vécu avec lui dans le même village et influencé profondément le cours de sa vie intérieure: le père, grand mère, le noir, le chien Black, Ba kardoune et autres spécimens.(.....)
  • Ahmed Belkacem Zayani Al Mansouri :Natif de Khénifra en 1897,issue d'une famille de militaire envoyés par le sultan Moulay Hassan I au Moyen Atlas pour rétablir l'ordre dans cette zone instable et hors de l'autorité du Makhzen et soutenir le caïd Mouha ou Hammou Zayani contre la tribu d'Ichkern une alliance qui avait pour but de combattre la confrérie de Imhaouchens. Il est l'auteur du manuscrit arabe "Histoire de la ville de Khénifra publié en 1937.Ce manuscrit est conservé à la bibliothèque nationale de Rabat sous le no 12037 .Il a aussi un manuscrit intitulé 'Kabaa Al Anbar' où il décrit l'intervention coloniale à Khénifra en 1914 et le combat héroïque des Zayans contre cette intrusion.

À ne pas confondre avec le fameux historien et diplomate Abou El Kacem Zayani qui est originaire de la tribu Zayane,natif de Fès (1734 - 1833).

Artistique[modifier | modifier le code]

Ahidous Zayan
  • Moha Oulhoucine Achibane:Chef de la fameuse troupe folklorique d'Ahidous, qui consiste en un mélange de danses, de chants et de joutes poétiques.
  • Mohamed Rouicha: chanteur populaire qui avait vibré le moyen atlas et le Maroc avec le fameux instrument dit Loutar.
  • Mohammed Maghni:Né à Khénifra en 1950 d'origine Zayane. Comme son ami Rouicha les deux ont été influencé par la nouveau courant musicale des années soixante mené par les musiciens comme Bouzekri Amrane et Hammou Oulyazid.
  • Chérifa Kersit:Née en 1967 à Tazroute Moukhbou (Roche percée) à Khénifra, considérée comme la diva de la chanson Amazighe ; elle chante Tamawayt genre musicale authentique Amazighe chanté au Moyen-Atlas où l'émotionnel alterne entre sentiment de réjouissance et de souffrance.

Sportives[modifier | modifier le code]

Athlétisme[modifier | modifier le code]

Ces deux athlètes appartiennent au club Chabab Atlas Khénifra (section athlétisme).

Politique , militaire , autre[modifier | modifier le code]

Pendant la colonisation[modifier | modifier le code]

Les personnalités qui ont marqué l'histoire de Khénifra sont :

  • Mouha Ou Hammou Zayani, chef du contingent Zayan, vainqueur dans la bataille d'Elhri le 13/novembre 1914 contre les troupes du colonel Laverdure René Philippe.
  • Hassan ben Mohammed Amahzoune fils de Mouha ou Hammou Zayani devint Pacha après sa soumission le 2 juin 1920 au général Joseph-François Poeymirau. Suite à ce revirement vers la collaboration, à l'instar du Pacha de Marrakech Thami El Glaoui. Ces deux Pachas ont joué un rôle important dans le processus de soumission des tribus berbères hostiles à la colonisation. C'est après l'instauration du protectorat, qu'une nouvelle classe de propriétaires terriens comme (le Pacha Hassan à Khénifra 50 000 ha et El Glaoui à Marrakech 150 000 ha) avait vu le jour en guise de récompense à leur collaboration avec les colons, au détriment des populations refusant la soumission, des terrains ont été pris de force aux tribus hostiles à l'ingérence française.
  • Caid Amahrok :Fils de Mouha, était Pacha adjoint du Pacha Hassan, un chef de guerrier incontestable avait combattu les révolutionnaires des Amhaouchens, il se distingua dans la fameuse Bataille de Tazizaoute où il obtint en 1932 la réédition de El Mekki AmhaouchUn chef rebelle des Ait Soukhmanes de la haute Moulouya.Le capitaine Amahrok était un grand stratège, meurt en 1939 à Khénifra .
  • Lieutenant Bouazza : Fils de Mouha ou Hammou Zayani , de 22 à 29 ans mena une guerre contre le tribu amazighe refusant la soumission, il se distingua contre les Aït Seghrouchen de Boulmane et les amazighes de la haute Moulouya ou il trouva la mort le 28 mars 1923 à Aghbala lors d'un combat contre des tribus berbères dissidentes , médaillé de la légion d'honneur.
  • Miaami ould Moha ou Hammou dit fils de la Fassia , connu pour sa dissidence et contre la colonisation, ses biens lui ont été confisqués par Dahir Chérifien en 1928 .

Après l’indépendance[modifier | modifier le code]

  • Hammou N'Hassan fils du pacha Hassan ancien élève du lycée Berbère d'Azrou et de l'école militaire Dar El-Beïda de Meknès, en 1959 il fut membre de l’état major des F.A.R puis nommé commandant en chef de la gendarmerie royale.
  • Hammou N'Ben Akka fils du pacha Hassan ancien élève du lycée Berbère d'Azrou et de l'école militaire Dar El-Beïda de Meknès .Il s'est distingué dans la guerre d'Indochine .Promu Général des F.A.R, exécuté evec dix officiers supérieurs en juillet 1971 pour son éventuelle participation au Coup d'État de Skhirat.
  • Ahmed El Ouardi:( 1993-1995) ministre chargé des Affaires de la communauté marocaine résidant à l’étranger - 1996 ambassadeur du Maroc en Roumanie.
  • Othmane Souali, nommé en 2010 gouverneur de la province de Guercif
  • Ou Ali Hajir, lauréat du cycle normal des agents d'autorité, ex de la province de Khenifra (2008), est né en 1947 à El Kebab à 20 km de Khénifra. En 1970, il a été nommé caïd à Ait Ishaq et Aguelmous en 1972, puis pacha au centre autonome de Khénifra en 2004 gouverneur de la province de Taourirt puis de Khénifra en 2008.En 2005, décoré du Ouissam du trône de l'ordre de chevalier

