Joseph Bologne de Saint-George
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| Joseph Bologne de Saint-George | |
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Chevalier de Saint-George
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| Naissance | 25 décembre 1745 Baillif |
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| Décès | 10 juin 1799 (à 54 ans) Paris |
| Nationalité | |
| Profession(s) | Musicien, escrimeur |
Joseph Bologne de Saint-George, plus connu sous le nom de Chevalier de Saint-George est un escrimeur et musicien français né le 25 décembre 1745 à Baillif en Guadeloupe, puis décédé le 10 juin 1799 à Paris. Il fit paralèllement une carrière militaire qui le conduisit à la création de la Légion franche des Américains.
« Bel homme de cinq pieds six pouces[1] », cavalier hors pair, Saint-George reste encore de nos jours un modèle pour les meilleurs athlètes de ses disciplines sportives, un virtuose du violon, un citoyen qui, durant la Révolution de 1789-1799, a fait le choix politique des valeurs françaises et s’est engagé pour la défense du territoire de la République. Né esclave, il eut le souci d’accompagner l’émancipation des Afridescendants des empires coloniaux européens.
[modifier] La famille de Joseph Bologne chevalier de Saint-George
Joseph Bologne[2] serait né sur le site de « La Sucrerie de Clairefontaine[3] », au Baillif. Sa date de naissance n’est pas établie avec certitude. On retient depuis peu le 25 décembre 1745[4]. Dans un ouvrage paru en 2001, l’archiviste Anne Pérotin-Dumon, indique l’année 1739, sans autre précision[5].
[modifier] Ses parents
Si la date de naissance de Saint-George est encore en discussion, il semble évident pour ses biographes que ses père et mère[6] sont respectivement un Européen, colon, et une Afridescendante, esclave.
[modifier] Une mère esclave
Les biographes de Saint-George pensent volontiers que sa mère, prénommée Anne, dite Nanon, était une esclave[7] née vers 1723 au Lamentin[8], en Guadeloupe. Cependant les documents établissant l’identité de Nanon sont rares et ne permettent de rien affirmer.
[modifier] Un père duelliste et aventureux
Son père, Georges de Bologne de Saint-George (1711-1774) est un colon protestant d’origine néerlandaise, propriétaire de plantation à la Guadeloupe[9].
En décembre 1747[10], Georges de Bologne Saint-George doit quitter Basse-Terre précipitamment. En consultant les minutes d’un jugement[11] qui a été conservé, nous apprenons qu’au cours d’une visite à son oncle Samuel de Bologne, Georges de Bologne et Pierre-Julien Le Vanier de Saint-Robert qui ont fait ample consommation de « ponche », en viennent à se battre en duel. Le Vanier de Saint-Robert, qui semblait avoir été blessé sans gravité, meurt trois jours plus tard. La blessure provoquée par un coup d’épée a probablement entraîné le « tintanos » comme le rapport le mentionne. Georges de Bologne sait qu’il va être accusé d’homicide et qu’il risque la confiscation de ses biens. Craignant que sa chère Nanon et son fils ne soient vendus avec tous les esclaves de la plantation, Georges de Bologne décide de quitter l’île et de prendre un navire en partance pour le port de Bordeaux. Il a été bien avisé de quitter la Guadeloupe car il est condamné à mort par contumace, à la confiscation de tous ses biens et pendu en effigie sur la place de Basse-Terre en mai 1748[12].
Deux années plus tard, Pierre de Bologne[13], Conseiller du Roi, plaide la cause de son frère auprès du Souverain et obtient des lettres de rémission[14]. Georges de Bologne peut alors retourner à la Guadeloupe et recouvrer ses biens, après un séjour de deux années chez Pierre à Angoulême.
[modifier] Une sœur naturelle
Elisabeth de Bologne de Saint-George, marquise de Clairfontaine.[15].
[modifier] Autres membres de la famille de Saint-George
[modifier] Une tante
Christine de Boulogne, vicomtesse de Thibault, épouse du fils de Annet-Guillaume de Chambaud-Jonchère, établie à Servanches dans le Périgord, sœur de George de Boulogne de Saint-Georges et tante de Saint-George[16].
[modifier] Un oncle
Pierre de Bologne (à compléter).
[modifier] Un affranchi dans l’Europe des Lumières
Le 10 mai 1762, Guillaume Poncet de la Grave, procureur du Roi à l’Amirauté de Paris, recommande au Roi de faire un recensement de tous les hommes et femmes de couleur vivant sur le sol français. Gabriel Banat a retrouvé le document de l’inscription de Nanon qui se présente devant cette juridiction. Sur cette déclaration, nous pouvons lire que Nanon est âgée de 34 ans. Elle serait donc née en 1728. Quant à Joseph, il est représenté par Nicolas Texier de la Boëssière, son maître d’armes et père spirituel.
[modifier] Les années de formation du fils chevalier
En 1753, alors que l’enfant n’a que huit ans, Georges de Bologne décide de faire donner à son fils une éducation de jeune aristocrate et part avec lui pour la France. Deux ans plus tard, Nanon rejoint son fils et vit sous le toit de Georges. Quand Joseph a 13 ans, avant de repartir pour la Guadeloupe, Georges place son fils en pension chez Texier de la Boëssière, homme de lettres et excellent maître d’armes, qui va coordonner les études du jeune Joseph et devenir son père spirituel. Saint-George reçoit ainsi l’éducation d’un chevalier français de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
La Boëssière fait de son élève un fleurettiste d’exception et dès l’âge de quinze ans, le jeune Joseph domine les plus forts tireurs. C’est incontestablement la plus fine lame de son temps, peut-être « l’homme le plus prodigieux qu’on ait vu dans les armes », dira de lui Antoine La Boëssière, le fils de Texier, qui sera l’ami indéfectible de Joseph. Il ne faut pas oublier que les aristocrates forment alors le corps social appelé « la noblesse d’épée ». Seuls les nobles sont alors dignes de porter l’épée et d’apprendre à s’en servir. « Figurer parmi cette aristocratie, et à la première place encore, n’est donc pas rien »[17], cette litote de Claude Ribbe ayant valeur de superlatif absolu.
[modifier] La carrière du musicien et directeur de théâtre
Mais avant toute chose, Saint-George est un musicien, violoniste virtuose, compositeur de sonates, de symphonies concertantes pour quatuor d’archets, de concertos et de comédies mêlées d’ariettes. Chef d’orchestre respecté, il va diriger les formations les plus prestigieuses de France et probablement d’Europe. Il commence par diriger Le Concert des Amateurs, l’un des orchestres les plus prestigieux de l’époque avant qu’on lui confie d’autres formations telles que Le Concert Spirituel et plus tard Le Concert de La « Société Olympique[18] », l’une des fondations du Grand Orient de France dont le Grand Maître est le futur Philippe-Égalité.
En 1777, Saint-George fait jouer Ernestine, une comédie à ariettes en trois actes dont le livret a été rédigé par Choderlos de Laclos, d’après l’œuvre de Marie-Jeanne Riccoboni.
« L’autre jour sous l’ombrage », romance chantée chez la marquise de Montesson par la délicieuse actrice Louise Fusil, a été conservée au British Museum[19].
