Débâcle
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La débâcle, en météorologie, caractérise la fonte des glaces d'un fleuve ou de la mer.
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[modifier] Débâcle
La débâcle, qui a lieu au printemps, est suivie d'un accroissement rapide du débit du cours d'eau et de crues ou d'inondations. Le déglacement des fleuves sibériens est particulièrement spectaculaire.
Par analogie, la débâcle désigne dans le langage courant, une déroute complète, par exemple, la retraite de Russie en 1812 pour Napoléon et celle de l'armée française face à l'armée allemande en mai 1940 ; ce qui dans le second cas est un abus de langage aboutissant à un mythe puisque les soldats français ne se sont pas enfuis mais ont combattu au prix de 100 000 morts en 47 jours (soit 2 000 morts par jour) et on infligé de lourdes pertes à leurs adversaires allemands qui ont eu 100 000 hommes mis hors de combat (dont 40 000 morts et disparus)[1].
Le terme a été popularisé par le roman d'Émile Zola, La Débâcle, paru en 1892.
[modifier] Embâcle
L'amoncellement de glace flottante ou accumulation de débris de branchage qui obstrue le cours d'eau s'appelle un embâcle. Il est parfois nécessaire de le dynamiter pour libérer le cours d'eau, éviter des inondations catastrophiques en amont ou des dégâts importants en aval provoqués par l'onde de crue qui suit sa rupture.
[modifier] Références
- Patrice Gélinet citant Jean-Pierre Richardot (dans 100.000 morts oubliés, Le Cherche Midi, 2009), 2000 Ans d'Histoire: campagne de France mai-juin 1940, France Inter, 11 mai 2009
[modifier] Voir aussi
- La Débâcle, roman d’Émile Zola publié en 1892.