Autre[modifier | modifier le code]

La princesse Lalla Latifa, née Fatima Amahzoune en 1945 à Khénifra issue de la famille du célèbre caïd Zayan Mouha Ou Hammou Zayani ;veuve du roi Hassan II et la mère de la princesse Lalla Meryem, du roi Mohammed VI, de la princesse Lalla Asma, de la princesse Lalla Hasna et du prince Moulay Rachid.

Trajet entre Khénifra et d'autres villes[modifier | modifier le code]

Gare routière
Trajet km
Khénifra - Rabat 233
Khénifra - Beni Mellal 127
Khénifra - Marrakech 327
Khénifra - Fès 164
Khénifra - Tanger 434
Khénifra - Agadir 595
Khénifra - Oujda 467
Khénifra-Dakhla 1752
Khénifra -Errachidia 285
Khénifra-Paris 2421
Khénifra-Mecque 4 645

Galerie photo[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Arnaud E., “Les Berbères et les dynasties chérifiennes”, Bull, de la Soc. de Géo. du Maroc, no 2, Rabat, 1916 p. 79
  • Berger.F : Moha Ouhammou le zayani, éd. Atlas, 1929.
  • Souvenir de l’épopée Marocaine- Général Théveney Quelques épisodes de la Pacification des Zaians - drame d'El Herri le 13 novembre 1914.
  • Georges Bernie "La bataille d'El Hri" publié en 1945, Éditions Gauthey.
  • Georges Bernie : "MohaOu Hammou, guerrier berbère" paru en 1945.
  • Guennoun, S, La montagne berbère, OU LES AIT Oumalou, éd.Oumnia, Rabat, 1933
  • Guennoun, S, La voix des monts, Mœurs de guerres berbères, éd. Oumnia, Rabat, 1934.
  • Guillaume, A, (Général), Les berbères marocains et la pacification de l’Atlas Central(
  • [1]Moha Ouhammou Azayi : martyr, héros et symbole de la résistance amazighe au Maroc

1912-1933), Julliard, 1946

  • La pacification du Maroc / Le Lt-colonel Th. Delay :Éditions Berger-Levrault (Paris)

Année de publication : 1952

  • Jean Delacre, Le Maroc grandeur nature (MEEM)
  • M. Peyron, « Khénifra », Encyclopédie berbère, vol.27 (Edisud 2005), p. 4236-4239[2]
  • [3] L’affaire Moulay Bouazza, un exemple de l’utopie révolutionnaire.
  • [4] "souvenirs de l'épopée marocaine" du général Theveney, paru dans le bulletin de la société géographique d'Alger
  • [5]. M.Peyron, « Khénifra », Encyclopédie berbère
  • [6] Révolution française et mouvement national marocain
  • [Myriam Rovsing-Olsen, Myriam Olsen Chants et danses de l'Atlas]
  • [7]Khénifra encyclopédie berbère
  • [8] Salem Chaker
  • [9]الترجمانة الكبرى - أبو القاسم الزياني - كاملا مصوراLivre rare
  • [Morsy M., “Comment décrire l’histoire du Maroc”, Acters de Durham, (Recherches sur le Maroc moderne), pub. du Bull. Éco. et Soc. du Maroc, Rabat, 1979, p. 121-143.]Fazaz
  • mort du caïd Amahrok
  • au Maroc

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • [19] Héros sans gloire par Mehdi Bennouna
  • Hero sans gloire, auteur : Mehdi Bennouna Éditeur : Paris Méditerranée 2010

ISBN 978-2-316-00118-6

  • [20]Fazaz Jbel M. Peyron:Encyclopédie berbère
  • [21]Nomination de Mr Othmane Souali
  • [22]Occupation de Khénifra

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.berberes.com, Définition de tamazight
  2. Dahir du 26 décembre 1933 portant classement – B.O. no 1114 du 2 mars 1934 - p. 186
  3. Dahir du 26 décembre 1933 portant classement, B.O no 1114 du 2 mars 1934, p. 186
  4. Dahir du 9 avril 1943 portant classement, B.O no 1557 du 28 août 1942, p. 739) ; Arrêté du 29 juillet 1949 portant classement, B.O no 1919 du 5 août 1949, p. 988) ; Arrêté du 28 mars 1950 portant classement, B.O no 1957 du 28 avril 1950, p. 480
  5. Dahir du 9 avril 1943 portant classement, B.O no 1557 du 28 août 1942, p. 739) ; Arrêté du 29 juillet 1949 portant classement, B.O no 1919 du 5 août 1949, p. 988 ; Arrêté du 28 mars 1950 portant classement, B.O no 1957 du 28 avril 1950, p. 480
  6. Arrêté du 29 juillet 1949 portant classement, B.O no 1919 du 5 août 1949, p. 988 ; Arrêté du 28 mars 1950 portant classement, B.O no 1957 du 28 avril 1950, p. 480
  7. vinny03.club.fr, Journal des marches et opérations de la 2e batterie du 1er Régiment d'Artillerie de Montagne

Voir aussi[modifier | modifier le code]