[modifier] Saint-George évincé de la direction de l’Académie Royale de Musique
Candidat pour diriger L’Académie Royale de Musique, il en est évincé lorsque deux chanteuses, Sophie Arnould[20] et Rosalie Levasseur, ainsi qu’une danseuse, Marie-Madeleine Guimard, adressent un placet à la reine pour « représenter à Sa Majesté que leur honneur et la délicatesse de leur conscience ne leur permettraient jamais d’être soumises aux ordres d’un mulâtre[21] ». Ce fut là assurément un acte de racisme caractérisé. Toutefois, Gabriel Banat, dans sa biographie intitulée The Chevalier de Saint-Georges, Virtuoso of the Sword and the Bow[22], s’est demandé si les préjugés de ces dames furent la cause majeure du rejet de Saint-George à la direction de cette institution. Les divas auraient agi de la sorte pour sauvegarder leurs intérêts et leur désir de contrôler cette prestigieuse maison. Saint-George se proposait de réorganiser l’Opéra et les réformes qu’il n’aurait probablement pas manqué d’apporter auraient fait craindre à ces dames d’être supplantées par de nouvelles recrues.
Puisque l’on récusait Saint-George – à ses yeux le candidat le plus valeureux – Louis XVI, mis au fait de cette cabale, lui rend hommage en ne nommant personne. Il prend la décision de faire administrer L’Académie Royale de Musique par Papillon de la Ferté, l’un des intendants et trésoriers de ses Menus-Plaisirs. Or, il se trouvait que le dit Papillon de la Ferté n’était rien d’autre que « l’amant de cœur » de la Guimard.
En vérité, explique Gabriel Banat, chaque membre de cette cabale allait tirer profit de cette intrigue. Les cantatrices furent assurées que « le statu quo » serait maintenu. De plus, la Guimard, par l’intermédiaire de son amant, aurait virtuellement les pleins pouvoirs à l’Opéra[23].
[modifier] L’homme de cour
[modifier] Saint-George au service de Madame de Montesson
Madame de Montesson, épouse du duc d’Orléans, père, confie à Saint-George la direction de son théâtre privé et lui demande d’être le maître de cérémonie de son salon. D'après Gazeau de Vautibault, Saint-George serait entré au service des Orléans le 1er mai 1779.
[modifier] Saint-George fait de la musique avec Marie-Antoinette
Saint-George devient l’un des familiers de Marie-Antoinette. Dans ses Chroniques de l’œil-de-bœuf[24], Touchard-Lafosse rapporte des rumeurs selon lesquelles, le Roi et la cour n’auraient pu supporter que Marie-Antoinette « fasse de la musique » avec le séduisant Américain des îles. Il convient de dire, sans nulle ambiguïté, que des relations intimes entre la Reine et l'Américain sont hautement improbable, en dépit de ce qu'on a pu parfois l’écrire.
[modifier] L’agression du 22 avril 1779
Lorsque le 22 avril 1779, vers minuit, Saint-George est agressé dans les rues de Paris alors qu’il rentre chez lui en compagnie de l’un de ses amis, des esprits malveillants avancent que cette expédition punitive a été décidée par les services secrets du monarque.
Il est intéressant de savoir que cette agression est rapportée différemment par plusieurs mémorialistes de l’époque et ultérieurement par les biographes du Chevalier, exemples parmi bien d’autres de la fragilité des témoignages, fussent-ils écrits par des contemporains.
Dans l’un des trente-six volumes de ses Mémoires secrets, Louis Petit de Bachaumont mentionne que l’agression a eu lieu dans la nuit du 1er mai 1779. Cette date est erronée et, de plus, il rapporte que Saint-George a été assailli par six hommes. Lui et son ami se seraient vaillamment défendus et ont été providentiellement sauvés par le gué et ses hommes en armes.
Pierre Lefébure de Beauvray, un échotier de l’époque, auteur d’un ouvrage intitulé Journal d’un bourgeois de Popincourt, attribue à Saint-George une liaison amoureuse avec la marquise Marie-Joséphine de Montalembert, salonnière et romancière[25], jeune épouse d’un vieux général. Le commanditaire de l’agression serait donc le marquis de Montalembert[26], désireux de venger son honneur et de punir le séducteur en montant une opération nocturne.
Pierre Bardin a exhumé des archives du Commissaire au Châtelet[27] une version inédite qui devrait seule faire autorité. Il a démontré qu’il y eut ce jour-là « erreur sur la personne ». C’est non Saint-George, mais son ami qui était visé par un mari bafoué.
[modifier] Carrière militaire
Saint-George entre à l’académie de Nicolas Texier de la Boëssière vers 1753[28] afin de se préparer au métier d’officier[réf. nécessaire]. En 1761, il fut admis dans le corps prestigieux des gendarmes de la garde du Roi[réf. nécessaire].[29].
[modifier] Contrôleur ordinaire des guerres
Pierre Bardin nous apprend que le 10 mai 1763 Georges de Bologne achète pour son fils une charge de « Conseiller du Roy », contrôleur ordinaire des guerres[30] » qui lui donne droit au titre d’écuyer et le 8 juin en la Grande Chancellerie de France, les magistrats donnent officiellement leur agrément à cette vente.
Une dispense lui a été octroyée. Pierre Bardin présume que Georges de Bologne a fait jouer à plein l’article 59 du Code Noir selon lequel « les affranchis ont les mêmes droits, privilèges et immunités dont jouissent les personnes nées libres ». Joseph de Saint-George conservera cette charge pendant onze années et pourra prendre le titre de chevalier comme tel est son droit.
Cet office permet de comprendre pourquoi, la Révolution venue, on lui confiera le commandement d’un régiment de cavalerie légère.
[modifier] Saint-George & la Révolution
Au début de la Révolution Française, Saint-George séjourne en Angleterre puis, revenu en France, il substitue peu à peu un engagement militaire à sa vie d'artiste. Installé à Lille, il s’engage dans la Garde Nationale avec le grade de capitaine.
[modifier] Légion du Midi ou des Américains
Le 7 septembre 1792, Saint-George devient colonel de La Légion Franche des Américains et du Midi[31] en partie composée d’Afridescendants. Moins pour ses qualités d’escrimeur que parce qu’il a acquis des compétences de gestionnaire et surtout par patriotisme. L’un des officiers sous ses ordres s’appelle Alexandre Dumas, futur général de la Révolution et père de l’auteur des Trois Mousquetaires[32]. La Légion est formée à Laon avant de rejoindre Lille et l’armée du Nord sous la nouvelle désignation de 13e régiment de chasseurs à cheval. Elle est envoyée au feu contre les Autrichiens. En avril 1793, la légion des Américains reçut l’ordre de se dissoudre.
Suspecté de sympathies royalistes — notamment au moment de la trahison de Dumouriez[33] – le chevalier est destitué de son commandement par Bouchotte[34], ministre de la Guerre. Le 4 novembre 1793, il est arrêté à Château-Thierry, malgré le soutien de la municipalité. Incarcéré d’abord à Chantilly, puis au château d’Hondainville, dans l’Oise, il est enfin libéré, après presque une année de détention, par ordre du Comité de sûreté générale. Tombant sous le coup d’une loi visant à épurer l’armée de ses officiers royalistes après l’insurrection de vendémiaire du 5 octobre 1795, il est définitivement révoqué.
[modifier] Saint-George à Saint-Domingue ?
Certains biographes du Chevalier affirment que Saint-George aurait séjourné de 1795 à 1797 à Saint-Domingue où il aurait rencontré Toussaint Louverture. Toutefois, le séjour de Saint-George à Saint-Domingue, après son incarcération, est incertain
Louise Fusil, partenaire artistique de Saint-George écrit dans ses Souvenirs d’une actrice que "Saint-Georges et son ami Lamothe étaient partis pour Saint-Domingue"[35].
Il semble peu probable que Saint-George ait fait partie de la délégation officielle des commissaires civils envoyés à Saint-Domingue avec à leur tête Léger-Félicité Sonthonax, l’ami de Brissot fondateur de la Société des amis des Noirs. Les historiens n'ont trouvé à ce jour nulle trace de Saint-George dans la presse de l’époque ni dans les archives des manifestes de navires en partance des ports français pour Saint-Domingue ou effectuant des traversées de retour en France. Ce qui conduit à penser qu’après son éviction des armées de la Révolution Saint-George n'aurait pas quitté l'Europe[36]. En outre, le conventionnel Serre, au nom du Comité de la Guerre, intervient en défaveur du « transport de cette compagnie (légion dite des Américains du Midi) dans l’Ile de Saint-Domingue». [37].
[modifier] Mort d’un Homme de couleur libre dans la France de la Grande Révolution
Saint-George meurt à Paris le 10 juin 1799 alors que se termine la décennie de la Grande Révolution. Contrairement à ce qui a pu être écrit, sa mort est honorée dignement et tous les journaux de l’époque lui rendent hommage.
En janvier 2009, après la publication de sa biographie, P. Bardin a fait une communication inédite[38] : après avoir découvert un rapport qui atteste de l’admiration que les professionnels des armes vouaient au chevalier de Saint-George. Ce document confirme que cet éclatant Chevalier n’est pas mort abandonné de tous et oublié. Cette découverte permet aussi d’apprendre que Saint George fut inhumé au « Temple de la Liberté et de l’Égalité » appelée auparavant l’église Sainte Marguerite, débaptisée comme nombre d’églises sous la Révolution.
Nous savons donc désormais que le 10 juin 1799[39] à huit heures du soir, le commissaire de police de la Section de Montreuil voit entrer quatre personnages à la mise soignée : deux professeurs en fait d’armes, Jean-Pierre Gomard et Philibert Menissier fils, le chef d’escadron Charles François Talmet, et le citoyen Pierre Nicolas Beaugrand, ancien chef de bureau à l’Assemblée Nationale. Ils viennent tous quatre déposer une requête après le décès du citoyen Joseph Bologne dit Saint George, chef de brigade du treizième régiment de chasseurs à cheval[40], dont le corps a été porté en ce jour dans une bière au Temple de la Liberté et de l’Égalité du huitième arrondissement.
« Comme les déclarants ont connu parfaitement le défunt, qu’ils étaient étroitement liés d’amitié avec lui, désirent exhumer le corps du dit défunt pour le mettre dans un cercueil de plomb. Ils se sont donc présentés devant nous à l’effet de pouvoir parvenir à remplir l’exécution de leurs sentiments, si toutefois rien n’est contraire au principe des lois, affirmant le tout pour être sincère et véritable et ont signé avec nous après lecture faite. »
[modifier] Postérité : oubli et mémoire
Plusieurs articles biographiques avancent que Saint-George connaît une deuxième mort quand le général Bonaparte, premier consul de la première République Française, après avoir rétabli l’esclavage aux Antilles le 20 mai 1802, fait brûler une partie de ses œuvres[réf. nécessaire]. Saint-George est alors jeté aux oubliettes de l’histoire et sa musique cesse d’être jouée[41].
Ce sont là des affirmations contestables, voire gratuites puisque nul document ne corrobore ces dires. Laure Tressens et Vincent Podevin-Bauduin, auteurs d’une monographie, intitulée Le Fleuret et l’Archet, publiée lors d’une exposition à La Guadeloupe pour célébrer le 200e anniversaire de la mort de Saint-George, sont plutôt d’avis que « Saint-Georges fut avant tout un musicien de son époque... La musique des années 1770-1790 se caractérisait par sa légèreté et son charme et le romantisme qui devait triompher par la suite préférait, aux concerts galants, les grands développements des symphonies… »
Pierre Bardin lui aussi pense que « sa musique subit le même relatif oubli que celles écrites par Vivaldi, Bach, Mozart, Rameau ou Jean-Marie Leclair, supplantées dans le goût du public, et c’était normal, par Beethoven, Schubert, Liszt, Chopin ou Berlioz. »
[modifier] Saint-George dans la littérature du XIXe
De plus, il est faux de clamer que Saint-George a été oublié au XIXe siècle car son souvenir perdure bien après sa mort. Son nom et ses exploits paraissent dans plusieurs romans de Balzac[42].
Alexandre Dumas met en scène Saint-George dans La pièce d’eau des Suisses, chap. IX, du Collier de la Reine, publié en 1849 : « Parfois un cri d’admiration part du milieu de l’assemblée. C’est que Saint-Georges, le hardi patineur, vient d’exécuter un cercle, si parfait, qu’un géomètre en le mesurant n’y trouverait pas un défaut sensible. »
Roger de Bully, dit Roger de Beauvoir, publie fin 1840 un roman de fiction historique à succès, intitulé Le Chevalier de Saint-Georges, lequel – n’en déplaise à ceux qui le dénigrent – est un roman dans la veine des œuvres d’Alexandre Dumas. Ce roman fera d’ailleurs l’objet de plusieurs réimpressions au cours du siècle.
Au cours de l’année 1840, ce même Roger de Beauvoir fait jouer au Théâtre des Variétés une adaptation théâtrale de son roman en signant ce texte avec Anne-Honoré-Joseph Duveyrier dit Mélesville, auteur de théâtre et metteur en scène reconnu.
En 1841, Louise Fusil publie ses Souvenirs d’une actrice et parle avec admiration du charisme de Saint-George qui fut son partenaire.
En 1922, Lionel de La Laurencie, dans son École française du violon de Lully à Viotti, consacre un long développement à la vie et à l’œuvre musicale de Saint-George.
Chose intéressante, de même que nous devons à Antoine La Boëssière et à Henry Angelo[43], deux professionnels de l’escrime, quelques pages sur la personnalité de Saint-George et surtout son habileté exceptionnelle comme fleurettiste, Joseph Bologne est cité par presque tous les maîtres d’armes des XIXe et XXe siècles, auteurs de traités ou de livres sur l’histoire de l’escrime.
[modifier] Spectacles & concerts Saint-George créés au XXIe siècle
En décembre 2001, la rue Richepanse (du nom du général ayant rétabli l’esclavage à la Guadeloupe sur ordre de Bonaparte) partagée entre le 1er arrondissement de Paris (numéros pairs) et le 8e arrondissement de Paris (numéros impairs), a été débaptisée pour devenir la rue du Chevalier-de-Saint-George, la plaque mentionne toutefois une date de naissance erronée (1739, au lieu de 1745).
À l’automne 2004, un spectacle[44] écrit par Claude Ribbe, mis en scène par Bartabas et consacré à Saint-George, est joué à Versailles devant 50 000 spectateurs.
En 2006, la Compagnie Prodanza, a créé à La Havane un ballet, intitulé El Mozart Negro, sur des extraits d’œuvres du chevalier de Saint-George. L’agression subie par Saint-George dans les rues de Paris que nous avons évoquée, a inspiré une superbe chorégraphie duelliste entre Saint-George et les gardes du Roi.
Les 10 et 11 mai 2007, à l’occasion de la journée de Commémoration Nationale des Abolitions de l’Esclavage et des Traites[45], instituée par la loi Taubira, le Collège Victor Hugo de Saint-Yorre a donné un spectacle retraçant la vie et l’œuvre du Chevalier de Saint-George : spectacle total avec des scènes de théâtre, musique, ballet, assauts de fleuret, danse, chœurs et orchestre. Ce remarquable spectacle a valu au Collège Victor Hugo le Prix des Droits de l’Homme en hommage à René Cassin 2007[46]».
Le titre annexe de ce spectacle était La Table de marbre, nom d’une ancienne juridiction de l’Ancien Régime[47].
En 2005, Alain Guédé a écrit un livret d’opéra sur la vie et l’œuvre de Saint-George, intitulé "Le Nègre des Lumières", créé sur la scène de l’Opéra-Théâtre d’Avignon.
[modifier] L’œuvre de Saint-George dans les collections de la BNF
Les œuvres de Saint-George répertoriées par la Bnf et leurs enregistrements, sont de plus en plus nombreuses
[modifier] Chronologie de la vie de Saint-George
[modifier] Appareil critique d’après le tapuscrit de Daniel Marciano
[modifier] Livres biographiques
Treize (13) documents présentés dans l’ordre et le format du tapuscrit.
- Odet Denys, Qui était le chevalier de Saint-Georges?, Paris Editions du Pavillon, 1972
- Alain Le Bihan, Francs-maçons et ateliers parisiens de la Grande Loge de France au XVIIIe siècle : 1760-1795, Bibliothèque Nationale, Paris, 1973.
- Emil F. Smidak, Joseph Boulogne, nommé Chevalier de Saint-Georges, Avenira Foundation, Lucerne, 1996 (ISBN 3905112086). Notice Bnf n° : FRBNF3587185.
- Alain Guédé, Monsieur de Saint-George, le Nègre des Lumières, Actes sud, Paris, 2001 (ISBN 274273449X).
- Vincent Podevin-Bauduin et Laure Tressens, Le Fleuret et l’Archet : le Chevalier de Saint-George (1739?-1799), créole dans le siècle des Lumières, Archives Départementales de la Guadeloupe, Gourbeyre, 2001. (ISBN 2-86097-006-1) BN 40973268 notice au format Unimarc ISO-2709 07-28093.
- Claude Ribbe, Le Chevalier de Saint-George, Perrin, Paris, 2004 (ISBN 2262020027).
- Marcel Buffon, Jean-Claude Glandor, Luigi Gréco : Le Chevalier de Saint-Georges [Texte imprimé] Archives de La Guadeloupe, 2005
- Le Chevalier de Saint-Georges, texte collectif [et al.]; illustrations d’Anne Tressens : Scéren-CRDP Guadeloupe, DL 2005 (Paris : Impr. Jouve). - 1 vol. (73 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; Unité 24 cm. DLE-20051223-60611. - 944.034 092 (21) . - ISBN 2-35190-001-4 (br.) - EAN 9782351900017. Bologne, Joseph (1745-1799) - Biographies BN 40087967 06-06624
- 2005 : Luc Nemeth, Un état-civil chargé d’enjeux : Saint-George, 1745-1799, in Annales historiques de la Révolution française, Numéro 339, Mis en ligne le : 15 mars 2008. Consulté le 13 mars 2009.
- Gabriel Banat, The Chevalier de Saint-Georges: Virtuoso of the Sword and the Bow, Pendragon Press, 2006 (ISBN 1576471098).
- 2006 : Bardin, Pierre (1933-....).- Joseph de Saint George : le Chevalier Noir, Guenegaud,Paris, DL 2006.-1 vol. (243 p.- 24 p. de pl.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. Autre forme de titre : Joseph Sieur de Saint George, le Chevalier Noir.- Notice réd. d’après la couv.- Bibliogr. p. 220-226. Index.- ISBN 978-2-85023-126-1 (br.) ; EAN 9782850231261.
- Hugh Brewster, The Other Mozart, The Life of the Famous Chevalier de Saint-Georges, livre illustré par Eric Velasquez, éditeur Abram Books for Young readers, New York, 2007
- 2008 : Scéren CRDP Auvergne : Le Chevalier de Saint-Georges - la Table de Marbre : livret du spectacle présenté à Vichy par le Collège Victor Hugo de Saint-Yorre dans le cadre de la Commémoration Officielle de l’Abolition de l’Esclavage. Le livret est accompagné d’un DVD. ISBN 978-2-9531-4060-6
[modifier] Ouvrages de fiction historique
Six (6) documents présentés dans l’ordre et le format du tapuscrit
- Roland Brival, Le Chevalier de Saint-Georges, Éditions Lattès, 1991.
- Roger de Beauvoir, Le Chevalier de Saint-Georges, publié en 1840 et réédité par Michel Lévy Frères, Editeirs, Paris 1869
- Mélesville et Roger de Beauvoir, Le Chevalier de Saint-Georges, comédie mêlée de chant en trois actes, 1840, adapté du roman - Texte réédité par LHarmattan en 2001 avec une présentation et étude de l’œuvre par Sylvie Chalaye
- 2004 : Daniel Picouly, La treizième mort du chevalier, éditions Grasset
- 2006 : Daniel Marciano, Le chevalier de Saint-Georges, le fils de Noémie, Thespis. ISBN 2952189412.- Notice Bnf n° : FRBNF40125065
- 2006 : Le Divin Saint-Georges, texte de théâtre, Thespis. ISBN 2-9521894-3-9 BN 40241759
[modifier] Notes
Six (6) notes présentées dans l’ordre et le format du tapuscrit.
- Archives d’Outre-mer, Aix-en-Provence, E 37 : Bologne
- Biographie de Claude Ribbe, page 91.
- Ordinaire a le sens de permanent, qui officie toute l’année.
- Contrôleur ordinaire des guerres: Officier du ministère public chargé de porter les ordres du Roi auprès du tribunal de guerre.
- Voir ouvrage de Pierre Bardin, pages 58 – 59 – 60
- Voir Gabriel Banat, chapitre XIX, page 177 et suivantes
- (BnF ms. 10364)7/ Voir livre de Gabriel Banat, Chapitre x, intitulé Too Many Blacks (Trop de Noirs) – pages 67 à 75 - Fac-similés des documents de recensement, pages 493 et 494.
[modifier] Appareil critique en cours de modification
[modifier] Bibliographie
- Alain Le Bihan, ’Francs-maçons et ateliers parisiens de la Grande Loge de France au XVIIIe siècle : 1760-1795, Bibliothèque nationale, Paris, 1973.
- Roland Brival, Le Chevalier de Saint-Georges, Éditions Lattès, 1991.
- Emil F. Smidak, Joseph Boulogne, nommé Chevalier de Saint-Georges, Avenira Foundation, Lucerne, 1996 (ISBN 3905112086). Notice Bnf n° : FRBNF3587185.
- Vincent Podevin-Bauduin et Laure Tressens, ’Le fleuret et l’archet : le chevalier de Saint-George (1739?-1799), créole dans le siècle des Lumières, Archives départementales de la Guadeloupe, Gourbeyre, 2001.
- Alain Guédé, Monsieur de Saint-George, le nègre des lumières, Actes sud, Paris, 2001 (ISBN 274273449X).
- Claude Ribbe, Le Chevalier de Saint-George, Perrin, Paris, 2004 (ISBN 2262020027).
- 2005 : Marcel Buffon, Jean-Claude Glandor, Luigi Gréco : Le chevalier de Saint-Georges [Texte imprimé] / texte collectif [et al.] ; illustrations de Anne Tressens : Scéren-CRDP Guadeloupe, DL 2005 (Paris : Impr. Jouve). - 1 vol. (73 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; Unité 24 cm. DLE-20051223-60611. - 944.034 092 (21) . - ISBN 2-35190-001-4 (br.) : 15 EUR. - EAN 9782351900017. Bologne, Joseph (1745-1799) - Biographies BN 40087967 06-06624
- 2005 : ScérEn-CRDP de la Guadeloupe et Association pour l’Étude de la vie et de l’œuvre du Chevalier de Saint-George, Le Chevalier de Saint-George, 2005, ouvrage collectif
- 2005 : Luc Nemeth, Un état-civil chargé d’enjeux : Saint-George, 1745-1799, in Annales historiques de la Révolution française, Numéro 339, Mis en ligne le : 15 mars 2008. Consulté le 13 mars 2009..
- (en) Gabriel Banat, The Chevalier de Saint-Georges: Virtuoso of the Sword and the Bow, Pendragon Press, 2006 (ISBN 1576471098).
- 2006 : Daniel Marciano, chevalier de Saint-Georges, le fils de Noémie, Thespis. ISBN 2952189412.- Notice Bnf n° : FRBNF40125065
- 2006 : Bardin, Pierre (1933-....).- Joseph de Saint George : le chevalier noir.- Guenegaud,Paris, DL 2006.-1 vol. (243 p.- 24 p. de pl.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. Autre forme de titre : Joseph sieur de Saint George, le chevalier noir.- Notice réd. d’après la couv.- Bibliogr. p. 220-226. Index.- ISBN 978-2-85023-126-1 (br.) ; EAN 9782850231261.- Saint-Georges, Joseph Boulogne (1739?-1799 ; chevalier de) -- Biographies.- BN 40973268 notice au format Unimarc ISO-2709 07-28093.
- 2008 : ScérEn CRDP Auvergne : Le Chevalier de Saint-Georges - la Table de Marbre : livret du spectacle présenté à Vichy par le Collège Victor Hugo de Saint-Yorre dans le cadre de la Commémoration officielle de l’abolition de l’esclavage. Le livret est accompagné d’un DVD. ISBN 978-2-9531-4060-6
[modifier] Saint-George sur le World Wide Web
La dernière apparition de Saint-George sur le World Wide Web, littéralement la «toile (d’araignée) mondiale» avec Spezify le mur d’images du nouveau moteur de recherche[49].
Le site AfriClassical.com, L’Héritage africain de la musique classique, tient une biographie avec discographie, extraits sonores et catalogue régulièrement mis à jour des partitions et des œuvres enregistrées du chevalier de Saint-Georges[50]
[modifier] Notes & Références
- ↑ Henri Bangou, La Guadeloupe 1492-1848, ou l’Histoire de la colonisation de l’île liée à l’esclavage noir de ses débuts à sa disparition : XVe siècle : 1492-1848, Editions L’Harmattan, Paris, 1987. Notice Bnf n° FRBNF32912290.Saint-George était "bel homme" et il "bégayait" nous dit Dumas dans ses Mémoires.
- ↑ Joseph Bologne Saint-George, également orthographié Boulogne de Saint- Georges est plus connu sous le pseudonyme de chevalier de Saint-George ou, plus simplement, Saint-George. Bologne, Joseph (1745-1799) est la forme internationale retenue par la notice d'autorité personne de la BNF. Source(s) : Le chevalier de Saint-Georges / texte collectif de Marcel Buffon, Jean-Claude Glandor, Luigi Gréco... (et al.), DL 2005.
- ↑ La Sucrerie Clairefontaine, ses machineries et sa maison de maître sont aujourd’hui des ruines sur un espace privé mais encore accessible.
La sucrerie Clairefontaine dans Gérard Lafleur, Saint-Claude: histoire d'une commune de Guadeloupe : XVIIe siècle : 1650-1945, Publié par KARTHALA Editions, Paris, 1993.Notice Bnf n° FRBNF35595573 - ↑ Dans ses mémoires, Alexandre Dumas dit qu’en 1780 son père, né en 1762, est âgé de 18 ans tandis que Saint-George est âgé de 48 ans. Alexandre Dumas, Mes mémoires : XIXe siècle, Calmann Lévy, Paris, 1863. Notice Bnf n° FRBNF36414499. Selon Alexandre Dumas Saint-George serait donc né en 1732. A noter que dans ce texte, Saint-Georges est écrit avec un « s ».
Plus près de nous, Lucien-René Abénon, dans un ouvrage publié en 1992, retient 1745 pour date de naissance de Joseph Bologne. Lucien-René Abénon, Petite histoire de la Guadeloupe : XVIIe siècle : 1635-1992, Editions L’Harmattan, Paris, 1992. Notice Bnf n° FRBNF35555540. Lucien-René Abénon écrit « Saint-Georges », avec « s ».,
La bataille de Fontenoy, célèbre victoire française dans la guerre de succession d'Autriche se déroule la même année, le 11 mai 1745. - ↑ Anne Pérotin-Dumon, La ville aux Iles, la ville dans l’île: Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, 1650-1820 : XVIIe siècle : 1650-1820, KARTHALA Editions, Paris, 2001. Notice Bnf n° FRBNF37220108, p. 637. La plaque de la rue du Chevalier-de-Saint-George, porte 1739. A noter : Charles François Dumouriez, Général des armées de la Première République, est né le 26 janvier 1739.
- ↑ Exemple d'utilisation de "ses père et mère" : "L'enfant naturel ne peut rien réclamer s'il a reçu du vivant de ses père ou mère la moitié de ce que la loi lui attribue(…)" : Guillaume-Louis-Gustave Belèze, Dictionnaire universel de la vie pratique à la ville et à la campagne : contenant les notions d'une utilité gébérale et d'une appilcation journalière et tous les renseignements usuels en matière: 1e de réligion et de l'éducation (...) : XIXe siècle, Publié par L. Hachette, Paris, 1859. Notice Bnf n° FRBNF30078521
- ↑ Voir le statut de l’esclave dans le Code noir
Video : Abolition de l’esclavage. Emission présentée par Franck Ferrand sur La Chaine Histoire à l’occasion de la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage en 2007.
Michelet et l’oubli de l’esclavage : Jules Michelet, Histoire romaine: 1ère partie : République : XIXe siècle : 1831-1835, Publié par L. Hauman ; L. Hachette, Bruxelles - Paris, 1835. Notice Bnf n° FRBNF32449277Consulté le 28 mai 2009. - ↑ La Pléiade, 1981, p.1773
- ↑ Gérard Lafleur évoque le milieu dont est issu Le chevalier de Saint-George, 19 février 2008, Guadeloupe, in Guadeloupe Attitude. Gérard Lafleur cite un récit de Jean-Baptiste Labat à propos de Hugues Boulogne. Cf. Jean-Baptiste Labat et Albert T’Serstevens, Voyages aux isles de l’Amérique (Antilles) :XVIIe siècle : 1693-1715, Éditions Duchartre, Paris, 1705. Bnf, Editions de 1956, notice n° FRBNF32331821. L’état des nobles dont les titres sont enregistrés au Conseil souverain de la Martinique, avec la date de leur enregistrement, 1675-1786, (Archives de la Marine.- Annales du Conseil de la Martinique) indique pour Pierre de Bologne, de Metz, la date du 6 mars 1755. Il est précisé en note :
« Le 6 novembre 1748, le conseil enregistra une lettre du Roi en date du 9 décembre 1746, qui lui faisait défense d’enregistrer aucun titre de noblesse sans permission expresse du Roi. « Cette permission, ajoutent les lettres-patentes, ne sera accordée que sur le compte qui en sera rendu desdits titres par mon secrétaire d’Etat ayant le département de la marine et des colonies, auquel ils seront remis à cet effet par les particuliers qui voudront les faire enregistrer dans mon conseil souverain séant au Fort-Royal, pour jouir des privilèges de la noblesse dans ma colonie de la Martinique.»
Le conseil a toujours veillé scrupuleusement à ce que personne dans la colonie ne prit la qualité d’écuyer, si ses titres n’étaient enregistrés en son greffe. Il ordonna en outre que tous curés, notaires ou greffiers de l’ile seraient tenus d’envoyer tous les trois mois, au procureur général, la liste des particuliers qui auraient pris, dans les actes de leur ministére, la qualité d’écuyer, de chevalier et autres dénominations de noblesse. Les délinquants encouraient une amende de l.000 livres. (Annales du Conseil souverain) ».
Publié par Louis de la Roque & Édouard de Barthélemy in Louis de La Roque et Édouard de Barthélemy, Catalogue des gentilshommes en 1789 et des familles anoblies ou titrées depuis le premier empire jusque à nos jours 1806-1866, tome deuxième:XVIIIe siècle : Période 1789-1866, E. Dentu, Paris, 1866. Notice Bnf n° FRBNF36492239. Voir également dans le tome premier :- Capizuchi de Bologne, gentilhomme du lieu de la Lauze, sénéchaussée de Barcelonnette
- Le marquis de Capysuchy de Bologne
- Dame Antoinette de Capisuchi-Bologne, marquise de Foudras, baronne de Deuilly, Serecourt, Tignecourt, Saint-Julien et Provenchère
- Ch.-Camille de Capisuchi-Bologne
- marquis de Bologne, Sgr d’Andilly et Bonnecourt
- le marquis de Saint-George, Sgr de Saint-André
- de Saint-George, abbé de Souillac, vicaire général de Périgueux
- Antoine de Lassaigne de Saint-George, ancien brigadier des gardes du corps du Roi, ancien capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis
sans que l’on puisse en déduire, sans autre recherche, une parenté avec Joseph Bologne chevalier de Saint-George qui nous intéresse ici. On trouve également le nom « Saint-George » en Angleterre. Consulté le 6 mai 2009. Voir François-Jacques-Thomas-Marie de Saint-George avocat à Bordeaux à l’époque de la Révolution. Consulté le 7 mai 2009
- ↑ Gabriel d’Erchigny de Clieu étant gouverneur.
- ↑ Archives d’Outre-mer, Aix-en-Provence, E 37 : Bologne
- ↑ Année du [[traité d’Aix-la-Chapelle (1748)|traité d’Aix-la-Chapelle qui met fin à la guerre de Succession d’Autriche (1740–1748]]. Les rivalités coloniales entre la Grande-Bretagne et la France aboutiront à la guerre de Sept Ans (1756-1763)
- ↑ « Il faudrait signaler l’extraordianire carrière du Chevalier de Saint-Georges », nous dit, Henri Bangou, dès 1987. « Celui-ci était le fils naturel de Jean Nicolas de Boulogne, conseiller du roi » (…). Le Chevalier de Saint-Georges naquit à Basse-Terre en 1739 (et non pas en 1749, comme lui-même le faisait croire, ou 1745) ; il était fils naturel de M. de Boulogne conseiller au parlement de Metz, puis contrôleur général et grand trésorier de l’ordre de Saint-Esprit, dont l’hôtel existe au 46 de la rue du Bac. M. De Boulogne (le Mercure de France orthographie son nom : de boullongne) possédait à Basse-Terre une propriété appelée « les palmiers » et à Saint-Domingue, alors colonie française, un autre domaine appelé « la Rose », dans le canton de l’Artibonite. Saint-georges serait né dans la première, des relations de M. de Boulogne avec une négresse nommée simplement Nanon, devenue Noémie dans le roman de Roger de Beauvoir, qui ajoute que l’enfant fut apporté à Saint-Domingue par sa mère et que celle-ci le fit baptiser par le curé de Saint-Marc, lui donnant le nom de Saint-Georges, qui était celui du plus beau navire en rade de Basse-Terre lors de la naissance du jeune mulâtre.Henri Bangou, La Guadeloupe : XVe siècle : 1492-1848, Editions L’Harmattan, Paris, 1987. Notice Bnf n° FRBNF35003475
- ↑ « les lettres de rémission, ces actes de la chancellerie royale qui, à la demande des amis et parents des coupables, et après un récit des faits, proclamaient la grâce des coupables, sans pour autant les proclamer innocents »• Claude Gauvard, « De grâce especial », Crime, état et société en France à la fin du Moyen Age : XIVe siècle : 1300-1500, Publications de la Sorbonne, 2 vol., 1026 p., index, Paris, 1991. Notice Bnf n° FRBNF37664018. Voir dans le même ouvrage : « La rémission source et méthode »
- ↑ Nobiliaire de Guienne et de Gascogne
- ↑ Henri Gabriel Ogilvy et Pierre Jules de Bourrousse de Laffore, Nobiliaire de Guienne et de Gascogne : revue des familles d’ancienne chevalerie ou anoblies de ces provinces, antérieures à 1789 : XIXe siècle, Publié par Typographie G. Gounonilhou, Paris, 1860. Edition Paris, Dumoulin, H. Champion, 1856-1883, Bordeaux : impr. de G. Gounouilhou : notice Bnf n° FRBNF30148174
- ↑ Biographie de Claude Ribbe, p. 91
- ↑ Le Concert de la Loge Olympique. Consulté le 6 mai 2009.
- ↑ Académie des sciences d’outre-mer, Hommes et destins dictionnaire biographique d’Outre-mer 4 Hommes et destins.... Publications de l’Académie des sciences d’Outre-mer, travaux et mémoires : XXe siècle, Publié par Académie des science d’Outre-Mer : Agence de coopération culturelle et technique, Paris, 1975. Notice Bnf n° FRBNF34307293. Ce texte est repris de Qui était le chevalier de Saint-Georges, 1739-1799 ? Par Odet Denys & Pierre Cot.
- ↑ Portrait de Mlle Arnoud par le comte Alexandre de Tilly
- ↑ On dirait aujourd’hui, de manière plus scientifique, « mélanoderme ». Peut-être « Afridescendant » ? La couleur de peau de Saint-George est encore aujourd’hui un indice politique. Voir Historique, un Noir à la Maison Blanche! et le commentaire d’un internaute lettré : « Obama : un pont entre Mélanodermes (Noirs) et Leucodermes (Blancs) ». Les populations d’origine des régions intertropicales et méditerranéennes sont mélanodermes, c’est-à-dire que les personnes natives de ces régions présentent un taux de mélanine très élevé. De ce fait, leur peau est naturellement très pigmentée et tire vers le noir. L’avantage est que les mélanodermes sont mieux protégés contre les effets des ultraviolets (mais pas totalement : le soleil peut leur brûler la peau).
- ↑ Le Chevalier de Saint-Georges, Virtuose de l’Epée et de l’Archet « The story of his improbable rise in French society, his life as a famous fencer, celebrated violinist-composer and conductor, and later commander of a (…)
(...) Bow Active in the abolitionist movement, he joined the French Revolution in the hope that it would help end slavery. He was given command of a colored ... in Gabriel Banat, The Chevalier de Saint-Georges: Virtuoso of the Sword and the Bow, illustrated : XVIIIe siècle : 1745-1799, Pendragon Press, USA, 2006. Notice Bnf n° FRBNF41017729. Consulté le 12 mai 2009. - ↑ Voir Gabriel Banat, chapitre XIX, p. 177 et suivantes
- ↑ Paris. G. Barba, 1864
- ↑ MONTALLMBERT , (Marie De Comarieu , Dame De) a composé : Elise Duménil, Paris, an 9, 6 vol. in-12. Un style pur, souvent harmonieux et quelquefois élevé, caractérise ce roman, qui offre beaucoup d’intérêt. Les situations touchantes y sont en grand nombre ; l’action est peu compliquée et le dénouement est du plus grand effet.Dictionnaire historique, littéraire et bibliographique des Françaises, et des étrangères naturalisées en France
Elise Duménil . par Marie de Comarrieu, marquise de Monta- lembert, roman original en 6 vol. in-i2. fig. Giguet et сотр. Prix 9 fr. et 12 fr. fr. de port. Ce roman offre quelques détails intéressans sur l’Angleterre, et des observations sur les arts et les monumens, que l’auteur dit avoir tirés de l’essai sur les causes de la perfection de la sculpture antique , par L. de Gillier. Le fond du гоmаn est vrai , à quelques circonstances près, et son exposition n’est pas sans intérêt et sans mérite.Journal général de la littérature de France ou répertoire méthodique
Marie Joséphine de Comarrieu, Marquise de Montalembert, Élise Duménil Tome I : XVIIIe siècle : 1750 - 1832, A. Dulau et Co, Londres, 1800.
Marie Joséphine de Comarrieu, Marquise de Montalembert, Élise Duménil Tome II : XVIIIe siècle : 1750 - 1832, imprimerie d’A. Dulau et Co. et L. Nardini, chez A. Dulau et Co., Paris, 1800.
Marie Joséphine de Comarrieu, Marquise de Montalembert, Élise Duménil Tome IV : XVIIIe siècle : 1750 - 1832, A. Dulau et Co, Londres, 1800
Marie Joséphine de Comarrieu, Marquise de Montalembert, Élise Duménil Tome V : XVIIIe siècle : 1750 - 1832, A. Dulau et Co, Londres, 1800.
Critique de Élise Duménil : Jean-Gabriel Peltier, Paris pendant l’année ... : XIXe siècle, De l’Imprimerie de T. Baylis, Paris, 1801. - ↑ Notice d’autorité personne Bnf n° FRBNF12462484
Biographie : Supplément au dictionnaire historique ; Généalogie Montalembert - ↑ Les Commissaires du quartier du Louvre (1751-1791)
- ↑ Annales historiques de la Révolution française, p. 92
- ↑ Selon Pierre Bardin, Joseph de Saint-George, écuyer, demeurant rue Saint-André des Arts, est inscrit sur les registres des gendarmes de la garde du Roi au 1er juillet 1764 et non en 1761 comme d’autres biographes l’ont mentionné. Pierre Bardin, Joseph, sieur de Saint-George : Le Chevalier Noir : XVIIIe siècle : 1739-11799, Guénégaud, Paris, 2006.Notice Bnf n° FRBNF40973268, pp. 58-60
- ↑ Ordinaire a le sens de permanent, qui officie toute l’année. Contrôleur ordinaire des guerres: Officier du ministère public chargé de porter les ordres du Roi auprès du tribunal de guerre.
- ↑ Légion du Midi ou des Américains. Le titre exact de cette légion est Légion franche des Américains :, Décret de la Convention nationale, du 6 décembre 1792, l’an premier de la République françoise.: Organisation de la legion franche des Américains. « Signé Lebrun. Contresigné Garat. » : XVIIIe siècle : 1792, Publié par l’Imprimerie nationale exécutive du Louvre, France, Imprimerie nationale du Louvre, 1792.
- ↑ "C'était le moment des enrôlements volontaires, et la France présentait au monde un spectacle qui pouvait passer pour un exemple. (…) La France sentit la main de la Mort qui s'étendait sur elle, et, par une puissante et terrible contraction, déjà les pieds dans son linceul, elle s'élança hors de son tombeau. (…) Jamais nation n'avait été si près de sa perte que l'était la France de 1792, (…) Saint-Georges avait été nommé colonel de la légion franche de cavalerie des Américains du Midi." Alexandre Dumas, fils..
- ↑ « Saint-George était un officier-général, mulâtre : il rendit de grands services à la République dans cette circonstance ». Cf. : Léonard-Charles-André-Gustave Gallois, notes explicatives et édition scientifique et Alexandre Ray,tables et édition scientifique, Réimpression de l’ancien Moniteur : seule histoire authentique et inaltérée de la révolution française depuis la réunion des Etats-généraux jusqu’au consulat (mai 1789-novembre 1799). Tome ? du Lundi 1er avril 1793 au 30 juin 1793 (An 2 de la République Française) : XVIIIe siècle : 1793, Publié par H. Plon, Paris, 1860.
- ↑ Jean-Baptiste Bouchotte, nommé ministre de la Guerre par la Convention nationale en remplacement de Pierre Riel de Beurnonville du 4 avril 1793 au 20 avril 1794
- ↑ "J'appris depuis que Saint-Georges et Lamothe étaient partis pour Saint-Domingue qui était en pleine révolution; on répandit même le bruit qu'ils avaient été pendus dans une émeute". Louise Fusil, Souvenirs d'une actrice. Tome 1 : XVIIIe siècle : 1771-1848, Dumont, Paris, 1841-1846.Notice Bnf n° FRBNF30471451, p.145.
Voir également : Souvenirs d’une actricevol. 1by Louise Fusil French52,440 words (180 pages)Category: Biography. Full text. vraisemblablement à Stuttgart en 1771 - ↑ Pierre Bardin, ouvrage cité[réf. nécessaire]
The Harvard biographical dictionary of music dit : "After living with the horn player Lamothe for several years, he returne to Paris (about 1797), where he directed the Cercle de l'Harmonie. Don Michael Randel, The Harvard biographical dictionary of music : e siècle :, Harvard University Press, Cambridge (Mass.) ; London : Belknap press of Harvard university press, cop. 1996, Harvard, United States of America, 1986.Notice Bnf n° FRBNF37539361 - ↑ D’après Alexandre Ray & Léonard-Charles-André-Gustave Gallois, publié dans la Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel, . Cf. : Léonard-Charles-André-Gustave Gallois, notes explicatives et édition scientifique et Alexandre Ray,tables et édition scientifique, Réimpression de l’ancien Moniteur : seule histoire authentique et inaltérée de la révolution française depuis la réunion des Etats-généraux jusqu’au consulat (mai 1789-novembre 1799). Tome seizième du Lundi 1er avril 1793 au 30 juin 1793 (An 2 de la République Française) : XVIIIe siècle : 1793, Au Bureau Central, Quai Malaquais, 13, Paris, 1840. Notice Bnf n° FRBNF37567008.
SERRE, au nom du comité de la guerre : Citoyens, vers les premiers jours de septembre dernier (1792), il fut créé une légion dite légion des Américains ; la première compagnie de ce corps fut réellement composée d’hommes de couleur. Cette compagnie intéressante pour tous les vrais amis de l’humanité et de l’égalité, a fait la guerre dans la Belgique avec un courage et une discipline au-dessus de tout éloge ; elle a reçu l’ordre de s’embarquer pour les colonies ; elle, vous en demande la révocation, et se fonde sur ce que la plupart de ces citoyens ont encore leurs maîtres ou leurs agents dans les colonies. Ils craignent que leur dévouement au maintien de la liberté, à la défense de leur patrie adoptive, n’ait servi qu’à les replonger dans les fers. « Car, disent-ils, nous n’avons à opposer aux réclamations de nos ci-devant maîtres que la déclaration des droits de l’homme, et malheureusement dans les colonies la déclaration des droits de l’homme n’est point faite pour nous. Votre comité de la guerre vous propose le décret suivant : Sur le rapport de son comité de la guerre, la Convention nationale décrète : « Que le ministre de la guerre emploiera ailleurs que dans les colonies la première compagnie des chasseurs de la légion dite des Américains du Midi. En conséquence, l’ordre que le ministre a donné pour le transport de cette compagnie dans l’île de Saint-Domingue, demeure révoqué» - ↑ Une trouvaille de Monsieur Pierre Bardin sur la mort du Chevalier de Saint-Georges sur Guadeloupe Attitude, blog personnel de Jean-Claude Halley, président de l’Association des Amis de Joseph Bologne, Chevalier de Saint-Georges. Voir l’œuvre de cette association : Sous le regard du Chevalier de Saint-Georges. Consultés le 5 mai 2009.
- ↑ Au lieu de : 10 juin 1700. Voir l’article de Pierre Bardin : « 22 Prairial de l’an 7 (10 juin 1799) »
- ↑ Pierre Bardin
- ↑ Le paradoxe des Lumières, 06 février 2008. Dans cette vidéo, on voit et on entend Monsieur Géraud de Galard avec le sous-titre de Saint-George ». Consulté le 6 mai 2009.
- ↑ Saint-George est présent notamment dans : La Maison du chat-qui-pelote. Honoré de Balzac, La Maison du chat-qui-pelote, Scènes de la vie privée, p. 54 :XIXe siècle, L. Hauman et compagnie, Bruxelles, 1830. Notice Bnf n° FRBNF31757484.- s:Le Cabinet des Antiques où il est désigné sous le diminutif Saint-Georges. « Adroit, leste à tous les exercices du corps ; il tirait admirablement le pistolet, faisait des armes comme un Saint-George, montait à cheval comme un paladin. Il flattait enfin toutes les vanités qu’apportent les parents à l’extérieur de leurs enfants, fondées d’ailleurs sur une idée juste, sur l’influence excessive de la beauté ». Honoré de Balzac, Le cabinet des antiques : scène de la vie de province suivie de Gambara, p. 81 :XIXe siècle, Hippolyte Souverain, Paris, 1839. Notice Bnf n° FRBNF31756628. Voir également La Pléiade, 1971, t.I, p.67 & 1976, t. IV, p. 986.
- ↑ Angelo’s Pic-nic : Life of the chevalier de St. George
Reminiscences of Henry Angelo : Résultats de la recherche pour « Saint-George »
Page 100 : I first secured the portrait of Monsieur Saint George (the famous fencer), which hung over the chimney-piece, and removed it to St. Alban’s-street, ...
Page 263 : Though he was only in the ranks, his presence in every fencing-room was acceptable, and when Saint George was his antagonist, the match never failed to ... - ↑ Le Chevalier de St George, un Africain à la cour, œuvre inspirée de la vie de Joseph de Bologne (25 décembre 1745 - 10 juin 1799), violoniste et compositeur
- ↑ 10 mai 2007 à l’Assemblée nationale. Consulté le 6 mai 2009.
Marie-Françoise Masson.- L’Europe retrouve la mémoire de son passé esclavagiste.- La Croix, 4 mai 2009. Consulté le 12 mai 2009. - ↑ « La cérémonie de remise du Prix des droits de l’Homme-René Cassin s’est déroulée le mercredi 19 décembre 2007 au ministère de l’Éducation nationale. Les prix ont été décernés aux lauréats par le Ministre de l’Éducation nationale, M. Xavier Darcos, en présence du préfet, M. Joël Thoraval, Président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme. M. Thoraval, a salué dans son discours la qualité des travaux primés et l’étroite collaboration entre la CNCDH et le ministère de l’Éducation nationale dans le domaine de l’éducation et de la formation aux droits de l’homme.
Catégorie prix spécial. Prix : Académie de Clermont-Ferrand - Collège Victor Hugo de Saint-Yorre (03)
Projet : Représentation théâtrale sur la vie du chevalier de Saint-George qui a permis de traiter le sujet de l’esclavage. »
Extraits du spectacle 1, 2, 3 - ↑ Les vassaux étaient jadis tenus d’apporter leurs redevances à chaque seigneur, chacun d’eux se tenant derrière une table de marbre.
- ↑ "Saint-georges. An 1791. Est obligé, par les émigrés, de quitter la ville de Tournai, 173. Girardin (Libraire), Révolution française, ou Analyse complette et impartiale du Moniteur : suivie d'une table alphabétique des personnes et des choses, Tome second, L — Z : XVIIIe siècle : 1787-1799, Publié par Girardin, Paris, 1802. Notice Bnf n° FRBNF30510525
- ↑ Spezifiy. Consulté le 8 juillet 2009.
- ↑ Chevalier de Saint-Georges (1745-1799). Consulté le 12 mai 2009.

